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 Ioanes -1.0- Retour au sec

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Yla
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MessageSujet: Ioanes -1.0- Retour au sec   Jeu 25 Sep - 14:20

Ioanes était trempé et frigorifié. Ses pieds étaient engourdis comme une corde qu'on aurait laissé tout l'hivers dehors. Il était un fameux voyageur, certes, mais la Vaera était une des pire région qu'il connaissait, quand on parlait du froid en tout cas.

Mais il y était arrivé, enfin. Il avait commencé à comprendre qu'il approchait d'Hiloroth après avoir croisé quelques groupes de gens affamés et habillés comme des traits de misère et qui allaient plein Est, comme lui. Au fil des jours, ces groupes étaient devenus de véritables processions, se regroupant toutes pour former un énorme cohue de gens qui allaient vers les Monts Gô. Il y avait de tout ; des Humains, des non-Humains, des vieux, des enfants, des artisans, des paysans, des mercenaires. Quelques têtes fortes dirigeaient la troupe et personne n'osait vraiment les remettre en cause, pas après avoir vu les armes qui pendaient à leurs ceintures en tout cas.

Maintenant, ils étaient tous arrivés. Malgré la menace mortelle d'un Dragon qu'ils avaient cru apercevoir dans le ciel, très loin vers le sud, ils étaient arrivés indemnes au nouveau bastion des Hommes. Bien sûr, il fallait exclure les plus fragile de ce constat, la toundra était impitoyable, et il n'y avait pas le temps d'attendre les retardataires.

L'entrée de la ville était proprement colossale. C'était une fente — faisant bien quatre mètres de large et vingt fois plus en hauteur — encadrée de deux énormes bloc de pierre sculptée de runes, à moins que c'eut-été du métal, c'était difficile à dire. Personne ne contrôlait l'accès à la ville, ainsi la foule s'engouffrait dans Hiloroth sans trêve.

L'air devint soudainement beaucoup plus sec et plus chaud dès qu'il passa la porte formidable. Après la froideur de la Vaera, l'endroit était comme une véritable fournaise, et le front de Ioanes fut vite perlé de sueur. Pourtant il allait bien falloir bouger et trouver de quoi faire dans cette ville neuve.
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Ioanes
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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Jeu 25 Sep - 15:47

*Temps de m*****

D'un revers de main, l'homme épongea son front trempé. Peine perdu, ses manches saturés de flotte ne faisaient que rajouter de l'eau, mais le réflexe restait.

Encore une fois, Ioanes maudit intérieurement ces foutus draconides, ce foutu Kriel qui n'avait pas hésiter une seconde à le lâcher. Bon sang, l'écailleux en question était l'archétype de sa race : proche de ses sous plus que de raisons. S'il fallait vraiment aller au bout du personnage, il avait aussi du mal à voir sur le long terme, Ioanes lui avait fait gagné des milles et des cents, cela ne lui aurait rien couté d'investir un peu plus sur son cambrioleur préféré. Bordel ! un seul échec en trois ans de carrière, Kriel n'aurait pas pus faire ses comptes avant de décréter qu'il ne lui était plus utile ?

"Connard, murmura l'homme pour lui même."

Une goute s'écrasa sur son front, une profonde lassitude l'envahi.

Tout ça c'était bon pour la théorie, mais la vérité finalement c'était là : il avait du fuir, encore, sans un druck (enfin presque, l'amateur que Kriel avait engagé partait au boulot avec sa bourse), à travers ce foutu territoire, à rejoindre les rangs de tous ces réfugier, à se trainer dans la bout et à se geler la couenne. Son petit logement de Kanarath lui manquait, c'est qu'il s'était habitué à un certain train de vie le bougre.
D'un naturel méfiant, tout ces malheureux ne l'aidait pas, ils crevaient pour la plus part de faim, et le simple fait de posséder une poignée de druck était suffisant pour se faire trempé la gorge en pleine nuit quant on a plus rien à perdre. Aussi, la seul fortune de Ioanes était planqué dans la doublure de son surcot. Sa dague quant à elle ne quittait pas sa manche. Oui, l'homme se faisait discret. Il ne voyait pas le écailleux envoyé des hommes à sa recherche (pas rentable), mais les gros bras qui dirigeaient les autres crève la dalle avaient la stupide tendance à voir le mal partout, et une personne armé était pour eux un motif suffisant pour le laisser a quelque lieux de la route avec un jolie sourire sur la gorge, en plus, ça nourrissaient les charognards, que la faim pouvaient attirer trop proche de la route.

Le voyage touchait à sa fin, pas trop tôt. La longue file d'hommes et de femmes se précipitaient dans la fente, les quelque pertes que demandait la sélection naturelle n’endiguerait pas le flot comme ça. Ioanes lui, s'autorisa un pause, toisant cette brèche. Un rire nerveux et ironique fit frisonner ses épaules lassent. Il n'y avait pas le panache des grandiose porte de Bershmerk, exceptés les deux bloques de rune qui marquait l'entré, la fente vu de loin aurait tout aussi bien pus être naturel...

Vivre dans une fente, voilà ce qu'il y avait de si drôle, dans le maison d'homme, c'était les cafards qui vivaient dans ce genre d'endroit...mais toute proportion gardé, c'était surement comme ça que les dragons voyaient les hommes. Les cafards avaient cru pouvoir prendre le monde, vivre à sa surface, mais ce n'était finalement que des cafards, ils devaient vivre dans les murs du monde, cachés. C'était peut être ça finalement, le but des dragons, juste rappelé à l'Homme ou était sa place.

Ioanes reprit sa marche, et entra à Hiloroth.
Il accueilli l'air de la cité avec bonheurs, et rapidement, la couche supérieur de ses vêtements fut sec. Qu'importe que la sueur remplaçait la pluie, cela ne faisait que lui rappeler le Désert. Bon, la couche inférieur des vêtements, toujours humide, lui collait désagréablement à la peau, mais c'était déjà ça.

La foule sembla se disperser, certaines personnes semblant savoir exactement où allé, d'autres s'arrêtant et regardant autour d'elle avec un air hébété. Quoi ? il pensait qu'une fois arrivé le roi allait les accueillir sur son chevale blanc ? les nourris et leur donner un logis ? Hiloroth n'était pas un fin en sois, c'était maintenant que la survis commençait vraiment. Ioanes se désintéressa d'eux et avança. Un bâtiment de grande taille un milieu d'une place, surement administratif, qu'importe. L'homme arriva finalement à une intersection ou un rue quittait la sienne vers le nord, il se permit alors un moment de réflexion. Que faire ?
Reconnaitre le terrain ? Il ignorait si la ville avait la même configuration que Bershmerk, mais l'affirmative l'aiderai beaucoup. Bas, il aurait toujours le temps de découvrir son nouvelle environnement plus tard, le mieux lui semblait de trouver une auberge ou se reposer et se séché. Le seul hic étant qu'il ignorait encore de la vie ici, combien de temps tiendrait-il avec ses drucks d'argent ? Qu'importe, il aviserait. L'avantage des auberge étant que la salle commune à son lot d'homme en affaire, le genre d'affaire ou Ioanes pouvait se rendre utile. Ça ne serait surement pas aussi facile, mais l'espoir est permit.

Bon, par ou cherché ? Il avait entendu parlé de loin en loin du fonctionnement de la fourmilière, et du droit de passage pour les quartiers plus...civilisé. Continuer tout droit le mènerai logiquement plus profond dans la cité vers ces endroits justement inaccessible, mieux valait s'enfoncer dans la fourmilière. Il prit au nord.

L'odeur et l'aspect du lieu lui rappelèrent fugacement le quartier des ombres de Flaryn, pour sur que la même racaille y trainait, ce qui ne dérangeait pas notre homme, n'en faisait-il pas parti de cette racaille ? Et puis, mieux valait se fondre dans le décor.
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Yla
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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Ven 26 Sep - 16:36

Ioanes s'engouffra dans une rue qui sinuait entre des habitations branlantes. Ici, les "maisons" — si on pouvait les appeller ainsi — n'étaenit que des bric et du broc sédimenté dans un argile de pacotille. Parfois, les bâtisses ne consistaient en rien de plus que quelques rondins dressés entre des stalagmites et des colonnes de calcaire.

Dehors, la nuit avait franchement commencé à tomber mais dans Hiloroth, il ne faisait pas beaucoup plus clair ; quelques torches minables jetaient un éclairage jaunâtre sur une foule bondée. On ne pouvait pas faire plus de cinq pas sans devoir éviter quelqu'un.

Ioanes passa près d'un grand bâtiment de forme plus ou moins ronde devant lequel était posté un certain nombre d'hommes. Tous portaient un surcot bleu avec une tête de furet cousue au centre. Dans leurs mains s'agitaient nerveusement des gourdins parfois gaînés de bronze. Le cambrioleur constata que la plupart d'entre eux lui jetaient un regard suspicieux en jouant de plus belle avec leurs battes. La plupart des passants évitaient de circuler dans cette zone...

Vers l'Est l'artère centrale qu'on appelait les "Pas du Roi" se prolongeait loin, le moindre mètre carré rempli de passants. Des tavernes ce n'est pas ce qui manquait, Ioanes voyait quelques enseignes : La Chope baveuse, L’éthylique, Les Barils à poux... Toutes se ressemblaient plus ou moins, des bicoques croulantes mais pourtant bondées. Ioanes avait aussi entendu parlé de La Reine, soit-disant la plus célèbre des tavernes des Pas du Roi...

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Ioanes
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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Ven 26 Sep - 21:42

Ioanes revisita son jugement : ce quartier était peut être encore pire que les Ombres qui avaient moins la décence d'avoir des bâtiments solides. Crade oui, mais donc les murs ne semblaient pas sur le point de s'effondrer au premier coup de vent. C'était, à l'avis de notre homme, justement parce qu'il n'y avait pas de vent dans les grottes, que ces taudis tenaient encore debout.

Si au dehors, la déesse pâle prenait sa place dans les cieux, Hiloroth restait éclairé par des torches régulièrement accroché sur les piliers de la fourmilière. Quant à la foule, elle ne semblait pas vouloir se coucher. Ioanes avait rarement vu autant de monde dans une ville à une heure comme celle là. Si la tombé de la nuit ne voyait pas non plus les rues se vidé, le flux des quidams se réduisait tout de même. Peut être l'effet de vivre dans une grotte ? Peut être, les Bershmekiens étaient eux aussi des tardifs. Mais il fallait se rendre à l’évidence : il y avait bien trop d'habitants pour cette ville. Ioanes s'inquiéta alors, allait-il, à terme, se trouver un logement ?

Le grand bâtiment rond étaient flanqué d'hommes, dont la tête de furêt étonna Ioanes.

*Curieux emblème. A leur matraque, il doit s'agir du guet local.*

Malgré son passé peu enclin à tisser des amitiés avec le guet, Ioanes n'avait pas vraiment de crainte ou d'irritation contre eux, après tout, c'était presque des collègues, lui devait voler, eux devaient l'en empêché. L'homme sourit à leur attention, et se retint de ne pas leur faire un petit geste de salut. Les gars semblaient nerveux et il préférait éviter les ennuis à cause d'une plaisanterie.

Des tavernes, Ioanes n'avait que l'embarra du choix, comment choisir ? Elle semblait toute se valoir, les nom plus ou moins fin. Il se rappela certains contactes de Kanarath, parmi les plus convenables, évoquant le nom de "La Reine". Tiens, la quelle de reine d'ailleurs ? Le jeune roi était toujours célibataire de ce qu'il en savait...Bas surement sa mère, il la savait fort aimé de son vivant, et toujours, si ce n'est d’avantage dans la mort.

Il hésita. Une enseigne connu, un nom légèrement pompeux, le prix serait surement plus élevé que dans une auberge avec un nom minable...Et il y aurait du monde. Ioanes sentait son ancienne agoraphobie revenir, après tant de temps passé dans la masse des réfugiés. Tant pis, qui dit monde, dit bonne rencontre et bonne affaire, et si le prix était hors de ses moyens, il pourrait toujours chercher ailleurs.
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Yla
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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Sam 27 Sep - 11:19

La Reine était un grand bâtiment avec un étage. Constitué d'énormes rondins qui tenaient tant bien que mal des murs en blocs de pierre, il avait pignon sur les Pas du Roi, et sa terrasse — un pare-terre de planches miteuses et des anciens boucliers transformés en tables de fortune — était noire de monde. Ça sentait la sueur, l'herbe à pipe et la bière, et des rires, des chansons et même de la musique filtrait à travers la porte entre-ouverte.

Au dessus de cette dernière se balançait une enseigne représentant un visage peint : Une femme couronnée, visage pâle, cheveux blonds et atours bleu-gris.

Alors que Ioanes s'avisait à peine des lieux, une main se posa sur son épaule.

— "Hé ! Ca alors, Ioanes ! Dit une voix aux sonorités métaliques. En se retournant, Ioanes faisait face à un Draconide un peu plus grand que lui. Les écailles d'un marron terne et très sombre, il avait un profil fuselée et des yeux d'un orange flamboyant. A sa ceinture, une dague se balançait ostensiblement.

Ioanes connaissait ce personnage. Il se nommait Turak, c'était un voleur comme lui — ou bien un assassin, il avait toujours été évasif sur son véritable travail — qui travaillait à Kanarath mais pour un autre employeur que Kriel. Malgré ça, les deux individus avaient déjà eu l'occasion de travailler de concert sur quelques sombres missions, Turak était un individu roublard mais fiable quand il le fallait vraiment, et au final ils s'entendaient plutôt bien.

Qu'est ce que tu fous ici l'ami ? Kriel aurait-il trouvé moins cher ou plus efficace ailleurs ? Tu est là depuis longtemps ?"

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Ioanes
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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Sam 27 Sep - 15:02

Il n'eut pas longtemps à cherché. Ioanes repéra rapidement une bannière branlante dont la représentation était claire que l'on sache lire où non. Et de mémoire d'homme assez vieux, il n'y avait pas des dizaines de reine blonde. Ça allait, le bâtiment semblait suffisamment miteux pour sa bourse. Quant à l'odeur...bas, à l'humble avis de Ioanes, une taverne sans son fumet caractéristiques manquait toujours de charme. Comme prévus, c'était bondé. Tant dehors comme il pouvait le voir, que dedans à l'écoute du bordel que ça faisait, chant et musique, cris et bruit de choppe, l'on eut crus que le bâtiment vivait.

Puis, un mouvement, un bras que se tend, et avant que l'homme puisse faire le moindre geste, une main qui se pose. Un quart de seconde...bon il étant encore vivant, une voix ? Encore mieux, un tueur de parle jamais.

— "Hé ! Ca alors, Ioanes !

*Hé ?*

L'appelé se retourna alors, sachant déjà qu'il allait tombé sur un écailleux, mais lequel ?

"Turak"

Ce n'était pas une question, c'était un fait, ce profil racé, ces yeux, Ioanes n'en connaissait pas des dizaines comme ça, cette vieille fripouille de Turak soulageait les gens de leur bien à Kanarath depuis bien plus longtemps que lui, les soulageant parfois de leur vie, mais bon, chacun son commerce. L'homme se permis un petit sourire. Non que revoir une agréable connaissance le mettait particulièrement en joie, mais il fallait bien donner le change.

Qu'est ce que tu fous ici l'ami ? Kriel aurait-il trouvé moins cher ou plus efficace ailleurs ? Tu est là depuis longtemps ?"

Tiens ? il n'était pas au courant ? Logique après tout. Mais que lui dire ? Ioanes éprouvait une certaine honte à avoué s'être fait prendre, il ne voulait pas faire aveux de faiblesse. Bas, il n'avait qu'a déguiser un peu les choses. Il lui tendit sa main pour une poignée.

"Haha, il a décidé que j'en savais trop sur ses petits affaires et que je n'étais pas assez digne de confiance...alors tu comprend, préférer allez rejoindre une ville avec moins d'écaille."

Ce qui était vrais, l'assassin égorgé qu'on avait dû retrouvé dans sa cellule en était la preuve.

"Et toi ? On ne c'est pas revu depuis..."

La fin de la phrase resta en suspens, les deux sachant de ce qu'il s'agissait, et mieux valait ne pas parler de ces choses en publique.

"Je viens d'arrivé, j'ai dû faire la route à patte et crois moi ça prend du temps. En plus avec tes foutus frangins de dix tonnes qui vole au loin, on pas trop le moment de se reposer."

Du pouce, Ioanes indiqua la taverne de la Reine :

"J'allais prendre un peu de repos ici, j't'offre une kimouss ? j'sais que sais pas un draconide qui le fera pour moi, et comme ça tu me diras ce que tu fais ici à ton tour, ça m'intéressera surement."

L'humour de Ioanes avait toujours ce coté tranchant, l'évocation de la radinerie légendaire des draconides ayant été fait avec un sourire ironiquement mauvais. Turak avait fini par s'y faire.
Bon, ça allait lui couter un bière, mais c'était un trop gros coup de chance que de trouver une connaissance après dix minutes pour que Ioanes laisse passé ça. Coup de chance, c'était justement un peu trop beau, et il caressa l'idée que Turak l'avait cherché dès qu'un certain message lui était arrivé, il avait beau lui faire confiance (jusqu'à lui confié sa vie une fois, et inversement) il savait que le drak ne cacherait pas sur un petit contrat, et c'était fort normal. Bas, pas impossible, mais auquel cas il ne ferait rien tout de suite, ce qui laissait à Ioanes le temps d'en apprendre le plus possible sur la ville et ses réseaux, légaux ou non. Et puis, dans tous les cas Turak était loin d'être une compagnie désagréable
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Yla
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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Dim 28 Sep - 19:14

Turak tordit légèrement du nez aux blagues incisives de Ioanes, mais sa longue bouche se tordit en une sorte de sourire caractéristique qui découvrit une rangée de petites dents.

— "Je vois que tu n'as rien perdu de ton verbe l'ami. Hiloroth, c'est pas Kanarath c'est sûr. Pas d'air salin, pas le bruit des vagues... Enfin comme si ça me faisait quelque chose ! Turak rigola et passa un bras autour de l'épaule de l'Humain, en l’entraînant vers l’intérieur de la taverne. Ce qu'est pénible surtout, c'est qu'ici, le moindre boulot est bien caché, les contrats, faut les trouver. Je serai bien resté à Kanarath mais... bon, on va dire que ça craignait pour moi là bas, alors voila...

Il faisait une chaleur atroce dans la taverne. Chaque mètre carré était rempli par au moins quatre personnes. Des voiles pendaient aux fenêtre et les tables exhibaient des vases remplis de fleurs. Les chaises étaient rembourrées et l'air embaumait un parfum à la cire. En fait l’intérieur était bien plus cosy que ce que n'en laissait présager l’extérieur. Ioanes remarqua une ou deux serveuse très jolies et aux robes qui dévoilaient leurs jambes jusqu'au dessus des genoux. En fait tout le monde les regardaient... Mais Turak le détourna des demoiselles.

— "Plus confiance le vieux grigou... ça veut dire que tu es... à la recherche d'un petit contrat ? Le Draconide lui coula un regard en coin J'en ai un pour toi, l'ami. Enfin, j'ai des employeurs, très puissants, très riches aussi, ils ne font pas dans le propre mais ils cherchent toujours des gens pour mener à bien leurs petites magouilles... Ça t'intéresse ? Ils sont au fond de la salle là bas, si tu viens avec moi c'est eux qui te payerons un verre... Et on causera.

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Ioanes
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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Dim 28 Sep - 23:55

— "Je vois que tu n'as rien perdu de ton verbe l'ami. Hiloroth, c'est pas Kanarath c'est sûr. Pas d'air salin, pas le bruit des vagues... Enfin comme si ça me faisait quelque chose !

Avec sa familiarité habituel, à laquelle Ioanes c'était aussi habitué, Turak le prit par l'épaule, le dirigeant vers la taverne et mettant notre homme au courant de la logique de la ville. Hum tout est cachés, contrat dur à trouver, le genre d'affaire auquel ils se livraient tout les deux n'étaient jamais crié dans les rues. Mais pour que le draconide le mentionne ainsi, c'était que les choses à Hiloroth était particulièrement difficile à décanter. Quant à la raison de sa présence, il préféra rester vague. Il avait des ennuis, il devait faire profil bas. Leur situation concordaient...surement le métier qui voulait ça.

On eut dit que Yla en personne était descendu pour une chopine dans la taverne tellement la chaleur était suffocantes. Comme Ioanes s'y était attendu, c'était comble, au point qu'il eut envie de tourner les talons. Il se contint. Nul doute que le Ioanes plus jeune de 20 ans n'aurait pas hésiter un instant, même les serveuses n'y aurait rien fait. Aujourd'hui...

Turak continuait à parler :

— "Plus confiance le vieux grigou... ça veut dire que tu es... à la recherche d'un petit contrat ?

C'était beau. Quelque minutes dans cette ville et déjà un contrat ? Ioanes refoula sa paranoïe, sans la faire taire totalement. Qu'importe si l'affaire était propre ou sale, l'homme c'était toujours considérer au delà de cette axe bien mal, il ne craignait pas vraiment la loi des hommes (il s'en était toujours sorti à ce jour), et les dieux étaient beaucoup trop lointain pour ça.

"Un peu qu'ça m'intéresse Turak, répondit Ioanes en jetant un dernier regard à la plus proche serveuse.

Il reporta son attention sur le draconide :

"J'arrive dans une ville trempé, sans un druck et voilà ou j'en suis après un quart d'heure ?"

Turak allait-il comprendre le sous entendu ? L'homme sourit :

"J'te suis."

Étrange magouille où non, piège retors et auquel cas bien roder, Ioanes n'en savait rien, il devait en apprendre plus. Si l'affaire était..."net", banco, dans le cas contraire il serait toujours temps de s'esquiver.
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Yla
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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Lun 29 Sep - 22:52

Turak marmonna entre ses dents "parfait, parfait", mais dans le brouhaha, ça n'arriva qu'à peine aux oreilles de Ioanes. Dans la salle, un musicien jouait du luth et chantait, des gens jouaient aux dés, mais la plupart regardaient les serveuses avec la bouche grande ouvertes.

Turak mena Ioanes jusqu'à une table dans le fond de la salle. Il y avait trois hommes autour. Le premier était grand et gras, il avait le crane rasé, le nez cassé et les lèvres gonflées comme si elles avaient été ouvertes trente-six fois. Il portait a sa taille une épée bien plus nocive que les jouets qu'avaient les grandes gueules qui commandaient le convoi de réfugiés vers Hiloroth.
Tout à droite était un Humain, très grand lui aussi, il portait une longue robe sombre et ornées d'entrelacs. Une capuche de la même couleur retombait sur un visage cuivré et rasé de près. Au centre, enfin, il y avait un autre Draconide. La tête beaucoup plus large que Turak et elle était entourée d'une collerette de cuir d'un jaune terne, comme ses écailles. Il portait une tunique simple mais de très bonne facture.

Alors qu'il s'attablaient, c'est lui qui parla en premier.

— "Ah Turak, c'est donc lui ton fameux Homme à tout faire ? Je reconnais qu'il a une tête sympathique... Mais l'habit ne fait pas le moine ! Salut camarade ! Turak nous à parlé de toi dès qu'il t'as vu à l'autre bout de la rue, on dirait que tu t'y connais en petites... Affaires discrètes. On a justement besoin d'un gars qui se plait dans se genre de choses ! Mais pas question de prendre n'importe qui... qu'est ce que tu peux nous dire de toi ? Quels petits talents tu caches dans tes poches ? Dis nous tout !

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Ioanes
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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Mar 30 Sep - 2:26

Ioanes tourna la tête. Turak venait-il de dire quelque chose ? Oui ? Non ? Avec tout ce brouhaha impossible à dire. Mais cela ne fit qu'empirer cette crainte paranoïaque qu'il tentait de calmer de son mieux.

Il suivi son camarade au fond de la salle. Une table, trois homme y sont déjà ainsi. Les détaillant chacun, Ioanes tenta de leur donner un rôle dans cette affaire. Le gros, surement une simple homme de main, le gros bras qui ne donne pas envie de chercher des crosses au patrons, un classique, ce genre de type était toujours baraqué et avait rarement plus d'un seul neurone actif, ce n'était pas leur job. Le second...Ioanes hésita, une robe à motifs, un mage peut être ? Humain ou Juste ? Il n'en était pas sur à cause de cette fichu capuche. Peut être la tête du groupe.

Turak et Ioanes s'assirent et le troisième homme ouvrit la conversation. L'écoutant avec attention après  lui avoir rendu sa salutation, notre homme s'avisa de la personne comme des deux premiers. Qu'il parlait d'abord signifiait sois qu'il était le chef, sois le second de l'encapuchonné. Encore un draconide. Ioanes espéra que ce ne soit pas le chef. Des draconides il en avait trop connu ces dernières année, il ne se sentait pas de rentrer tout de suite dans une collaboration avec l'un d'entre eux. Turak peut être, mais pas un inconnus. C'était mal parti à sa tunique riche...

Ce qu'il racontait ne manquait pas d'intéret. De l'autre bout de la rue ? L'homme tenta de se rappelé de la salle dans son dos, était-ce possible ? N'y avait-il pas des tentures qui cachait la vu ? Ça tombait vraiment trop bien. Il fallait qu'il regarde ça plus tard l'air de rien.

Des Affaires discrètes ? Pas vraiment que ça lui plaisait, c'était juste un moyen pratique de remplir ses finances, et Ioanes n'avait aucune autres compétence qui lui permis un métier honnête. Le problème quand on se réveille un beau jour sans savoir qui on est, c'est qu'on ne sait pas faire grand chose de ses dix doigts, et que pour survivre, il faut allez au plus rapide. Ioanes c'était rapidement découvert une aptitude pour la discrétion et la dague entre les omoplates, il n'avait pas hésité longtemps.

Son potentiel employeur voulait en savoir plus sur lui. C'était son droit, la parole de Turak était un début pour se faire accepté dans le milieu d'Hiloroth, mais pour le reste il fallait qu'il se débrouille.
Ioanes lança un regard à l'encapuchonné, celui-ci l'irritait sans raison apparente. Sa capuche ? Peut être, il aimait bien voir les blanc des yeux d'une personne avec qui il discutait. Il passa ensuite au gros pour revenir sur le draconide, afin de faire passé ça pour une simple revu de ses interlocuteurs, puis il prit la parole :

"Vous voulez savoir qui je suis ? C'est votre droit. Si Turak ne vous l'a pas dis je me nomme Ioanes."

Politesse élémentaire, se présenter, le nom était un sésame précieux, on repérait bien plus vite un homme dont le nom nous est connu si celui-ci nous faisais faux bon, ça les mettraient en confiance, et puis un borgne, c'était toujours facile à repérer donc inutile de jouer les discrets dans ce genre d'info, d'autant que comme il l'avait dit Turak le connaissais déjà.

"J'ai fais pas mal d'emplois durant ces vingts dernière année, à Bershmerk avant l'Exode, je faisais m'occupais du transfert de marchandise "diverse", j'ai ensuite rejoins Port-Yahla où les affaires du port demandais aussi des personnes discrètes. On m'a ensuite embauché à Lokara, moins d'affaire discrète, mais un peu quand même, les Sages de là-bas on tous quelque petits secrets de fabrication pour certaines choses, mon employeurs ne faisait pas exception. Mais bon, le désert à fini par me rendre malade alors j'ai décidé de changer drastiquement en partant pour Kanarath, comme à dû vous le faire comprendre Turak, j'y ai pas trop mal roulé ma bosse, j'ai le pied et la main sur pour "m'inviter cher mes amis". Oh certaines personnes ont bien dû me voir un jour, mais elles n'ont malheureusement jamais pu en parler, c'est malheureux non ? Mais que voulez vous, il y a des mutismes dont-on ne guérie pas."

Ioanes fixa le draconide. En avait-il trop dit ? Il lui fallait éviter de donner trop de nom, afin de lui donner de quoi chercher trop loin, au pire, il baratinait et leur donnait des noms de mort, il en connaissais un paquet dans le milieu, ce n'était pas difficile. Il fallait conclure, le draconide avait besoin de savoir pourquoi c'était nécessaire de l'engager :

"J'ai les compétences, j'ai l'expérience, et le fait que je suis encore libre et en vie aujourd'hui devrait me suffire à vous prouvez que je suis efficace, silencieux et que je ne laisse pas de trace."

Il fini sa phrase par un petit sourire en coin.
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Yla
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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Mar 30 Sep - 19:47

L'homme encapuchonné eu un puissant rire de gorge.

— "La magie n'est ni bonne ni mauvaise, ni sombre ni lumineuse. C'est celui qui s'en sert qui lui donne sa couleur. L'Ordre aussi sait très bien cela, mais leurs préceptes leurs interdisent d'user d'une magie trop puissante. Les risques seront limités.  Mais ne vous méprenez pas, l'Ordre recèle tout de même des magiciens capables de vous dissoudre en un battement de paupière. "

Turak dégluti péniblement même si il plongea vite le nez dans sa chope pour le cacher. L'homme encapuchonné fit mine de ne rien avoir vu. Il sortit très discrètement deux minuscules fioles en verre remplie d'un violet inédit.

Mais si tout se passe bien, vous passerez plus qu’inaperçus. Vous êtes des voleurs, vous connaissez peut-être l'essence de transplantation ? Elle permet de voler l'apparence de quelqu'un, pendant un temps du moins. Nous avons capturé deux Rias de l'Ordre. Vous prendrez leur apparence et vous aurez ainsi toutes les autorisations magiques pour que votre intrusion dans l'enchantement de l'Ecole de Quartz ne soit pas remarquée. Nous vous ferons entrer le plus proche possible de l'endroit où est pour le moment entreposé l'artefact. Mais il faut frapper ce soir car demain, l'objet sera transféré bien plus profondément dans l'école, et il sera bien plus difficile d'opérer... En matière de salaire..

L'homme désigna d'un geste vague le Draconide comme si cette question ne l'intéressait pas le moins du monde.

L'écaillé sortit un petite bourse en s'assurant que personne je jette de regards indiscrets par ici, et sortit deux drucks. Ils n'étaient pas d'argent mais d'or.

— Un chacun, en guise d’acompte. Déclara t-il de sa bouche tordue. Rien qu'avec cette pièce, vous seriez plus riches que tous les poivrots de cette taverne, mais si vous revenez comme prévu avec l'artefact, vous en aurez deux supplémentaires."

Turak jeta un nouveau regard à Ioanes, ses yeux brillaient d'un éclat avide.



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Ioanes
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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Mer 1 Oct - 20:34

Silence, les quatre hommes intégrait le récit de Ioanes, un bon point selon lui, il leur avait donné assez de matière pour cogité. Des tous, l'encapuchonner et Turak semblaient avoir été les plus attentif.  Le premier immobile, le second affalé. Il ne s'intéressa même oas au gros bras.

La serveuse arriva, Turak annonça la commande. Tout ceci avait interrompus l'autre Draconide qui s'apprêtait à répondre.

Un commentaire sur les justes, il oubliait les smillys, les aspects peut actif de ces derniers les rendaient sous estimés. Ensuite... La confirmation que l'homme cherchait, ce regard au l'encapuchonné et ce signe de tête de celui-ci. C'était donc bien le chef. Un qui voulait rester discrets, cela témoignait d'une certaine intelligence et d'une froideur. Ioanes se trompait peut être, mais l'encapuchonner était surement un calculateur, sans scrupule surement, retors et fourbe, les pires d'une certaine manière, les plus efficaces dans leur affaire en tout cas.

Le Draconide parla enfin de la mission. Ça ne plaisait pas Ioanes...L'Ordre, un artefact, il y avait trop de magie la dedans. Non que la magie ne lui fut un problème, sous tout les artifices et les grand air que se donne les mages, une dague dans les côtes les rendaient moins loquaces, ce n'était que des humains. Mais le siège de l'Ordre...Ses connaissances en la magie était limité, mais il en savait assez pour savoir que beaucoup de mages rimait avec beaucoup de piège différent. Il n'avait jamais vu un mage utiliser la même magie qu'un autre.

Un nouveau silence. Ioanes dévisagea le draconide, resta plus longtemps sur l'encapuchonner...peut être était-il mage après tout. Il se posa enfin sur Turak. La serveuse rapporta la commande. L'homme s'interdit de la regarder, ce n'était pas le moment.

"L'Ordre c'est ça ? Pas étonnant que votre ancien candidat est préférer prendre la tangente."

Prit la choppe d'une main, l'autre passé par dessus le dossier de sa chaise. Il but. Le liquide coula le long de sa gorge, amère, une pisse d'âne, voir de dragon. Mais c'était revigorant, et Ioanes avait besoin de ça après toute ces journées de marche.

"L'aura dont les mages aiment s'entourer, un regard à l'encapuchonner, peut facilement impressionner les plus influençables. La magie...je serai idiot de la sous-estimer, je l'ai vus à l’œuvre, et il ne s'agissait pas des minables spectacles dont nous gratifie l'Ordre lors des fêtes de village non. J'ai vu les plus sombre magies."

Un sourire glacial et sadique apparut sur les lèvres de Ioanes. De combien d'année datait ces souvenirs ? 15 ? 20 ans, il en perdait le compte, mais ils étaient encore là, bien vivace. La vision de la ville au rue remplis de cadavre vivant ne l'avait pas quitté, rejoignant parfois ses cauchemars. Et cette prison à l'apparence d'une plaine, et ce monstre à l'apparence d'un enfant, et cette horrible bouffon de nécromant...

"Celle qui en rendrait fou plus d'un, celle qui rend fous ceux qui en usent. Je l'ai vu de mes yeux, je l'ai combattu, et je suis encore là pour vous en parlez, et encore assez sain d'esprit pour savourer une bonne bière."

Il s'envoya une nouvelle gorgé pour appuyer ses dires.

"Je suis votre homme...si le gain est à la hauteur."
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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Jeu 2 Oct - 11:44

L'homme encapuchonné eu un puissant rire de gorge.

— "La magie n'est ni bonne ni mauvaise, ni sombre ni lumineuse. C'est celui qui s'en sert qui lui donne sa couleur. L'Ordre aussi sait très bien cela, mais leurs préceptes leurs interdisent d'user d'une magie trop puissante. Les risques seront limités.  Mais ne vous méprenez pas, l'Ordre recèle tout de même des magiciens capables de vous dissoudre en un battement de paupière. "

Turak dégluti péniblement même si il plongea vite le nez dans sa chope pour le cacher. L'homme encapuchonné fit mine de ne rien avoir vu. Il sortit très discrètement deux minuscules fioles en verre remplie d'un violet inédit.

Mais si tout se passe bien, vous passerez plus qu’inaperçus. Vous êtes des voleurs, vous connaissez peut-être l'essence de transplantation ? Elle permet de voler l'apparence de quelqu'un, pendant un temps du moins. Nous avons capturé deux Rias de l'Ordre. Vous prendrez leur apparence et vous aurez ainsi toutes les autorisations magiques pour que votre intrusion dans l'enchantement de l'Ecole de Quartz ne soit pas remarquée. Nous vous ferons entrer le plus proche possible de l'endroit où est pour le moment entreposé l'artefact. Mais il faut frapper ce soir car demain, l'objet sera transféré bien plus profondément dans l'école, et il sera bien plus difficile d'opérer... En matière de salaire..

L'homme désigna d'un geste vague le Draconide comme si cette question ne l'intéressait pas le moins du monde.

L'écaillé sortit un petite bourse en s'assurant que personne je jette de regards indiscrets par ici, et sortit deux drucks. Ils n'étaient pas d'argent mais d'or.

— Un chacun, en guise d’acompte. Déclara t-il de sa bouche tordue. Rien qu'avec cette pièce, vous seriez plus riches que tous les poivrots de cette taverne, mais si vous revenez comme prévu avec l'artefact, vous en aurez deux supplémentaires."

Turak jeta un nouveau regard à Ioanes, ses yeux brillaient d'un éclat avide.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Sam 4 Oct - 18:13

Au rire de l'encapuchonné, Ioanes sourie à son tour, mais pas pour les même raison. Il était presque sur à présent qu'il avait un mage en face de lui, et son grand discourt sur la magie ne fit que lui confirmer cet avis. Tant de sable au yeux des profanes, tant de belle parole. Des magiciens capables de les dissoudre un en clin d'oeil ? Il n'y avait pas besoin de plus pour tuer un homme à l'aide d'une dague bien placé.

Une bruit de gorge, l'homme avait réussi à impressionner Turak. Ioanes n'avait pas besoin de ça pour connaitre les risques. L'encapuchonné continua, précisant la mission. Transplantation ? Tiss avait peut être déjà évoquer la chose, mais il n'en connaissait pas plus. Ioanes écoutait avec attention, préparant déjà dans son esprit un mensonge à servir à qui leur poserait des questions sous leur apparences volé. Agir ce soir...un peu précipité. Bas, il n'y aurait de toute façon pas eu grand chose à faire, l'Ordre étant très avare d'information sur elle. Sur la question du salaire, l'homme semblait s'en moquer comme de sa première tenu. Ioanes révisa alors son jugement, cet homme n'était peut être pas chef de gang, mais juste en commanditaire, un mage plus ou moins véreux qui avait de sombre affaire à mener...Le borgne hésita alors un moment, la magie utilisé a de mauvaise fin, il en avait bouffé...c'était surement le seul point ou sa moral était net, le genre de saloperies que pouvait produire les Arcanes, Ioanes avait un cas de conscience à peut être fournir à ce genre de sale type...

Un bruit de pièce stoppa ses pensés. Deux pièces d'or étaient posé devant le Draconide. Un druck d'or...un putain de druck d'or en accompte. Et deux de plus la mission remplis ?

*Bordel, ils savent payer ces types.*

Un rapide calcule...avec le train de vie qu'il menait à Kanarath, trois pièces d'or lui aurait fait environs un mois...Ici, dans ce genre de quartier miteux de la fourmilère, il tiendrait quoi....Deux ? Trois mois ? Assez en tout cas pour stabiliser sa situation.

La promesse de l'or attisa tout de suite la légendaire avarice du draconide qu'était Turak. Lui avait mordu à l’hameçon. Un échange de regard. Un frisson parcouru Ioanes...Quelque choses allaient rater. L'Ordre allait forcément s'en rendre compte, donner la chasse au voleur. Il lui fallait une assurance vie... Ses yeux se fixèrent sur l'encapuchonner. Il lui fallait quelque chose, un détails, de quoi le reconnaitre, autre chose que cette tunique et ce bas de visage.  Il fallait donner le change à ce regard appuyer...

"C'est quand vous voulez."

Au pire des cas, il fallait qu'il demande à Turak le nom de l'autre Draconide. Mais il lui fallait des nom au cas où l'Ordre parvenait à lui tomber dessus. Se préparer au pire, voilà ce qui lui avait permis de survivre, et il ne comptait pas se débarrasser de cette salvatrice habitude.
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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Sam 4 Oct - 21:38

Le Draconide conclu le marché par un "parfait" satisfait. Il glissa très précautionneusement les deux drucks d'or vers les deux bandits. Turak rafla le sien comme si il avait pu disparaître d'un moment à l'autre.

Ils restèrent à la Reine encore quelques minutes, le temps de finir leurs bières — Sauf l'homme encapuchonné qui n'en but pas une goutte, laissant sa chope au gros homme de gauche — mais surtout de détailler le plan d'action. L'essence de transplantation ne durait qu'une quinzaine de minutes. Bien que les ingrédients soient communs, c'était une liqueur très compliquée à fabriquer, et rigoureusement interdite par la Couronne. Elle permettait de voler le visage d'une personne, mais uniquement ça. La taille, les souvenirs, les réflexes, tout le reste demeurait comme avant. Selon le Draconide qui leur avait remit l'or, cela n'était pas un problème, les deux Rias qu'ils avaient sous la main faisaient peu ou prou la même taille et la même corpulence que Ioanes et Turak.

Ensuite, l'homme encapuchonné expliqua aux deux malandrins que l'école de magie d'Hiloroth était en réalité un complexe amas de différents lieux dans Hiloroth. Des maisons abandonnées, des caves oubliées, ou encore des couloirs condamnés... Tout cela était relié magiquement par plusieurs enchantement, si bien que de l’intérieur, on avait l'impression de se trouver dans un seul et même endroit. Pourtant, pour qui savait bien chercher, il était possible de forcer l'enchantement par l’extérieur et donc atterrir directement dans une des sales de l'Ordre. C'était précisément ce qu'ils feraient, pour arriver au plus près des dortoirs de l'école, là où l'artefact était gardé — jusqu'au lendemain en tout cas.  


Le quintet quitta la taverne et on ordonna expressément aux deux complices de ne pas lâcher un mot sur le chemin. "La Fourmilière à des yeux et des oreilles plus qu'indiscrètes" avait-dit le Draconide. Ils passèrent par des ruelles très sombres et étroites que Ioanes aurait été bien en penne de trouver tout seul. Ils croisèrent peu de personnes, soit des ivrognes ou des gens égarés (qui changèrent vite d'endroit sous les menaces du gros mercenaire), soit des gens qui connaissaient l'homme encapuchonné ou le Draconide.
Combien de temps dura le trajet ? cinq, dix, trente minutes ? Ioanes n'aurait sut le dire mais ils finirent par arriver au fond d'une ruelle insalubre.

Elle donnait sur un intérieur relativement spacieux. Des énormes troncs cimentés se déployaient à divers endroits de la salle et soutenaient une ligne de chevrons tordus et de plusieurs poutres mal agencées. De longs rubans décoratifs y tombaient jusqu'au sol qui lui n'avait aucun habillage ; c'était la même roche inégale de la Fourmilière. Les murs étaient des gravats agglutinés dans du mauvais plâtre. Plusieurs escaliers —  un sur chacun des quatre murs et faits de rondins fixés entre eux par de la ficelle — montaient vers l'étage. Un grand brasero flambait au milieu du hall et une peinture obscène y avait été représentée, auréolée des trois mots suivants :

« Les Gorges Humides ».

Une grande agitation semblait régner dans la place. Des gens en arme courraient dans la salle vers une porte en dérobée. La nervosité sembla gagner le Draconide et le gros Humain, même l'homme encapuchonné sembla allonger les foulées.
Ils finirent par dénicher l'apparent propriétaire des lieux : un Draconide de taille relativement moyenne avec un museau très allongé et les écailles d'un vert terne. Sa robe était sombre et niellée d'entrelacs dorés. Il arborait aussi une collection impressionnante de colliers d'or et d'argent, ainsi qu'une bague à chaque doigt.

"Par tous les sangs, qu'est ce qui se passe ici ? Que signifie toute cette agitation Gaze, aurais-tu oublié que nous venions ce soir même ? Demanda l'homme encapuchonné avec une autorité glaciale.

Le dénommé Gaze s'épongea machinalement le front apparemment plus que mal à l'aise.

— "Heu... Non, non aucun souci, je t'assure. Un euh... client récalcitrant m'a créé une petite pagaille inattendue, mais tout ça va rentrer tout de suite dans l'ordre, aucun souci, non...

— N'est ce pas vers les geôles que se carapatent tes gardes Gaze ? Là même où sont les deux prisonniers que nus venions voir ce soir ?

Gaze sembla encore plus se ratatiné, si c'était possible.

— "Je... Heu... L'intru s'est échappé par là oui... Mais je suis sur leur piste, il ne va rien arriver aux prisonniers je t'en fais le serment, Kuun les à surement rattrapé maintenant, j'allais justement aller m'y rendre avec mes hommes...

— Imbécile... Venez vous autres, il ne faut pas qu'il arrive quoi que ce soit à ces prisonniers, ou pire, qu'ils s'échappent, en avant !

Sur ces mots, l'homme encapuchonné se dirigea vers la porte dérobée, tout le monde dégaina ses armes et lui emboîtant le pas.

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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Lun 6 Oct - 18:49

L'affaire était donc conclu. Ioanes récupéra sa pièce, joua un instant avec avant de la faire disparaitre dans ses guêtres. Gardez une fortune comme ça dans sa bourse relevait de l'inconscience, surtout dans un tel quartier.

Il convenait donc de préparer le vole. En détaille, par le menu, depuis les effets de l'essence jusqu'à la configuration assez particulière des bâtiments de l'Ordre. Le borgne ne faisait qu'acquiescer, mais il gardait chaque mots gravé dans sa tête. Qui sait quel prix avait ce genre d'information ? Et qui sais si elle ne lui sauverait pas la mise plus tard.

Les cinq chopes fini, le groupe se leva et guidé par le Draconide, s'enfoncèrent dans les méandres de la fourmilière. Que pouvait on ajouter sur le quartier autres que ce qui avait déjà été dit. C'était miteux, sale, parcourut de centaines de minuscules ruelle qu'on pouvait aisément manquer en passant à coté. Les batiments semblaient antique, ou tout du moins à deux doigts de tomber en poussière.
Ioanes tenta vainement de se situer durant le parcourt que leur fit faire le Draconide, ou ne serait-ce que trouver des points de repère. Difficile, il étant encore trop jeune arrivant dans la cité pour savoir différencier deux piliers, deux bâtiment, ou encore deux stalagmites.

Enfin, ils s'arrêtèrent. Le bout d'une rue minables semblable à des dizaines d'autres. Puis, derrière une ouverture, une espèce de salle, ou d'espace, l'homme eut été bien en peine de nommer ces étrangetés architectural, elle semblait être un intérieur aussi bien qu'un extérieur, peut être parce que la ville était dans une grotte. Un brasero donnait une chaleurs suffocantes ainsi qu'une étranges clarté rougeoyantes. Une peinture d'un gout douteux, et un nom "Les Gorges Humides", Ioanes décida qu'il ne voulait pas en savoir plus sur l'origine de ce nom.

C'était le bordel. Des hommes couraient, certain gueulait, un certain mal aise gagna le trio qui venait de les engager. Un autre draconide, le tenancier du lieu semblait-il.

*Encore ? J'en ai ma claque de ces écailleux.*

Une vive discutions s'engagea. Le proprio, nommé Gaze, ne faisait pas le fière. Un client récalcitrant, des cellules avec deux prisonniers, il ne fallait pas être très intelligent pour deviner que les deux rias dont ils devaient prendre l’apparence recevaient de l'aide.

— Imbécile... Venez vous autres, il ne faut pas qu'il arrive quoi que ce soit à ces prisonniers, ou pire, qu'ils s'échappent, en avant !


Pas de prisonnier, pas d'or, Ioanes n'avait pas trop le choix, mais cela ne lui plaisait guère.

"Si ce type cherche à libérer vos prisonniers, il y a des chances que ce soit un pion de l'Ordre, j'ai peur que vos gros bras l'abime, sa conversation pourrait se révéler fort utile non ?"

D'un mouvement du bras droit, Ioanes fit glisser sa dague de sa manche et la saisi. Puis il lança à l'attention de Gaze :

"L'homme ? Est-ce un mage ? Est-il armé ?"

Toutes informations étaient bonnes à prendre.
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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Lun 6 Oct - 20:14

Tout le monde se précipita vers l'ouvertures qui se dérobait derrière un comptoir miteux. Pendant le même temps, Gaze répondit en grognant :

— "Oui un magicien, mais je sais qu'il n'a pas de pouvoir dangereux... Maudit Sethis Yllim An'Dariel... Je pensais pouvoir me servir de lui mais il est plus audacieux que je ne le pensais..." Soudain, il s'avisa de la personne à qui il répondait et te considéra avec un sourcil écaillé relevé. Mais, je ne connais pas celui là, ni l'autre. C'est eux les transplanteurs ?

L'autre Draconide — celui qui avait payé Ioanes et Turak — répondit d'une voix agacée par l'affirmative tout en courant. Gaze regarda de nouveau les deux voleurs d'un air perplexe mais s’abstient de tout commentaire.
Le groupe passa la porte et arriva dans une arrière salle, bien plus petite et encombrée d'un grand nombre de malles et de rouleaux de parchemins. Une étagère était poussée du mur, révélant une ouverture sur des escaliers qui descendaient profondément sous la surface.



Une voix retentit alors qu'ils descendaient tous. "Les Prisonniers ont rien maître Gaze, ils sont bien sages dans leur cage. Kuun et les autres poursuivent les fuyards dans les égouts, devraient vite revenir avec sa tête...

— Tu ferais mieux d'aller leur donner un coup de main Gigrantz, si vous ne mettez pas la main sur eux très vite, je te promets que ce sera votre tour de pourrir dans les geôles Gaze ne semblait pas du tout plaisanter, et Gigrantz un colosse obèse, obéit sans demander son reste et s'en alla avec deux autres humains armées d'épées.



Ils se trouvaient dans une salle carrée, très sale et malodorante. Des cages étaient disposées contre les murs, sauf à l'endroit d'où partait un couloir sombre et exigu, le même par lequel le dénommé Gigrantz et ses hommes étaient partis.

Les cages étaient vides, sauf une. Elle abritait deux personnes, une femme plutôt grande, les cheveux long et châtains, le visage tout en longueur. L'autre était un homme bien en chair, le nez imposant, la mâchoire carrée et les cheveux noirs en brosse. tous deux étaient lourdement enchaînés.
En voyant le groupe arriver, ils paraissaient aussi furieux que terrifiés.

— "Vous ! S'exclama le prisonnier en foudroyant l'homme encapuchonné du regard. Je savais que vous reviendrez. Lâchez nous, vous avez eu tort de vous en prendre à l'Ordre, je...

— Silence ! Gronda l'encapuchonné d'une voix de glace. Il observa les deux captifs comme si ils étaient deux pièces de viande au marché. Ils sont là, et en bon état, on dirait que ton évadé n'a pas eu le temps de les délivrer Gaze... Tu pourras le remercier quand tu le retrouvera, il t'a sauvé la mise."

Gaze se dégonfla comme un soufflet et maugréa quelque chose en ouvrant la cellule avec une grosse clé. L'encapuchonné entra et sorti de sa manche les deux fioles qu'il avait montré à Turak et Ioanes à La Reine, et deux nouvelles autres fioles, plus petites et remplie d'un liquide gris-argenté.

"Mettons-nous au travail. A cette heure, tout l'Ordre est réuni aux cantines pour dîner, mais ça ne durera pas expliqua l'encapuchonné en arrachant un cheveu de chacun des deux prisonniers et en les mettant dans les fioles. Puis il tendit les deux autres fioles grises à Ioanes et Turak Buvez aussi ça, tout de suite. C'est une potion qui permet de fixer la transplantation sans créer d'effets secondaires et très fâcheux. Vous vous épargnerez bien des soucis.

Ensuite nous pourrons enfin y aller, c'est à trois pas d'ici."



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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Jeu 9 Oct - 1:44

La réponse semblait avoir été donné de mauvaise grâce. Le draconide c'était vraisemblablement fait roulé par cet homme, ce Sethis Yllim An Darien...

*Quel nom pompeux, se dit Ioanes entre deux pensés.*

Gaze se rendit soudain compte de la personne a qui il répondait. Et pendant que le payeur expliquait à Gaze, Ioanes se rapprocha de l'encapuchonné.
Décidément, la fourmilière était plein de ressource. Des planques cachés, Ioanes en avait connu, et le coup de l'étagère était un classique, mais aucune aussi paumé au bout d'une rue miteuse, et dont la cave était si profondément enfoncé.

Soudain, une voix :

"Les Prisonniers ont rien maître Gaze, ils sont bien sages dans leur cage. Kuun et les autres poursuivent les fuyards dans les égouts, devraient vite revenir avec sa tête...
"

Ioanes souffla silencieusement, il ne tenait pas à partir à la poursuite d'un mage dans des dédales de couleurs inconnu. Sa mission impliquait les prisonniers, qu'importe l'autre, ce n'était pas son job. Gaze organisa la poursuite puis les dirigea vers la salle des cellules.  Ça puait, le borgne souhaita ne jamais être prisonnier ici. Il aperçu dans l'ombre les deux Rias. Il ne s'avança pas, restant en retrait du payeur, dans l'ombre. Si l'autre revenait et réussissait à les libérer, mieux valaient qu'ils n'aient rien a raconter sur lui, et un borgne, ça se remarque.

Malgré leur mines défaites, l'un des rias eut le force de préférer une misérable menace à l'encontre de l'encapuchonné. Imbécile ! si cette homme qui en savait tant sur l'Ordre osaient s'attaquer à eux, ce n'est pas au fond d'une cage qu'il faut le prévenir des risques qu'il prend. Ioanes sourie.

L'encapuchonné, sorti quatre fioles. Ioanes connaissait les deux première pour les avoir vu à la taverne. Le mage, surement que c'en était un, arracha des cheveux au prisonniers et les introduits dans ces fioles, puis il présenta les deux autres aux voleurs.
En attrapant la fiole au liquide grisâtre, le voleur se rendit compte qu'il allait faire confiance pour ingérer une potion dont il ne connaissait pas l'origine.Qu'est ce qui pouvait l'assurer qu'il ne s'agissait pas d'un poison ? C'était logique, une telle opération ne devaient être suivi d'aucun risque. En leur faisant ingérer un poison assez lent pour les tuer peut après la mission, il s'assurait que l'Ordre ne pouvait pas les capturer...

Faisant sauter le bouchon, Ioanes renifla le contenu. Il ne savait s'il en était capable, mais si poison il y avait, il en allait de sa survie de le détecter.


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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Jeu 9 Oct - 10:29

Hrp:
 

L'Encapuchonné repartait avec Ioanes et Turak. Le mercenaire bedonnant était resté aux geôles. D'après l'encapuchonné, il devrait garder un oeil sur les captifs et faire en sorte qu'ils se tiennent tranquilles. Mais pas question de les brutaliser, chaque blessure qui leur serait faite apparaîtrai aussitôt sur les faux visages transplantés, avait-il averti.

Ils étaient donc trois à quitter les Gorges Humides. En chemin, Turak vida d'un trait le contenu argenté de la fiole après un petit temps d'hésitation. Il fit une petite grimace en passant machinalement la langue sur ses dents pointues, comme si il avait mangé du plâtre, mais rien de spécial ne lui arriva.

"Bois donc, humain, dit distraitement l'encapuchonné en voyant que Ioanes hésitait. En même temps, il avait l'air de chercher une ruelle précise. je t'assure que cette potion va éviter à tout le monde un joli lot d'ennuis. Ça vous évitera de raconter ce que vous avez vu et ce que vous avez fait...

Il s'arrêta une seconde, s'apercevant qu'il en avait trop dit. Il grommela quelque chose d'incompréhensible et se retourna d'un air menaçant. Ses dents grincèrent.

Peu importe, bois. Si l'Ordre vous attrape et que vous savez ne serait-ce qu'une bribe d'information utile, je t'assure que l'Ordre te fera passer un très sale quart d'heure. Si tu ne vide pas cette fiole, je t'y forcerai..."

Il avait adopté une attitude clairement agressive et avait l'air prêt à user de la force ou de la magie. Turak regarda successivement les deux Humains d'un air inquiet. Il ne manqua pas de lancer un regard implorant à Ioanes et tapotant sa bourse du doigt.
Dés:
 
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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Jeu 9 Oct - 11:43

Hrp:
 

L'encapuchonné remonta des geoles jusqu'au Gorge Humide, puis reparti vers les ruelles, suivi de ses deux cambrioleurs. Entre temps, Turak avait but sa fiole grise. A le voir le goût était infecte. Mais il ne se passa rien... Mais ça ne prouvait rien, car si la paranoïa de Ioanes était juste, le poison était forcément lent à agir.

Le mage renégat cherchait une rue du regard, mais voyant l'hésitation du borgne :

""Bois donc, humain, je t'assure que cette potion va éviter à tout le monde un joli lot d'ennuis. Ça vous évitera de raconter ce que vous avez vu et ce que vous avez fait..."

Ioanes se contenta de sourire en voyant la mine sombre de son interlocuteur qui se rendait compte qu'il n'avait fait que renforcer les doutes de "l'humain". Etrange tournure de phrase d'ailleurs, si l'on était soit même un homme, l'on ne s'adressait pas à ses semblables ainsi. Le mage n'était donc pas humain ? Voilà une information intéressante. Ce dernier devint agressif.

"Peu importe, bois. Si l'Ordre vous attrape et que vous savez ne serait-ce qu'une bribe d'information utile, je t'assure que l'Ordre te fera passer un très sale quart d'heure. Si tu ne vide pas cette fiole, je t'y forcerai..."

Mais il en fallait plus à Ioanes pour trembler. Un coup d'oeil à Turak, il semblait débarqué. Il indiqua sa bourse. Pfff, l'imbécile cet or ne lui servirait à rien.

"Votre manque de foi me consterne. Vous nous croyez si malhabile ?"

C'était dit avec un petit sourire suffisant. Mais pour la suite, Ioanes se fit un visage glacial.

"Je connais les affaires, vous protégez vos arrière et en cela je vous reconnais comme étant intelligent. Mais n'essayer pas de nous faire passez des mouches pour des dragons. Dites moi précisément les effets de cette fiole, sans tenter de me mentir cette fois, et j'accepterai peut être de la boire. Mais je ne tomberai pas dans un piège aussi grossier."


Dernière édition par Ioanes le Jeu 9 Oct - 20:08, édité 1 fois
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Yla
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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Jeu 9 Oct - 18:53

L'encapuchonné ne paru pas du tout désorienté par le ton autoritaire de Ioanes. Un sourire tordu s'afficha sur le peu de son visage qui était visible.

— "Une potion de Souvenirs-de-plomb... Un breuvage aussi utile qu'étonnant, Lâcha-t-il comme si il parlait de la meilleure des Kimouss. Une fois ingérée, le liquide remonte au cerveau ce qui prend généralement une demi-heure, et alors là, c'est le trou noir, impossible de vous rappeler ce qui c'est passé une heure avant, mais aussi une heure après avoir bu le breuvage.

l'encapuchonné sourit encore une poignée de seconde, mais son visage redevint aussitôt sombre et tendu. Il pointa une main décharnée et hostile vers Ioanes.

Et maintenant, tu vas obéir espèce de sale petit morpion, où je serai obligé de... Hé !

L'Humain n'avait pas eu le temps de terminer sa phrase car un énorme ogre l'avait bousculé (sans même l'avoir vu, de toute évidence). Le colosse parlait avec un Smilly décharné, tous deux avaient l'air plus qu'alcoolisés.

— Hé ouais, j'ai découvert cette p'tite place tout à l'heure je t'ai dis, beugla l'Ogre. 'L'est un peu cachée derrière un gros tas de cailloux mais c'est pas mal. Les Furets ont pas l'air de venir fouiner dans le coin. On va prévenir tous les autres et fêter ça par un joli feu, arrosé comme il faut. Puis demain on construit une baraque ici, j'aurai jamais imaginer qu'on puisse avoir la place de construire encore quelque chose dans le coeur de la Fourmilière, Ha Ha !

— Comment ? Murmura l'encapuchonné dans le dos des deux compères qui s'en allaient. Mais le passage se trouve juste à coté ! Pas question de se faire surprendre par un troupeau de malfrats avinés. Il n'y a plus une minute à perdre, suivez moi !

Il tira de force la manche de Ioanes. Turak, leur emboita le pas en jetant un regard plein de reproche à son compagnon voleur. Mais ils n’eurent qu'à faire dix mètres et tourner vers ce qui semblait être une minuscule ruelle obstruée par un éboulis d'énormes rochers. L'un deux avait été déplacé depuis peu de temps, laissant apercevoir l'accès à une grotte plus ou moins spacieuse.

C'est là, juste là... Un enchantement déguise l'accès aux chambres des Rias. L'endroit est quasiment vide pour le moment, je vais forcer un passage pour que vous puissiez entrer, avant que les ivrognes n'arrivent en masse ici. Mais ensuite, il faudra que vous remontiez tout seul normalement. Il suffira de prendre la Nacelle, tout au bout des chambres et de remonter au rez de chaussée. Rejoignez moi ensuite aux Gorges Humides. Là vous serez payés. Mais n'essayez pas de me rouler, sinon...

L'encapuchonné agita un doigt sentencieux sous le nez des deux compagnons. En revanche il avait l'air d'avoir oublié l'histoire de la potion aux Souvenirs-de-plomb. Il sortit de ses robes les deux autres fioles, celles de Transplantation.

"Vous êtes prêts ?"

Dés:
 
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Ioanes
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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Jeu 9 Oct - 20:05

Les deux hommes s’affrontèrent du regard, aucun ne se défilant. Enfin l'encapuchonné posa ses cartes, révélant le véritable but de la potion. Potion de souvenirs-de-plomb qui faisait perdre la mémoire depuis une demi-heure avant l'ingestion, et une heure après. Compte tenu que du temps de la potion de Transplantation, c'était largement suffisant pour leur faire oublié tout ce qui concernait le contrat. Et cela expliquait tout, une telle opération ne se montait pas en quelque minutes en engageant un homme moins d'une heure avant le vole, il fallait que tout se fasse dans un temps réduit, pour que les voleurs oublient tout de l'affaire une fois celle-ci faite. Habile, et qui avait au moins la descendance de conserver la main d’œuvre pour des contrats futurs...restaient à savoir s'ils comptaient les payer, tout dépendait du timing avant d'oublier le contrat. Lorsqu'un contrat était bien trop beau pour être vrai, il y avait toujours quelque choses de louche qui vous mettaient dans une mauvaise situation. Ioanes se félicita mentalement d'avoir découvert de quoi il s'agissait.

L'homme le menaça, mais la fin fut malheureusement interrompu par un ogre passablement aviné. Avec son compagnon smilly, ils refaisaient le monde, chose classique lorsque l'on se trouve dans un tel état. Mais le mage ne partageait pas la joie des deux ivrognes. De ce que comprit le voleur, l'endroit ou comptaient s'installer les deux gars étaient proches de leur porte d'entré dans les quartiers de l'Ordre (et de sortie bien sur)

Il perdit son sang froid, soudainement pressé par le temps, et attrapa nonchalament la manche de Ioanes pour les presser. Voyant qu'il avait totalement oublié cette histoire de potion de perte de mémoire, le borgne profita que l'attention du mage était totalement prit sur la route a prendre, pour glisser la fiole dans l'une de ses poches. Un tel liquide était toujours bon à subtilisé.

Ignorant royalement le regard de Turak qui allait de toute manière oublier de ça, il pénétra à la suite du mage qui leur expliqua la suite des évènements. Il semblait en effet avoir totalement oublié cette histoire de souvenir.

"C'est là, juste là... Un enchantement déguise l'accès aux chambres des Rias. L'endroit est quasiment vide pour le moment, je vais forcer un passage pour que vous puissiez entrer, avant que les ivrognes n'arrivent en masse ici. Mais ensuite, il faudra que vous remontiez tout seul normalement. Il suffira de prendre la Nacelle, tout au bout des chambres et de remonter au rez de chaussée. Rejoignez moi ensuite aux Gorges Humides. Là vous serez payés. Mais n'essayez pas de me rouler, sinon..."

Un sourire du borgne :

"On ne peut plus prêt."

Il sorti enfin les deux fioles de transplantation. Cette fois, Ioanes se contenta de renifler la sienne avant de l'avaler cul-sec.
Hrp:
 
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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Jeu 9 Oct - 21:27

L'encapuchonné étudia l'épais éboulis qui barrait la route, comme si il cherchait quelque chose d'égaré entre les grosses pierres.

"Ah voila, murmura t-il. Cet imbécile de gros pachyderme pouvait bien soulever quelques pierres, mais il ne s'attendait surement pas à ça !"

Soudainement, l'Humain passa à travers un pan de l'éboulis, comme si il n'avait été qu'une illusion, un faux obstacle. Il tirait toujours Ioanes par la manche, machinalement ou parce que les choses ne prennent pas plus de retard. Le voleur ressenti glisser sur son visage puis tout son corps une sorte de voile, comme une sorte de ces filets de brume légères qu'on rencontre parfois au petit matin dans les campagnes.

En un clin d’œil, ils étaient de l'autre coté de l’éboulis. D'ici, ils voyaient parfaitement le passage et la ruelle dans laquelle ils se trouvaient une seconde avant. Ils voyaient aussi Turak afficher un air stupéfait et qui palpait le vide devant lui. Il se décida à faire quelques pas et arriva parmi eux. Il semblait toujours ne pas le croire.

"La magie hein ?... On dirait que les choses sérieuses commencent, dit-il dans une plainte, comme si il semblait regretté de s'être embarqué dans cette histoire. Si il n'y avait pas tous ces drucks à la clés je crois que...

"Silence maintenant ! Ecoutez-moi bien, vous deux. Vous allez arriver dans la salle commune des dortoirs. L'endroit doit quasiment être vide à cette heure-ci, et si quelqu'un vous vois, il aura l'impression que vous êtes arrivés normalement, par la Nacelle. Et rappelez-vous, c'est par là que vous devrez repartir une fois l'artefact en votre possession.

L'encapuchonné fouilla dans ses robes et ajouta aux deux fioles dans sa main un troisième objet. Ioanes le connaissait bien, c'était un crocheteur à serrure. Clair et mat, l'objet avait l'air d'être en os et de très bonne qualité.

A propos d'artefact, dit-il en donnant une fiole à chacun et le crocheteur à Ioanes. Il faut que vous trouviez deux cristaux de Magiamit, de la taille d'un dés à coudre chacun. J'imagine que le gros bêta qui nous les a volées les à au moins enfermé à double-tour dans sa chambre, ou alors il est encore plus idiot que je ne le pense. Mais vous êtes des voleurs, ça ne devrait pas vous poser de problème, me trompe-je ? Maintenant taisez-vous, il faut que je me concentre pour ouvrir la maille de l'enchantement.

Il les planta là et vint se placer devant une porte miteuse, la seule qu'il y avait sur la placette ombreuse. Il l'étudia un moment en palpant les vieilles planchettes comme si elles cachaient un double-fond. Finalement, il s'écarta et murmura des paroles que Ioanes ne comprit pas.

La porte se troubla très bizarrement, elle devint violacée et brumeuse, tandis qu'une sorte de tissage, comme un tricot de laine géant, apparaissait devant elle, rosâtre et luminescent.
Le tissage se fendit devant la porte, comme si un couteau colossale y avait fait un accroc.

"Vite maintenant, la maille est ouverte, mais je ne peux pas la laisser ouverte plus de quelques secondes, où alors Void s'en apercevrait, et c'est bien la dernière chose que je voudrais. Alors buvez, filez, trouvez et rapportez moi la Magiamit aux Gorges Humides, rappelez-vous, vous avez vingt minutes !"
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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Sam 11 Oct - 19:38

Le mage se trouvait devant un tant de grosse roches effondré. Il passait sa main sur la roche, comme à la recherche d'un interrupteur. La réalité était bien moins cartésienne, car en murmurant qu'il venait de trouver, il avança et traversa la roche. La surprise se fraya un chemin sur le visage de Ioanes, pourtant avare de ce genre d'expression. Quoi qu'il pouvait dire sur les mages et leur sortilèges, on ne pouvait rester insensible.

Comme si les dieux se moquaient de sa surprise, l'homme se retrouva tiré par la main du mage qui avait lui totalement disparut dans la pierre. Déséquilibré, Ioanes n'eut que le temps de retenir son souffle. Un voile aussi léger qu'une brise passa sur lui, et il se retrouva de l'autre coté. Se retourna brusquement, il vit la ruelle derrière lui aussi clairement que si la roche n'existait pas. Il se mordit la lèvre pour ne pas pousser une exclamation, c'eut été un trop gros aveux de faiblesse pour lui qui s'était montré sir fanfarons, et aurait trop fait plaisir à l'encapuchonné.

Après un instant d'hésitation, Turak franchit le pas (dans les deus sens) et se retrouva à son tour de l'autre coté de l'illusion. Son petit commentaire inutile fut noyé par la réplique du magicien :

"Silence maintenant ! Ecoutez-moi bien, vous deux. Vous allez arriver dans la salle commune des dortoirs. L'endroit doit quasiment être vide à cette heure-ci, et si quelqu'un vous vois, il aura l'impression que vous êtes arrivés normalement, par la Nacelle. Et rappelez-vous, c'est par là que vous devrez repartir une fois l'artefact en votre possession.

Il sorti alors deux fioles et un crocheteur de serrure. Les donnant à Ioanes, il leur donna de nouveau détails. Prenant les trois objets, le borgne nota mentalement de trouver un moyen de ne pas rendre le crocheteur à la fin de la mission. Peut être que le mage l'oublierai tout comme la potion de souvenir-de-plomb ?
Ils apprirent enfin la nature de l'objet à voler : deux cristaux de magiamit, la magie à l'état solide d'après ce qu'en savait le voleur, trouvé dans les profondeurs d'Hiloroth, au même endroit que la nouvelle race que l'on appelait les Anciens.
Son explication fini, l'encapuchonné s'avança vers une porte qui se trouvait plus loin dans le couloir secret. Il chercha, tappota, puis murmura d'étrange parole. Ioanes senti ses poiles se hérisser.

Ioanes à tendance à chérir chacun de ses souvenirs, mais il n'était pas sur de vouloir se souvenir d'une porte réagissant ainsi. Allons allons, il devait retrouver empire sur lui même. Il n'était pas un vulgaire fermier. Il se souvint de ce village des mont Auroch, de cette liche. C'était autrement pire que ça.
Son visage reprit son masque. L'espèce de bouclier invisible qui bloquait la porte était a présent fendu. C'était le moment. Un regard à Turak...mais il avait à présent en face de lui l'un des deux prisonniers qu'il avait vu quelque minutes plus tôt dans les cellules. La potion faisait bien effet, et Turak devait voir la même chose de son coté. Un signe de tête. Tout était bon.

"A dans vingt minutes alors."

Ioanes ouvrit la porte, et pénétra dans le lieu qui se trouvait derrière.
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MessageSujet: Re: Ioanes -1.0- Retour au sec   Dim 12 Oct - 10:37

Les écailles de Turak se serrèrent jusqu'à ne former plus qu'une maille très serrée et de plus en plus rose. Son museau s’aplatit et son crâne se vit bientôt recouvert d'une toison brune et coiffée en brosse. Ioanes avait devant lui un parfait Humain. Après avoir bu la potion lui même, il n'avait rien senti de particulier, à part une légère démangeaison qui lui courait sur son visage. Pourtant, quelques quelques secondes plus tard, sa vue s'encadrait de longs cheveux d'un blond pâle et d'après ce qu'il voyait ses yeux avaient l'air plus rapproché que d'ordinaire.

Le nouveau visage de Turak afficha une moue très étonnée qui ne collait pas vraiment avec ses traits. La cape sombre qui tombait jusqu'à ses bottes cachait ses habits de mercenaires et des gants couvraient ses mains d'écailles. Ioanes avait toujours un corps d'homme mais sa cape noire et informe gommait une partie du défaut.

"Parfait, ça devrait convenir pour le temps que ça devrait vous prendre. J'ignore les noms de vos visage mais ça ne vous sera pas utile... si vous rencontrez quelqu'un restez vagues."

Les deux voleurs passèrent l'ouverture dans le tissage de l'enchantement. Au dernier moment, l'encapuchonné sembla fixer intensemment Ioanes comme si quelque chose lui (re)venait en tête. Il s'écria :

"Héy ! La Fiole de Souvenirs-Plombée, tu..." Mais la voix de l'homme disparut, tout autant que la placette, que la porte et Turak.

Tout sombra dans un brouillard violacé et tourbillonnant. Les pieds de Joanes semblèrent tourner dans un sens et sa tête dans l'autre. Ses entrailles semblèrent sur le point d'exploser jusqu'à ce que tout d'un coup, il se retrouve dos à une large porte, avec devant lui, un endroit qui ressemblait bien à ce que pouvait être la salle commune des dortoirs.


C'était un long et large couloir. Voûté, il ressemblait à une grande cave à vin. Un grand tapis recouvrait tout le sol, figurant un arbre complexe de différentes branches de magie. Au centre se trouvait une cheminée ronde dont le gros conduis de pierre remontait à travers le plafond. D'autres torches et chandeliers fournissaient un éclairage supplémentaire.
Plusieurs tables et fauteuils confortables garnissaient le lieux, tendis que les murs étaient de part et d'autre percés par des portes régulières où des symboles brillaient de manière étrange ; ils représentaient des symboles nominatifs de magiciens, les mêmes qui se trouvaient sur leurs poignets. L'encapuchonné leur avait décrit celui qui correspondait au voleur de Magiamit, et Ioanes l'aperçu tout de suite sur une porte toute proche, au dessus d'un deuxième symbole. Il reconnaissait les mots en tout cas, mais écrit en Ancien, Ioannes n'y comprenait strictement rien.

Il n'y avait pas grand monde dans le hall. Le feu ronflait doucement dans l'âtre circulaire, jetant des ombres mouvantes sur les sièges vides. Il y avait un magicien à la barbichette et aux lunettes qui dormait profondément au fond d'un fauteuil, mais à part ça, personne d'autre.

L'humain carré et aux cheveux de brosse était à coté de lui. Malgré son visage lisse et rose, il arborait des expressions faciales que Ioanes connaissait. Turak était toujours Turak.
Le Draconide déguisé tremblait légèrement sur ses jambes et n'avait pas l'air au mieux de sa forme. Mais il se reprit vite et analysa rapidement la situation. Comms Ioanes, il repéra la porte avec le symbole qu'ils cherchaient.

"Viens, murmura-til. Je n'aime pas du tout mon nouveau visage mais j'aimerai encore moins retrouver celui qui est vraiment à moi en plein tête à tête avec un foutu magicien... "


Sans sommation, il prit Ioanes par la main et l'emmena devant la fameuse porte. Il pressa très doucement la poignée et il aperçurent une chambre avec deux lits, chacun encadr& par une malle, une table de chevet et une étagère.
Une partie de la chambre était dans un désordre chaotique : Lit défait, étagère encombrées de robes, de potions diverses et même d'une épée dentelée et laquée de noir.

L'autre lit en revanche n'était pas vide. Une ombre d'y était redressée dès l'ouverture de la porte. La personne se leva très vite et leur referma la porte au nez.

"J'arrive dans cinq minutes. Merci d'attendre dehors.

Une pincée de seconde plus tard, elle se réouvrit et laissa apparaître un Humain. Plutôt grand, le visage long et les cheveux noirs qui lui tombaient jusqu'aux épaules, ses yeux bleus étaient un peu bouffis, il avait l'air de tout juste se réveiller. Sans même les regarder il lâcha :

C'est pour ?"
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