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 I. Ruée à l'abri

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Yla
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MessageSujet: I. Ruée à l'abri    Ven 21 Nov 2014, 12:24 pm

Un quatuor bien singulier descendait le Col du Roi. Une Humaine à l'allure avenante allait au devant, suivie de deux magiciens ; une femme au nez aquilin et aux cheveux noirs et désordonnés d'un coté, de l'autre un homme aux cheveux humides et vêtus d'une robe bien trop large pour lui. Entre eux était soutenu un troisième Humain, inconscient et l'air mal en point. Enfin, un Homme-serpent à l'écaille d'un vert d'olive fermait la marche, chargé au possible de plusieurs sacs pesants.

La rencontre ne s'était pas faite sans remous.

— "Faites ce que je vous dit, bon sang !! Devant ! Direction l'Ordre ! Le temps presse ! C'est pourtant pas compliqué, non ?! avait lâché sèchement le magicien aux cheveux humides.

Derrière lui, l'homme serpent avait renchérit d'une voix faible :

— Il a raison madame, je ne vous fait pas confiance, mais il faut déguerpir avant que ces deux là ne retrouvent la raison, si ils en ont jamais eu...

La femme qui aidait à porter l'homme inanimé avait alors jeté un regard suspicieux à l'autre Humaine qui se trouvait maintenant devant.

— Et n'essaye pas de jouer à la plus fine avec nous. On te garde à l’œil. Je sais réparer les os à l’intérieur des chairs grâce à la Magie, mais je peux aussi les briser en mille morceaux si besoin en est. Partons avant que ces abrutis d'Argentés de réveillent tous leurs copains."

L'intéressée s'était retournée pour répondre :

"Beaucoup de paroles pour peu de résultats madame. Votre ami semble peu réparé, et vous m'auriez déjà brisée si vous l'aviez pu. Menacez-moi encore de la sorte, et c'est les os de votre nez que je briserai, et sans magie qui plus est !"



C'est ainsi que le groupe avait quitté les deux Argentés qui se battaient sous les remparts de la Caserne Royale. Dehors, le silence était total, seulement troublés par les pas des quatre personnes. De part et d'autre de la rue se profilaient des maisons qui montaient vers un plafond trop haut pour être visible, comme dans la Fourmilière.

La comparaison s'arrêtait cependant là. Les habitations étaient plus petites, mais s'alignaient et s'empilaient avec une régularité exemplaire. Les portes et les fenêtres étaient de petites dimensions, certaines étaient ornementées d'anciennes runes Naines. La rue était balisée de lampadaires en fer forgés desquelles flambaient des lanternes d'un bleu clair et silencieux.
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Dilica Beodan
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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Ven 21 Nov 2014, 1:09 pm

La jeune femme avançait en essayant de s'adapter à la vitesse des mages derrière elle.
Toute la contradiction d'être à la tête du groupe sans en connaître la destination apparaissait alors, l'empêchant d'avancer d'un pas assuré dans un quartier qu'elle ne connaissait pas. Toutefois, c'est l'air détendue qu'elle se retourna vers les mages :

"Dites, je sais que vous ne me faites pas confiance, mais il faudrait me dire un minimum notre direction si vous tenez toujours à m'avoir devant vous. Ou alors, messire langue bifide pourrait venir à mes cotés pour nous diriger ?"

Disant cela, la jeune femme sortit un dé de ses pochons et se mit à le faire tourner distraitement dans sa main.

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Sethis
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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Ven 21 Nov 2014, 4:58 pm

L'agacement du mage n'était en rien dissipé et quand la jeune inconnue – étonnamment obéissante jusqu'alors – se retourna, il lui décocha un regard noir ; mais il se rendit vite à l'évidence qu'elle n'avait pas tord, aussi fit-il un effort pour contenir son irritation tandis qu'il interpellait le smily par dessus son épaule.
« Parchessim, donnez lui la direction, voulez-vous ? » maugréa-t-il sans aménité, le front couvert de sueur.

Profitant de cette courte pause, il réajusta le poids non négligeable que pesait son compagnon sur ses épaules et qui glissait inexorablement, millimètre par millimètre, à chacun de ses pas, avant de jeter un œil à la frêle silhouette de sa camarade pour s'assurer qu'elle ne peinait pas trop.

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Dilica Beodan
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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Ven 21 Nov 2014, 10:59 pm

Se mettant aux cotés de l'homme serpent, la jeune femme repris sa marche calmement, continuant à jouer avec son dé tout en regardant de ci de là. Après quelques pas, elle dit toutefois assez bas à Parchessim
"Quitte à devoir vous dire la vérité une fois à l'ordre, autant vérifier avec vous si mes informations ne peuvent pas aider à l'atteindre sans encombre. La personne qui a attaqué votre ami est-elle liée à un contrebandier de Magiamit de petite taille ? Car comme vous devez vous en douter, ce dernier vous espionne, et s'il est dans le coup, il y a de grandes chances que ses espions de longue date aient, eux, envie de finir le travail, comme le disait votre ami."

Jetant un œil en arrière et voyant les deux mages peiner, la jeune femme haussa ostensiblement les épaules en soupirant et se retourna, sifflant entre ses dents quelque chose comme
"foutues têtes de mules ..."

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Yla
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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Sam 22 Nov 2014, 4:47 pm

Dés:
 

— "Je sais qui vous êtes, je n'ai aucune confiance en vous. Vous pensez réellement pouvoir me faire parler avec vos questions innocentes ? L'Homme serpent soupira, il avait toutes les peines du monde à porter ses innombrables bagages. Vous avez choisi la mauvaise voie madame, les peuples devraient se soutenir, nous faisons face à la plus grande menace qui ait pesé sur Arathiel depuis des siècles. Vous, vous n'êtes là que pour votre profit personnel, peu importe les conséquences. Nous n'avons rien à nous dire.

Parchessim ralenti volontairement le pas pour se retrouver en queue de peloton, la figure fermée. La magicienne qui soutenait l'épaule droite du blessé s'avança un peu — forçant l'Humain qui portait l'autre coté à faire de même —, plus pour garder un œil sur la jeune femme que pour indiquer le chemin à suivre, s'il fallait en croire son air suspicieux.

— C'est à toi de jouer franc jeu ma jolie, de qui tiens-tu tes ordres ? Comment tu as su où habite Parchessim ? Qu'est ce que Maltar avait à voir avec vos histoires sordides pour que vous lui infligiez ça ? Dis-le nous maintenant et peut-être que l'Ordre sera plus indulgent !"

Tout en parlant, le groupe descendait la rue qui filait toute droite au fond de la Ruche.

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Dilica Beodan
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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Sam 22 Nov 2014, 10:46 pm

Leurs différents discours firent monter la colère aux joues de la jeune femme.
"Au delà de l'aspect politique, j'essaie non pas de vous tirer les vers du nez, mais juste à augmenter nos chances - VOS chances - d'arriver jusqu'à votre ordre. Je ne prononcerai pas le nom de mon employeur ici, et s'il vous était connu, monsieur langue de vipère aurait compris ma description. Tout ce que je voulais savoir, c'était si la personne qui m'a dirigé vers vous et celui qui a commandité l'attaque sur votre ami - que je ne connais du reste pas - sont une seule et même personne. Ayant de mon coté eu pour ordre de ne surtout pas faire usage de violence, cela me semble peu probable, mais c'est à envisager. Et si c'est le cas, il y a peu de chances que nous arrivions à bon port sans se défendre, car monsieur le Ria au sang froid est suivi d'une escorte digne du roi, à ceci près que ce dernier est au courant de cela."

S'arrêtant de marcher, elle les regarda avec un air de défi :
"Si maintenant, vous continuez à ne pas vouloir me répondre sur ce point, et ce à votre unique désavantage, je vous laisse vous amuser seuls à rentrer et je m'en vais, au risque que vous ayez assez de temps à perdre pour m'envoyer des sorts, car je ne vais pas à l'aveuglette dans un piège que l'on pourrait facilement prévoir."

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Sethis
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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Dim 23 Nov 2014, 3:22 pm

« Assez ! » vociféra l'Humain d'un air féroce, « Vos babillages épuisent ma patience et vos exigences ridicules nous font perdre un temps précieux ! »

Sa voix se perdit dans les rues endormies de la Ruche en un écho éphémère ; il fronça aussitôt les sourcils et baissa brièvement les yeux, comme mécontent d'avoir cédé à la colère et haussé la voix, trahissant ainsi leur position à d'éventuels poursuivants. Il souffla un coup, se ménageant un moment pour retrouver son calme et s'éclaircir les idées. Puis relevant les yeux vers la jeune femme, il reprit d'un ton plus posé.

« Écoutez … Quelque soit la personne que les recherches de Parchessim dérangent, qu'il s'agisse ou non de la personne qui a infligé ça à Maltar, nous sommes désormais tous impliqués dans une affaire qui nous dépasse ; et peu importe laquelle de ces personnes nous nous sommes mis à dos, nous ne serons à l'abri nul part ailleurs qu'à l'Ordre. Vous voulez des réponses ? Vous les aurez, je vous le promets, je vous les donnerais moi-même s'il le faut. Vous voulez un nom ? Gaze. Satisfaite ? Maintenant, j'aimerais que nous nous hâtions, parce que peu importe qui va envoyer ses assassins à nos trousses - car ils vont venir - je ne veux les croiser ni ici ni maintenant. »

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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Lun 24 Nov 2014, 11:20 am

Parchessim s'affaissa, retrouvant cette expression de confusion qu'il arborait souvent. Il avait l'air un peu honteux d'avoir été à l'origine d'une dispute.

— Gaze est un personnage d'importance, ça ne fait aucun doute, mais il n'est qu'un pion comme Alf, Gigrantz et d'autres encore. Je n'ai pas pu en savoir autant que je voudrais sur son compte, il n'était pas question pour moi d'entrer dans son repère ignominieux... "

Il remit en place un des balluchons jetés en travers de son épaule, puis jeta un œil à Dilica en reprenant son souffle.

"Je pense que c'est Alf qui vous a envoyé madame, ce Nain n'a pas du tout apprécié que je vienne fouiner dans ses affaires, et il n'a pas manqué de le faire savoir. Mais j'avais une mission... Je sais que Alf et ses sbires font du commerce illégal de Magiamit, mais ce n'est que la partie émergente de leurs sombres activités. Mes recherches m'amènent à penser qu'ils sont responsables de la disparition de deux Rias de l'Ordre... Personne n'avait jamais osé s'attaquer ouvertement à nous dans Hiloroth. C'est.... révélateur.

Quant à Maltar, je n'ai que des suppositions. Je rentrais chez moi comme à l'accoutumée quand j'ai entendu du grabuge et des passants qui affirmaient que le Katurnien était investi par les Furets. Je me suis précipité là bas, c'était horrible à voir, toutes ces pauvres filles... Atroce... Enfin, j'ai trouvé Maltar dans une ruelle un peu plus loin, dans un état lamentable, je m'étonne encore que la Garde nous ait laissé passer..."


A présent, le groupe s'engouffrait dans une ruelle minuscule qui filait droite entre deux énormes maisons qui ressemblaient à de gros blocs de pierre.
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Dilica Beodan
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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Lun 24 Nov 2014, 11:39 am

La jeune femme reparti, contente d'avoir enfin eu autre chose que du dédain et des menaces à ses questions.

"Vous ne vous trompez pas Parchessim, concernant mon employeur - dit-elle d'un ton las. Toutefois, bien que vous le connaissiez sûrement mieux que moi, je ne le pense pas directement en cause dans la disparition des vôtres. Il craint trop l'ordre pour seulement vous faire passer à tabac, il me l'a avoué. Il ne capturerait donc pas des mages. En revanche, il se peut en effet que les furets aient agit sur son ordre. Ceux-ci sont complètement ralliés à sa cause."


La main dans un de ses pochons, la jeune femme pris quelques secondes de réflexion, puis repris :
"Une chose toutefois que vous ne devriez pas oublier. Vous avez essayé de vous attaquer au nain pour atteindre une cible plus grosse. Ce qui vous importe peu, c'est le nombre de marmots qui étaient à crever de faim dans la rue, qui ont trouvé chez lui de quoi être nourris, même s'ils doivent pour cela faire ses guets et ses voleurs. Votre ordre, si puissant soit-il, n'aide pas les miséreux. Faites tomber Alf, et vous aurez la mort de plusieurs gosses sur la conscience."

Puis, tournant rapidement vers le blessé, elle ajouta quand même :
"Bon, il faut avouer que pour vos amis, les coupables sont franchement allés trop loin. Aussi, vous aurez le peu d'aide que je peux vous fournir pour amener celui-là à l'abri et éventuellement trouver les deux absents, mais ne doutez pas qu'Alf est déjà au courant de mon échec."

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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Lun 01 Déc 2014, 12:46 pm

La tête de Parchessim fit un geste de dénégation gélatineux.

— Madame, vous vous méprenez sur la condition des Enfants de la Fourmilière, dit-il avec lassitude. Il semble qu'ils se soient bien mieux adaptés que la plupart d'entre nous à cette ville.

Ils ont la curiosité, l'agilité et la malice que seule la jeunesse peut avoir. Ils sont intelligents, aussi. Tout cela, ils le mettent aux services du plus offrant. De fait, ils sont les petites oreilles et les petites mains de la Fourmilière...

Il soupira.

J'ai été harcelé plus qu'à mon compte par leurs bandes lors de mes recherches. Oh, au début, je mettais ça sur le compte de l’espièglerie enfantine, mais j'ai finit par subodorer des rapports avec mes affaires. Ce que vous dites, madame, ne fait que confirmer mes soupçons...

— Tais-toi Parchessim, coupa la magicienne qui soutenait le blessé. Tu nous donne la migraine avec tes geignements continus... Il sera bien temps de parler de tout ça quand nous seront à l'Ordre. On y arrive."

En effet, le groupe avait continué dans la ruelle, si étroite qu'elle ne permettait que le passage d'une seule personne de font. Ils arrivèrent sur une petite place toute en longueur. Elle était sombre, silencieuse autant que poussiéreuse. L'endroit contrastait avec le reste de la Ruche, propret et largement éclairé.
Trois maisons se serraient, crasseuses et apparemment inhabitées depuis des lustres. La dernière d'entre voyait une note clouée sur sa porte croulante.

"Bon, dit la femme en jetant un regard à Dilica. Comment on présente la fille ? Comme une alliée d'infortune ? Notre prisonnière ? Et toi le nouveau, tu connais l'Ecole de Quartz ? Non ? Tu n'as rien a te reprocher j’espère ?"
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Sethis
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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Jeu 04 Déc 2014, 12:37 pm

Bien que personne ne pusse le voir, le médecin se fendit d'un sourire assuré, plutôt bien imité.
« Hé, je n'ai rien à cacher ; je me dévêtirais même de nouveau s'il faut ! » plaisanta-t-il d'un air badin.

Il cherchait à se donner une contenance, mais il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il plongeait – une fois de plus – dans l'inconnu, espérant furieusement que ses « petits secrets impies » ne seraient pas parvenus jusqu'à l'Ordre, ni que personne ne viendrait magiquement fouiller son esprit …


« Pour ce qui est de celle-là ... » poursuivit-il d'un ton plus grave, désignant Dilica d'un hochement de tête, « … c'est à vous de voir. C'est vous les patrons, moi je ne suis qu'un invité. »

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Dilica Beodan
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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Jeu 04 Déc 2014, 12:47 pm

Dilica écouta attentivement Parchessim et se contenta de hocher de la tête au rythme de ses déclarations, ne laissant pas voir ce qu'elle en pensait réellement.
Lorsque la magicienne coupa court à son récit, elle se retint d'envoyer à nouveau une réplique cinglante, et se contenta de lancer un soupir sonore.

Continuant le chemin, elle affectait de garder un air placide, comme peu concernée.
A la reprise de la discussion à son sujet, elle hocha les épaules :
"Pourquoi ne pas dire simplement que je suis une employée de l'un de vos adversaires qui peut vous renseigner contre tranquillité, en toute vérité ? En tant qu'alliée, je serais actuellement à votre place, vu vos efforts, certes méritoires, mais assez affligeants, pour porter votre ami. Comme prisonnière, ma foi, il me semble manquer de jolis bracelets à mes poignets, ou toute autre forme de coercition, pour que vous ne passiez pas pour une simplette !"

La fin de sa déclaration avait été dite avec un sourire provocateur :
*Même si elle a certainement de bonnes intentions, je ne peux vraiment pas supporter cette m'as tu vu ...*

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Yla
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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Jeu 04 Déc 2014, 4:47 pm

Les deux magiciens se regardèrent en silence et acquiescèrent l'un à l'autre. Ils firent amener le groupe à la dernière porte. Faite de planchettes tenant tout juste sur des gonds, le mots qui y était placardé était écrit "Si vous ne disposez pas de papiers officiels tournez les talons ou entrez à vos risques et périls".

L’intérieur du bâtiment était glacial. On avait l'impression de s'être trouvé dans une cave humide, mais en beaucoup plus vaste. En fait, il semblait que la salle était bien plus grande qu'elle ne l'aurait-du. Plus ronde que carrée, c'était un hall complètement vide si on exceptait quatre piliers de pierre austères qui montaient jusqu'à la voûte du plafond. Il n'y avait aucune porte à part celle que groupe venait de franchir.

Il y avait eux, et ce comptoir de pierre grisâtre derrière lequel se tenait une femme. De grande taille, elle arborait une large toge de couleur émeraude. Des cheveux d'un blond étrange, presque vert, formaient un chignon complexe au sommet de son visage en forme d'ovale. Elle aurait surement pu être jolie si elle n'avait pas un air plus glacial que la température frigorifique de la salle.
L'inconnue se leva d'un bond en voyant le groupe entrer. Une tension tendait ses traits, une tension qui ne se dissipa qu'a moitié en identifiant les nouveaux arrivants.

"Lana, Parchessim... Dit-elle d'un air suspicieux. Vous êtes revenus, je ne pensais pas vous revoir aussi vite, qui sont ces deux autres personnes ?

Lana, plus qu'étonnée, ouvrit la bouche pour s'apprêter à répondre mais la magicienne interrompit d'un geste sec.

C'est à eux que je pose la question, Lana." Dit-elle simplement.

De chaque coté du bureau central apparurent deux magiciens à la carrure imposante, les figures graves et peu engageante.
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Dilica Beodan
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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Jeu 04 Déc 2014, 11:19 pm

La jeune femme regarda d'un œil méfiant la bâtisse et toutes les manifestations de magie.
*Bien entendu, il faut qu'ils en fasse des tonnes. C'est trop dur de travailler à un endroit sans y balancer un bazar de sorts. Comme si moi je mettais un tableau listant les pigeons que j'ai plumé dans les auberges que je fréquente ...*

Voyant la maîtresse des lieux, puis voyant la réaction de l'institution à leur arrivée, alors qu'ils ne s'étaient même pas présentés, elle réprima un énième soupir pour cette soirée.
*Apparemment, pour être mage, il faut avouer un balai placé à un endroit fort peu judicieux, ne pas s'en servir pour faire le ménage, et être imperméable à toute forme d'humour ou de bonne humeur !*

Elle lança toutefois un dernier regard amusé vers Lana, bien contente de la voir se faire clouer le bec, puis dit calmement à la femme devant elle :
"Je suis fraichement employée par Alf le nain, visiblement l'un de vos adversaires. Je devais faire un peu peur à votre ami écailleux, en lui volant et détruisant certaines notes. Il se trouve que je suis tombée sur vos amis et cet homme blessé, en lieu et place d'une maison vide. A ma tentative de fuite, nous nous sommes recroisé devant des mercenaires belliqueux, et nous sommes venus ensemble. On m'a dit que ma coopération pourrait me valoir une protection contre mon employeur, qui risque de ne pas être content de la tournure que prennent les choses. Quant à cet homme, je l'ai découvert en même temps que vos amis, nous ne nous connaissons pas."

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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Sam 06 Déc 2014, 1:16 pm

Le magicien suivit ses compagnons sans mot dire, se contentant d'un bref soupir de soulagement tandis qu'ils pénétraient dans l'étrange bâtisse, rassuré qu'il était d'être enfin arrivé à bon port.

Sethis suait abondamment sous l'effort, aussi, le changement brusque de température le fit profondément frissonner lorsqu'il pénétra dans l'antichambre de l'Ordre. La pièce, vaste et glaciale, ne rappelait rien au médecin ; pourtant il était était déjà venu ici, ne serait-ce qu'une fois – son tatouage en attestait plus indubitablement que ses souvenirs imparfaits – à moins que ...?

La gardienne des lieu venait de prendre la parole, interrogeant les nouveaux venus d'un air sévère. De minces volutes de buée translucides s'échappèrent des lèvres entrouvertes du nécromant tandis qu'il cherchait que répondre à la femme impavide, mais Dilica répondit en premier, avec une honnêteté désarmante. Lorsqu'elle eu finit, Sethis se décida à dire la vérité lui aussi et levant le bras à mi-hauteur, la manche de la bien trop grande toge du smily glissant pour découvrir son tatouage, il s'expliqua avec concision :

« Je me prénomme Sethis, je suis un ami de Maltar et son médecin attitré. Je suis aussi ria assermenté et j'ai participé sans le savoir à l'enquête de Parchessim sur les événements inquiétants qui se déroulent à la Fourmilière. Je viens demander l'asile, pour mon ami et pour moi même, car sa vie est en danger. »

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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Dim 07 Déc 2014, 7:45 pm


Dés:
 

— "Un instant" Coupa la magicienne avec brusquerie. La tension semblait de nouveau tendre ses traits. Elle ouvrit un livre plus épais qu'une longueur de main et feuilleta les pages avec une rapidité peu commune. "Ah, lâcha-t-elle en parcourant les inscriptions du regard avant de relever la tête vers Sethis. Je vois que vous vous êtes finalement décidé à revenir vers la civilisation, Hiloroth doit vous être un supplice après quarante ans à courir les bois". Sa voix était d'une froideur volontairement matinée d'ironie.

Elle jeta un œil quasiment imperceptible aux deux armoires à glaces qui l'encadraient, et la seconde d'après, quelque chose changea autour d'elle.

L'air sembla se colorer, se réchauffer, comme si une torche invisible venait de s'embraser à la place de la magicienne. Elle fixait Sethis d'un air dur. Pourtant, rien d'autre ne se passa, et la lumière retomba en laissant de nouveau la place au froid humide de la salle.

Dés:
 

"Ah... fit de nouveau la femme, mais cette fois avec une grimace de contrariété. Je crains de ne pouvoir vous laisser continuer, je dois d'abord m'assurer que vous dites tous la vérité. Le Gorria sera ici d'une minute à l'autre, acheva-t-elle de dire en effleurant trois fois le quartz d'une bague qui sertissait un de ses doigts.

— Le...  quoi ? Le Gorria, Void, ici ? S'exclama Lana visiblement abasourdie. Qu'est ce qu'il se passe Cyrielle, c'est nous ! Et Maltar, vous le connaissez ici, il fait quasiment partie des nôtres ! Il est gravement blessé, laissez moi l'amener à l'hospice !

— Personne ne va bouger, répliqua la gardienne avec des accent de menace. Si vous êtes vraiment Lana et Parchessim, vous savez à que je ne badine pas avec la sécurité de l'Ordre. Quant aux deux autres, je ne leur fais pour le moment pas plus confiance que qu'à des vipères tapies sous les feuilles mortes.

Lana et Parchessim se regardèrent d'abord eux même puis Dilica et Sethis. Ils avaient l'air plus que désarçonnés.
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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Dim 07 Déc 2014, 9:43 pm

Dilica regardait avec intérêt la dame jouer avec ses flux magiques. Pour le moment, cela semblait relativement inoffensif, d'autant qu'il y avait peu de risques qu'elle tente de faire brûler une cible au milieu d'amis à elle.
Au moment où celle-ci commença à se faire menaçante vis à vis de l'arrivée d'un de ses supérieurs, la jeune femme se contenta d'aller près du mur le plus proche et de s'y adosser en baillant.
"Si ce que je vous ai dis ne fait pas de moi quelqu'un à abattre, faites donc venir qui vous voulez pour vérifier la véracité de mes dires, la vipère est déjà sortie du bois pour vous raconter ce qu'il y a à savoir ! Quant aux autres, pour ce que j'en ai vu, il y a peu de chances qu'ils ne soient pas ceux qu'ils prétendent, bien que je ne les connaisse pas. Au vu des circonstances de notre rencontre, s'il s'était agit d'ennemis à vous, j'aurai pu mener à bien ma mission, et certainement avec leur appui en prime ..."

La joueuse regarda avec intérêt Lana passer par toutes les couleurs de l'arc en ciel, puis se décida à patienter en sortant quelques dés et en jouant avec ceux-ci entre ses mains.

"En revanche, votre ami est véritablement mal en point depuis un moment, que vous croyiez ou non en son honnêteté, il serait bon de lui donner quelques soins avant de pousser plus avant, ou vous n'aurez peut-être plus personne à interroger !"

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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Dim 07 Déc 2014, 10:45 pm

À la réplique de la gardienne des lieux, Sethis ouvrit grand les yeux, ahuri, avant de les refermer aussitôt presque entièrement, les plissant en une mince fente comme pour manifester sa méfiance – et cacher son étonnement. Il n'avait encore jamais eu l'occasion de venir ici depuis son arrivée à Hiloroth, bien qu'il y eu souvent songé, persuadé d'y trouver nombre des réponses qu'il cherchait encore aujourd'hui. Il s'efforça de refréner son enthousiasme, masquant un sourire victorieux – presque une grimace – en baissant la tête, enfouissant son menton dans son habit trop grand.

Lorsqu'il releva la tête quelques deux secondes plus tard, la marmoréenne femme s'efforçait à lancer un sort, le prenant vraisemblablement pour cible. Le nécromancien sentit un frisson lui parcourir l'échine, lui hérissant les cheveux sur la nuque. Puis plus rien. Elle semblait visiblement contrariée …

Mais cela importait bien peu au médecin. Après tout, il était venu jusqu'ici pour faire soigner Maltar ; et comme le leur rappela très justement Dilica, celui-ci était toujours mal en point et nécessitait des soins urgents.

S'efforçant d'avoir l'air raisonnable et conciliant, il demanda à la magicienne :

« Écoutez, peu m'importe vos tests et vos protocoles, je m'y soumettrais volontiers. Je comprends que vous n'ayez pas confiance, aussi ne vais-je pas vous demander de nous laisser rentrer séance tenante, mais bon sang ! S'il vous plaît ! Faites venir quelqu'un pour Maltar, et emmenez lui une couverture, il va mourir de froid à ce rythme ! »

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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Lun 08 Déc 2014, 7:16 pm

Dés:
 

Cyrielle jeta un œil sur Maltar qui pendait mollement entre ses deux porteurs. Il avait retrouvé des couleurs mais le bandage qui enserrait sa jambe avait viré au rouge sombre, ce qui semblait indiquer que la plaie s'était ré-ouverte. La gardienne ne fit cependant aucun mouvement.

— "L'Ordre à déjà assez souffert d'un incident majeur au cours de la nuit, continua-t-elle d'un froid impassible. Il ressemblait par trop d'aspects à ce qui se passe ici." Cyrielle regarda le groupe d'un œil intense, l'air vibra une nouvelle fois autour d'elle, sans guère faire plus d'effet que la première fois. La magicienne vacilla vaguement et fronça les sourcils.

"Pour le moment, chacun reste à sa place, nous attendons l'arrivée du Gorria..."

— Et vous n'aurez pas à attendre plus longtemps" dit une voix usée, presque inaudible, dans son dos.

La porte de derrière s'était ouverte sur un homme et deux jeunes femmes qui l'encadraient.

Lui était un vieillard qui comptait sa soixantième saison d'yla, au moins. Son visage était parcheminé, fatigué comme si il avait été tendu depuis bien trop longtemps sur le châssis de son crâne. Le peu de cheveux qui lui restaient tombaient grisâtres jusqu'à son cou enveloppé dans une épaisse écharpe de laine. Du reste, il portait une longue robe ornée d'une multitude de petits cristaux de quartz qui défragmentaient la lumière autour de lui, formant un large halo de points multicolores. Lui avait cependant un air las, presque éteint.

La femme à sa gauche était une jeune magicienne, du même âge que Sethis et Dilica, ou peu s'en fallait. Elle était très belle ; une cascade de cheveux dont l'éclat n'était pas sans rappeler l'or fondu encadrait son visage ovale et parsemé de taches de rousseur. Une robe écarlate rehaussée d'or laissait suggérer sa taille fine mais sans maigreur aucune. Elle considérait le groupe avec une curiosité non dissimulée.

Toutefois, sa beauté était quelque peu éclipsée par celle de l'autre femme, à gauche du vieil homme. C'était sans conteste la plus belle personne que Sethis et Dilica aient jamais vu. A peine plus âgée, elle était également blonde, mais d'un blond très clair et si brillant qu'il semblait lumineux. Son visage avait une blancheur de lait tendis que sa robe exhibait un vert somptueux. Mais l'effet général était quelque peu gâché par une moue mécontente de l'air de quelqu'un qu'on vient de tirer de son lit. Pourtant, un regain d'intérêt sembla l'animer quand elle vit Sethis.

"Vous avez une mine affreuse Cyrielle, allez donc vous coucher, quelqu'un peut bien vous remplacer quelques heures, vous en avez fait assez pour aujourd'hui, dit le veillard avec un sourire las.

— Je vais très bien, ne vous préoccupez pas de moi, répondit dignement l'intéressée.

— Vraiment ? Ne venez-vous pourtant pas d'avorter deux fois un sortilège ? Vous ne servirez à rien ici si vous n'êtes pas en état de pratiquer l'Essence. Allez vous coucher, rétorqua le magicien d'une voix éraillée, bien que plus ferme. Je suis là, avec Tissaya et Adèle, Eric et Tellis ne bougeront pas non plus. Vous feriez honte à votre intelligence de ne pas croire la situation sous contrôle."

Cyrielle sembla hésiter l'espace d'une seconde, mais elle tourna finalement les talons et s'en alla de mauvais gré.



"Bien... Dit faiblement l'ancien en se retournant vers le groupe. Bienvenue à l'Ecole de Quartz. C'est un bien étrange équipage que voila, mais j'en connais chaque membre. Lana, Parchessim, bien sûr. Vous savez que vous n'avez à nourrir aucune rancune à la Gardienne d'avoir douté de vous, elle n'a rien fait de plus que son travail. Allez maintenant, Paleron saura bien remettre d'aplomb notre cher Maltar, même si il ne marchera plus jamais sur ses deux jambes, j'en ai peur. Allez, ne perdez plus de temps.

Sethis, je suis content de vous revoir, après toutes ces années. Content aussi de voir que vous avez changé d'avis sur l'Ordre. J'ai entendu dire que vous aviez laissé une barbe hirsute vous descendre jusqu'aux chevilles... Content, toujours, de voir que vous avez retrouvé l'usage du rasoir. Mais par toutes les Ereliths, quelle maigreur ! Je me rappelle d'un jeune homme à la musculature puissante, qui ne laissait pas indifférentes les apprenties. Oh, ce sont les affres de la vieillesse, j'imagine. Je sais de quoi je parle. Avez-vous retrouvé votre cailloux ?"



Sans laisser le temps au jeune homme de répondre, Void se retourna vers Dilica. Il arborait toujours son triste sourire qui lui creusait deux profondes rides jusqu'aux ailes du nez.

"Il n'y a que vous ici, chère enfant, dont j'ignore jusqu'au nom. Entre nous rien que cela fait de vous le personnage le plus intriguant de cette cour. Si l'on jouait au devinette, je dirai que vous venez tout droit de la Fourmilière. Vous m'avez tout l'air d'être une charmante personne mais vous comprendrez bien que je dois prendre certaines précautions pour assurer la sécurité de mon école... Tissaya ?"

La jeune femme en vert fronça les sourcils de mécontentement mais obéit. Elle s'approcha de Dilica. Cette dernière pouvait alors voir à quel point son visage était lisse, sans défaut, quasiment rayonnant au sens propre du terme.

— "Vous n'êtes pas une magicienne. Déclara-t-elle non sans un certain dédain. Je vais entrer dans votre conscience, je vais y lire qui vous êtes, d'où vous venez, et ce que vous voulez. Ne luttez pas, ça ne vous donnerait qu'une affreuse migraine. Vous êtes prête ?"

A coté, Void s'était retourné vers Sethis, la bouche arquée en un sourire poli.


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Dilica Beodan
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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Lun 08 Déc 2014, 10:21 pm

L'autorité de la mage incompétente fit enfin son entrée. La jeune femme se remit sur ses pieds à son arrivée pour pouvoir apprécier ce qu'elle espérait être un grand mage aux airs d'homme puissant. Pour le coup, elle était un peu déçue du résultat ...
*Apparemment, ils n'ont pas trouvé la formule pour éviter de devenir un vieil hibou dégarni. Par contre, ce vieux papy sait comment s'entourer, il semblerait qu'on trouve de la distraction quand on monte les échelons chez les mages, pas comme ceux avec lesquels j'ai fais route qui sont avec cette foldingue ...*
La tunique du vieillard était cependant clinquante, et Dilica la soupçonnait de n'avoir d'autre fonction magique que l'impression laissée à ceux qui la regardaient.

La joueuse regarda avec un petit sourire la gardienne des lieux se faire renvoyer à sa chambre telle une enfant. Elle le perdit toutefois quand elle appris que l'homme qu'ils avaient accompagné était à ce point blessé qu'il en avait perdu au moins l'usage d'un de ses membres. En effet, les actes de certains acolytes du nain allaient bien trop loin, c'était bien plus grave que ce qu'elle-même n'aurait accepté d'accomplir. Toutefois, la face de rat du furet rencontré plus tôt dans la soirée semblait bien coller avec le profil des agresseurs du dénommé Maltar.

Lorsque l'homme en vint à elle, Dilica sourit au ton relativement bienveillant du vieillard, dont elle ne doutait pas qu'il ai déjà entendu sa précédente description. Elle doutait bien d'être la personne la plus intrigante, mais elle n'en dit rien. Elle se renfrogna à l'arrivée de la femme en face d'elle et à l'explication de celle-ci.
*Trop dur de me demander de m'expliquer, on vient carrément me voler les informations dans le cerveau ... Comment je suis censé marchander mes informations si elle compte me les extraire telle une sangsue ?*

Ne voyant pas d'autre alternative qui lui permettrait de sortir de la battisse en vie, elle poussa un profond soupir - elle commençait d'ailleurs à être à cours de souffle, à force de marquer pareillement sa désapprobation au cours de la nuit. Elle haussa les épaules, et accepta, plantant ses yeux dans celle qui allait la "lire" :
"Allez-y, et grouillez-vous ! Si j'avais eu quelque chose à cacher, je n'aurai pas commencé à préciser que j'avais été employée par vos ennemis. Et comme vous le dites, je n'ai rien d'une mage, aussi j'aimerai que vous ne passiez pas plus de temps dans ma tête que nécessaire, ça m'agace déjà !"

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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Mar 09 Déc 2014, 1:34 am

Un bouffée de colère monta soudainement aux joues du médecin alors que l'insensible gardienne rejeta en bloc sa requête, pourtant judicieuse. Il s’apprêtait à lui lancer une réplique cinglante, bravant la présence intimidante de ses deux gardes du corps, lorsque le dénommé Void fit son apparition, le coupant net dans son élan rageur.

Quand il vit le visage bienveillant du vieillard sortir de la pénombre, Sethis ressentit un étrange pincement au cœur, et quoiqu'il ne se rappelait plus de lui, il était pourtant certain de l'avoir connu auparavant. L'émotion qu'il éprouvait était péniblement aigre-douce, un profond élan d'affection mélancolique, teinté d'une rancœur, tenace, et de déception … Serait-ce … des regrets ?

Il sentit, sans pouvoir le contrôler, une larme se former au coin de l’œil ; le ria secoua frénétiquement la tête comme pour chasser cette importune et recouvrer son calme.

C'était une sensation étrange que de souffrir des sentiments d'un autre temps, d'un autre homme. Jusqu'à présent, jamais le nécromancien n'avait reculé dans sa quête pour découvrir son passé, jamais il n'avait abandonné espoir de trouver enfin qui il était, et pourquoi il était là. Mais à présent qu'il était si proche de la vérité, le doute l'envahissait ; plus sûrement que la nuit rampante effaçant toute couleur de la surface d'Arathiel, la peur voilait ses certitudes et noyait ses espoirs. Peur. Il avait peur. Peur de perdre son individualité. Peur de ployer sous le fardeau d'un homme qu'il n'était pas, qu'il n'était plus. Peur de ce qu'il avait fuit, peur d'être rattrapé …

Sethis était comme paralysé, perdu dans ses pensées, tant et si bien qu'il n'écouta que d'une oreille le Gorria tandis qu'il renvoyait tout d'abord Cyrielle puis Lana et Parchessim, qui délestèrent alors le médecin de son fardeau pour l'emmener – enfin – se faire opérer par des mains expertes.

C'est alors que son regard croisa celui de la magnifique jeune femme, toute d'émeraude vêtue – la plus belle créature qu'il lui avait été donné de voir de toute son existence. Celle-ci, l'espace d'un instant, fugace, avait rivé ses yeux dans les siens, un sourire étrange aux lèvres, avant de détourner le regard, fixant un pan de mur avec un intérêt manifeste. Le cœur du magicien tambourinait à tout rompre, sautant même un battement lorsque Void s'adressa enfin à lui ; détournant à contrecœur son regard de la nymphe enchanteresse, il fit face au vieil homme, son corps se raidissant par réflexe, comme au garde-à-vous.

Il l'écouta avec une attention presque religieuse, sans vraiment comprendre pourquoi, mais avant qu'il ne puisse réfléchir même à ce qu'il allait lui répondre, le souverain de l'école de quartz se détourna de lui pour s'intéresser à Dilica, la jeune femme étrange qui avait accompagné Sethis et son groupe jusqu'ici après leur avoir ouvertement avoué ce pourquoi elle avait été engagée – et par qui. Le nécromancien n'avait cure de ce qui pouvait lui arriver, il avait oublié même jusqu'à sa présence ici, trop préoccupé qu'il était par sa propre situation. Il se ressassait inlassablement les mots du Gorria, comme de peur d'oublier un rêve dont on vient de s'éveiller.

Changé d'avis ? Un cailloux … ? La curiosité dévorante du magicien le disputait à présent à l'inquiétude. Et Maltar dans tout ça ? Sa rencontre avec lui était-elle vraiment une coïncidence … ? Travaillait-il depuis tout ce temps pour l'Ordre ?

Tant de questions se pressaient désormais dans l'esprit de Sethis, pourtant, bien que le Gorria en eu finit avec la voleuse et s'intéressait de nouveau à lui, le nécromancien refusa de sacrifier à la précipitation. Il était exténué, ses jambes, régulièrement parcourues de tremblements et soubresauts, ses yeux rougit de fatigue, le teint cireux, et par dessus tout, les nerfs à vif.

Au prix d'un dernier et immense effort effort pour taire son impatience, il s'adressa à Void d'une voix pleine d'une déférence qu'il ne contrôlait pas :

« Si je puis me permettre, maître Void, croyez bien que j'ai beaucoup à vous raconter, sûrement bien plus encore à entendre, et nul doute que tel serait mon plus cher désir ; la journée à été longue cependant et je souhaiterais si vous le permettez prendre congé pour me reposer. Je m'en voudrais de vous manquer de respect ou d'attention du fait d'une veille trop prolongée. »

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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Mar 09 Déc 2014, 2:03 pm

Tissaya, la magicienne en vert, sortit de sa robe un miroir enchâssé dans un cadre à poignée aux dorures somptueuses. Elle le plaça devant le visage de Dilica.

— "Parlez moi sur un autre ton. Faut-il être sotte pour courroucer quelqu'un qui va entrer par les quatre coins de votre conscience... Taisez-vous maintenant et regardez dans le miroir, et n'essayez pas de lutter.

Dés:
 

Tissaya marmonna une formule en ancien quasiment inaudible et Dilica resta regarder son reflet dans le miroir que la magicienne lui braquait au visage. Rien d'autre de visible ne se passa*


A deux pas de là, Void souriait aux paroles de Sethis. Il aquieça d'un mouvement de tête gélatineux.

— "Oui, vous êtes plus qu’exténués, même un aveugle n'en douterait pas une seconde, dit-il d'une voix elle-même fatiguée. Lô doit percer l'horizon à l'heure où nous parlons... Tissaya ?

— Cette fille ne représente aucune menace, ce n'est qu'une petite voleuse sans envergure, dit la magicienne en faisant disparaître son miroir dans les soies de sa robe émeraude. Je n'ai pas réussi à aller où partout mais j'ai lu le principal. Passons au jeune homme maintenant...

— Oh, ça ne sera pas nécessaire, répondit calmement le Gorria. Je crains que vous ne trouviez rien intéressant dans cette tête là. Et je vous ai déjà conseillé de ne pas utiliser faire plus d'un Miroir dans une même journée. Essayons plutôt de réparer notre accueil frisquet. Eric, menez-les aux chambre des invités. Elles sont tout désignées pour ce genre de situation. Nous ferions bien nous même d'aller prendre les rares heures de sommeil que cette nuit ne nous a pas encore volé."

Sur ces paroles, il adressa un dernier sourire à Sethis et Dilica avant de retourner par où il était venu. Tissaya lui emboita le pas sans demander son reste, mais l'autre magicienne, la prénommée Adèle, s'attarda une pincée de seconde, leur adressa un sourire énigmatique ; un curieux mélange de compassion, de curiosité et de sagesse... Puis elle s'en alla à son tour.

Avant que Dilica ou Sethis n'eurent le temps de dire ou faire quoi que ce soit, un des deux gardes qui les avaient accueillis avec Cyrielle était planté devant eux. Taillé comme un véritable bloc humain, il était beaucoup plus grand qu'eux, des biceps d'une taille extravagante roulaient sous les manches de sa robe grise.

— Je suis Eric, Garde de l'Ordre. Veuillez me suivre s'il vous plait.


Il ne les mena qu'à quelques pas de l'entrée, dans une autre hall étrangement beaucoup moins froid. Ils passèrent un couloir, puis un deuxième qui desservait une série de portes ouvertes. Elles donnaient sur des chambres, toutes plus ou moins identiques. On y trouvait un lit tout simple, une étagère, une chaise et une table de bonne facture. Sur cette dernière dansait la flamme d'une chandelle.

— Ce sont les chambres des invités. Personne ne viendra vous déranger ici, sauf cas de force majeure. Le petit déjeuner est servi tôt le matin, dans le réfectoire qui se trouve tout de suite à droite du hall d'entrée. Bonne nuit.

Il avait parlé comme quelqu'un qui récite un texte par coeur, comme un automate. le garde tourna les talons et les laissa seuls dans le couloir. Il n'y avait pas un bruit autre des pas qui s'éloignaient.
*Dilica, message privé envoyé dans ton Antre.
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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Mar 09 Déc 2014, 10:33 pm

Se remettant difficilement de l'épreuve, Dilica s'appuya au mur pour se remettre des flots par lesquels elle venait de passer. Elle aurait volontiers fait payer cette expérience à la magicienne hautaine, mais il lui semblait évident que celle-ci était en capacité de la foudroyer sur place, sans compter l'aide des ses congénères.
*Une voleuse sans envergure, ça vaut mieux que d'être la putain du vieux schnoque !*

Elle garda un air absent devant l'air intrigant de la seconde jeune femme, réfléchissant aux paroles du vieillard. Elle ne se faisait aucun doute quant aux chambres "toutes désignées pour cette situation". Elle allait être enfermée, peut-être dans une prison confortable, mais une prison néanmoins, à attendre le bon vouloir d'un de ces paradeurs de mages.
Toutefois, ses ressources semblaient bien maigre pour faire marcher arrière maintenant, et elle ne souhaitait en aucun cas retourner dans la zone d'influence de son employeur sans un soutien pour la garder en vie.
Elle se laissa donc guider calmement par le mage Eric, qui était le premier qu'elle pouvait voir de près qui ne semblait pas chétif et maladif. Toutefois, cela semblait se ressentir sur son cerveau, le dernier étant visiblement incapable de l'éloigner du protocole qu'on lui avait fait ingurgiter.

Laissée là avec l'un de ses compagnons de la soirée, peut-être le moins prolixe avec elle, Dilica tenta tant bien que mal de lancer un semblant de conversation :
"Alors, et maintenant ? On attend calmement le petit déjeuner et on mange tranquillement qu'ils souhaitent nous voir ? Ou vous au moins pourrez aller attraper ceux qui ont mis votre ami dans cet état ? Pour ma part, il serait étonnant qu'on me laisse me déplacer à ma guise dans l'endroit, voire de sortir prendre l'air."


Elle se doutait bien qu'il était épuisé, mais elle n'avait pour sa part aucune envie de dormir. La nuit était le terrain de jeu des gens de son espèce, et son esprit bouillonnait trop pour espérer se reposer efficacement. De plus, le plus gros de la pression retombée, les dés attachés à sa ceinture recommençaient à la démanger ...

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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Mer 10 Déc 2014, 12:21 am

Machinalement, Sethis pencha la tête en signe de respect au moment où le Gorria s'en retourna. Il avait tant de chose à lui demander, son esprit bouillonnait de questions, mais un bâillement embarrassant acheva de lui remettre les idées en place. Ses tribulations incessantes l'avaient mis sur les rotules et s'il ne se couchait pas bientôt, nul doute que son corps allait s'écrouler de lui même comme un château de carte.

Ainsi le prénommé Éric, réglé comme un métronome, accompagna la jeune voleuse et le médecin au détours de plusieurs couloirs jusqu'à l'entrée de deux chambres préparées pour eux en l'occasion. Sethis, sans écouter sa comparse, pénétra dans la pièce et referma la porte derrière lui, manifestant ainsi ostensiblement son intention de ne pas engager la conversation avec elle et d'aller se coucher séance tenante.

Arrivé au bord du lit, il ôta prestement sa robe trop large, s'engouffra entre les draps propres et frais, et s'endormit presque aussitôt … Oui, la journée avait été vraiment éreintante …

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MessageSujet: Re: I. Ruée à l'abri    Jeu 11 Déc 2014, 3:23 pm

Dilica se retrouva effarée par l'impolitesse du mage. Ouvrant grande la bouche, elle resta ainsi quelques secondes sans bouger, puis se repris et cria à travers la porte.
"Très bien, couchons les enfants, qu'on puisse vraiment s'amuser !"

Ceci dit, elle tenta de mémoriser l'endroit, puis la joueuse recommença à parcourir les couloirs des mages, seule cette fois, prenant garde à ne pas se faire vraiment discrète. A choisir, elle préférait réveiller toute la bande de pantouflards que de risquer d'être accusée de se sauver de la structure.
Déambulant, la jeune femme cherchait un mage, peut-être de garde, qui serait partant pour une petite partie.

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I. Ruée à l'abri

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