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 Conte Ac☆demy

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Yla
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Messages : 3678
Date d'inscription : 30/10/2013

MessageSujet: Conte Ac☆demy   Ven 29 Jan 2016, 2:13 pm



Bonjour à tous !

Après avoir exploré les plus profondes abysses des archives de la v2 d'Arathiel, nous avons retrouvé — entre autre — une grand recueil de contes et de légendes. Il y en a beaucoup, et tous ne sont pas bon à reprendre. Mais plutôt que d'entreprendre une longue réhabilitation de ces textes, nous avons pensé que vous pourriez choisir quels Contes méritent d'être gardés.

C'est donc le moment de prendre vos portable et d'envoyer un SMS au 3615 arathiel.


Copie le code suivant, et gagne peut-être un chèque cadeau de 500 Xp et un séjour d'une semaine à Falryn.*

Code:
<spoiler>[b]Contes à garder[/b] : x ; x ; x ; x ; x </spoiler>
Remplacer "x" par les numéros des Contes, cinq choix maximum

La moitié des Contes qui remporte le plus de points sera conservée et présentée sur le site, l'autre retournera dans les oubliettes les archives.

1

La légende du Darbu Blanc


Il existe sur les terres d'Arathiel, un animal mythique qui, selon les vieilles croyances, apporte bonheur et prospérité à celui ou celle qui croise son chemin.
Bon nombre de récits de chasseurs ou autres forestiers rapportent que cet animal arpente les forêts du continent depuis plusieurs siècles.
Nombreux sont les individus, avides de richesses, qui ont tenté de le capturer.
L'un d'entre eux, Elnan Carter, était un des plus grands chasseurs du continent.
Pas un animal n'avait été chassé par cet homme. Il arborait autant de trophées chez lui que tous les chasseurs réunis.
Sa soif de proie nouvelle le conduisit naturellement sur la piste du Darbu Blanc. Sa vie ne fut plus que traque et recherche. On dit qu'il en devint fou et mourut d'épuisement. Mais les personnes qui affirment avoir vu l'animal mythique, affirment avoir entendu la voix d'Elnan Carter résonner dans les bois, hurlant sa rage et sa volonté de tuer la bête.



2

Les Guerriers Écarlates


Il y a bien longtemps, vivaient sept frères et leurs deux parents, dans un contrée paisible. Fermiers de leur état, ils vivaient en tranquillité dans leur demeure familiale. Jusqu'au jour où, un groupe de cavaliers perfides mirent à sac la ferme et pillèrent les lieux. La mère fut violée puis assassinée sous les yeux impuissants de ses touts jeunes fils. Le père, furieux de tristesse tenta de lutter mais en vain. Il fut tué à son tour. Les guerriers laissèrent les enfants dans la maison et y mirent le feu avant de s'en aller.
Les sept frères parvinrent à échapper aux flammes et jurèrent de venger leurs parents dussent-ils périrent à leur tache.
Les années passèrent et les jeunes frères grandirent. Ils se formèrent aux arts de la guerre et au maniement des armes, leur colère croissant de jour en jour et leur soif de vengeance guidant leur existence.
Après avoir arpenté tout le Royaume, ils retrouvèrent les criminels et les tuèrent un à un, se délectant de leur mort et de leur souffrance. Le sang coula à flots ce jour là et les armures des frères furent recouvertes du liquide écarlate. Mais hélas, la flamme de haine continua de consumer leur âme et ils ne furent aucunement rassasiés par cette vengeance. Leur douleur était si forte qu'ils durent se résigner à mettre fin à leur jour en se plantant chacun leur épée dans le cœur.
Mais le repos éternel n'est pas si facile à trouver et depuis ce jour, on dit que les "Guerriers Ecarlates" arpentent les plaines en tuant sans merci ceux qui croisent leur chemin afin d'éteindre la flamme vengeresse qui sommeille en eux.




3

Les grottes des milles échos


Chez les Troubadours, et les artistes, circulent cette légende... Elle parle d'une grotte mystérieuse, située sur la côte au nord de Baldia, dont l'étrange pouvoir fait que chaque note, chaque chant émis dans cette grotte revient à l'infini, dans un éternel écho. On raconte que les plus grands bardes et troubadours auraient créés leur plus belle mélodie dans cette grotte. Seules les oreilles les plus entraînées sont capable de discerner des notes ou des mélodies dans la cacophonie qui y règne, mais on raconte que ceux qui y parviennent arrivent à créer des chants d'une incroyable beauté.




4

La légende du Maître d'arme


On raconte qu'il existe, quelque part dans le désert, un homme serpent très âgé qui serait passé maître dans l'art de manier les armes, et particulièrement les armes d'hast. Cet être, d'après les rumeurs, aurait un sens profond de la Justice, aussi grand que celui d'un Juste. De nombreux témoignages de marchands parlant d'un homme serpent armé d'une arme étrange, croisement d'une hallebarde et d'une épée, qui les aurait sauvés de bandits. On raconte aussi que ce Smilly accepterait d'entraîner quiconque chercherait à défendre les opprimés face aux injustices..




5

La mort du compositeur


Il était une fois un grand compositeur nommé Johan Malenbourg. C’était incontestablement le plus grand écrivain de tout Arathiel. Il était si doué que tous les musiciens du pays venaient lui rendre visite pour qu’il leur compose une chanson. Johan était aussi magicien à ses heures, et on raconte qu’Yla elle-même l’inspirait.
Mais, alors âgé de vingt-cinq printemps, Johan contracta une terrible maladie incurable. Cette tragédie fit pleurer le pays entier, mais le compositeur ne voulait pas mourir. Méthodiquement, il employa ses dernières forces à trouver un moyen de vaincre l’inévitable. Quelques mois plus tard, alors qu’il était sur son lit de mort, il disparu sans laisser de trace. Comment quelqu’un qui allait mourir pouvait-il s’évanouir dans la nature ?

Bien des années plus tard, le neveu du compositeur fouillait dans les affaires de son défunt oncle. Il y trouva une partition sans nom, écrite avec du sang. Intrigué, le neveu s’empressa de jouer le morceau. Alors qu’il jouait, l’histoire raconte qu’il voyait devant lui défiler la vie complète de son oncle. La partition fut analysée et étudiée par les plus brillants magiciens, mais aucun ne parvint à expliquer ce mystère. Johan avait trouvé le moyen de vivre dans son propre passé.




6

???


« Voici une histoire qui se conte au coin du feu, lorsque la nuit est installée depuis des heures et qu'Yla fait pleuvoir sa pâle lumière sur Arathiel. Une histoire à laquelle on croyait dans le temps, mais qui s'est perdue dans les brumes depuis. Désormais, elle n'est plus qu'un passe-temps. Un divertissement vite oublié. Sa véritable signification s'est perdue. Ce qu'était la chose au départ également. Et cependant, obstinément, on continue de l'évoquer pendant les longues nuits de la saison d'Yla.

Amélie était une enfant qui vivait dans un village reculé, enfoncé au fond d’une vallée verdoyante, perdue loin à l'ouest du monde. Peu fréquenté et oublié même des cartographes les plus éminents, seul le hasard conduisait les voyageurs égarés sur les vestiges de la route qui menait à lui. Un petit amas de maisons sans histoire qu’on oubliait dès qu’on l’avait quitté, c’était tout... La réunion d’à peine une dizaine d’âmes qui se soutenaient tant bien que mal lorsque la saison d'Yla venait. Et parmi elles, l'enfant, celle qui faisait la joie de ses parents. Celle que tout le monde trouvait adorable avec ses épais cheveux blonds qui encadraient un visage aux traits fin dans lequel brillaient deux yeux d’un bleu profond et son caractère assorti à son physique, rayonnant, charmant, angélique... Celui d’une petite fille heureuse de vivre, et heureuse de donner aux autres.

C'était la saison dragonienne, et la forêt proche était emplie de couleurs. L’enfant était parti dans les bois pour ramasser quelques-unes des feuilles tombées du ciel. Elle se baladait joyeusement, courant sur le tapis orange qui recouvrait la terre, s’arrêtant pour contempler les merveilles de la nature, rêvant déjà au moment où elle pourrait offrir ses trouvailles à sa mère. Cette dernière qui lui avait répété mille et mille fois de rentrer avant la nuit, et dont l’enfant, tout à sa joie de gambader parmi les feuilles rouge et or, avait déjà oublié les paroles. Tandis qu’Amélie courait et dansait entre les troncs des arbres plusieurs fois centenaires de la forêt Lô se couchait, étendant ses couleurs flamboyante sur la végétation, allumant mille brasiers dans les feuilles des chênes et des érables.

Un vent froid et mordant se leva, et la petite fille, figée dans son élan, commença à trembler... Il faisait noir, la nuit était tombée. Si l’enfant ne s’en était pas rendu compte avant, maintenant il en avait pleinement conscience. La forêt d’ordinaire bruyante était plongée dans le silence le plus total. Aucun bruissement de feuille, pas un cri d’un quelconque oiseau partant pour sa chasse nocturne, nul fourmillement d’insecte se frayant un chemin à terre ne venait déchirer le voile qui venait de s’abattre. Amélie, qui ne s’était jamais trouvée en-dehors du village aussi tard, ne comprenait pas ce qui se passait. Même si elle n’avait aucune idée de ce que devait être la nature la nuit, elle sentait que le silence n’était pas dans l’ordre des choses. Le frisson glacé de la peur parcourait la colonne vertébrale de la fillette. Paniquant, elle tenta de retrouver le chemin de sa maison, mais c’était peine perdue. Elle s'était égarée en courant après les feuilles portées par le vent. Elle tournait en rond, courant et marchant tour à tour. Amélie cherchait en vain un élément qu’elle reconnaîtrait, mais tout semblait différent à la lumière d'Yla. Elle s’accrochait cependant à cette idée, et ce depuis plusieurs minutes quand soudain elle entendit le cri d'un enfant. Pendant quelques instants la petite fille resta pétrifiée sur place. On aurait dis un cri de douleur... un cri qui contenait une détresse authentique. L’enfant avait peur, mais il y avait une possibilité pour que la personne qui avait crié sache comment retourner au village. Et même si ce n’était pas le cas, Amélie ne laissait jamais personne dans le besoin, comme ses parents le lui avaient appris. S'ils avaient su à quoi cela finirait par mener leur fille, ils auraient peut-être gardé ce genre d’enseignements pour eux. Mais ils ne savaient pas ; ils ne pouvaient pas avant qu’il ne soit trop tard pour leur enfant.

Au bout de quelques instants elle arriva dans une clairière. Lô ayant désormais totalement fait place à sa sœur, l'endroit était baigné dans l'ombre. Il y avait aussi une petite mare dont l’eau était parfaitement immobile, pas une seule ride à la surface. Rien ne semblait pouvoir briser la tranquillité des lieux. Sauf qu’au milieu, il y avait une forme agenouillée par terre. Elle était prise de tremblement, comme si elle sanglotait. Ce devait être elle qui avait poussé le cri. La petite fille, qui avait toujours fait preuve d'une gentillesse qui se confondait avec la naïveté, s'approcha et posa sa main, dans un signe de réconfort, sur ce qu'elle supposait être l'épaule de la forme. Cette dernière était petite... Amélie resta quelques instants ainsi, gênée, sans savoir quoi faire ensuite. Mais ces préoccupations ne l'occupèrent pas bien longtemps. Soudain, une onde parut se propager dans l’air. L'enfant pris peur, retira brusquement sa main et fis précipitamment plusieurs pas en arrière. Alors, la silhouette se redressa. Elle était plongée dans l'ombre, aussi la petite fille ne pus voir qu'une chose de son visage : deux grands yeux jaunes.

Un nouveau tremblement dans l’air.

La petite fille poussa un hurlement et la créature s'approcha, jusqu'à être éclairée par un rayon de lune. Elle ressemblait en tout point a un elfe, mis a par que sa peau était noir et ses cheveux blancs. Une drow. Et un autre détail, un tout petit détail qui prenait ici toute son importance : ses yeux jaunes étaient ceux d'un animal. L'enfant était paralysée par la peur. Elle regardait la créature... qu'une ondulation parcourut à nouveau...

Les traits, la taille, tout se modifia en cette chose... qui devint en tout point semblable à Amélie. Si ce n'était ses yeux jaunes, elle lui était parfaitement identique. Alors, la seconde fille s'avança vers la petite apeurée et tendis un bras vers elle. Ses yeux étaient irrésistibles. La petite fille ne put que tendre elle aussi le bras vers celle qui lui ressemblait tant.

Alors que la main attrapait le bras de l'enfant fascinée, les ongles se transformèrent en griffes, le bras menu en patte velue, le sourire aux dents blanches en une gueule béante dont dépassaient des crocs d'une taille terrifiante. Mais la petite fille ne voyait rien de tout ça, juste les yeux, ces yeux irrésistibles... La créature semblait maintenant mi humaine, mi animale. Mais étais-ce là sa véritable apparence ? Ou une autre de ces étranges transformations ? Est-ce que seulement cette chose avait une apparence habituelle ? Si elle n’avait pas été aussi jeune, peut-être que l’enfant se serait posé ces questions. Mais elle l’était, et de plus il n’y avait maintenant plus que l'éclat jaune du regard de la bête qui comptait.

Puis la patte sembla fondre... et commença à recouvrir le bras de la petite fille d'une traînée bleue irisée. Comme si elle l'absorbait. Mais il s'avéra que ce que la créature absorbait, c'était les émotions de l'enfant. Comme si elle voulait elle aussi connaître ce genre de chose, les sentiments, la joie et tout le reste.

La petite fille les sentait disparaître. Elle perdit d'abord sa peur. Puis l'amour qu'elle portait aux personnes de son village. Elle tenta de se débattre, mais peine perdue. Des larmes d'impuissance se mirent à couler sur son visage. Et puis, plus rien. Les gouttes s'enfuirent en même temps que le reste de ses sentiments, de ses émotions. Elle n'était plus qu'une coquille vide. La créature avait disparue en même temps que le reste.

Tout ce qu'elle sentait, c'était le manque en elle.
Elle tomba à genoux sur le sol et cria.
Des bruits de pas...
Une enfant lui posa la main sur l'épaule.
Un tremblement dans l’air.
Elle se leva.
Elle était très grande maintenant.
Elle fixa la petite fille de ses yeux jaunes.
Elle avait un vide en elle.
Cette petite fille avait ce qu'il lui fallait. »




7

La Dame de Durin


Une vieille légende conte que lorsque Yla, ronde et pleine, se reflète sur la mer de Durin, les petits curieux présents assistent à la renaissance de la Dame de Durin. Il s’agit d’une jeune fille prisonnière des eaux, ensorcelée par Nature et privée de son nom pour avoir désobéit. Voici maintenant plus d’un siècle que Nature lui offre l’occasion de se repentir une nuit par saison. Pour retrouver son nom et sa liberté, elle devra retrouver le présent que Nature lui avait fait. Depuis ce temps, chaque fois qu’Yla est ronde, on peut entendre aux abords de la mer, les longs sanglots de la belle pleurant son infortune et son honneur perdu…





8

Le trésor de Fir Liaronde


On dit que c’est quelque part dans l’archipel d’orient que Fir Liaronde, pirate de son état, a caché le plus fabuleux des trésors connus à ce jour. On raconte que le sous-sol de l’une de ces îles était le repère de Fir où il a amassé toute une vie de pillage. Aujourd’hui mort, le trésor appartient à ce lui qui mettra la main dessus. A la taverne de l’Ivre Sirène à Baldia, un homme saoul du soir au matin et du matin au soir, dit savoir comment se rendre dans le repère de Fir Liaronde…




9

La larme d’Yla


Il y a bien longtemps, à l'orée d'une lointaine forêt, vivait un bûcheron et son fils. Veuf depuis quelques années, l'homme était un peu bourru et solitaire, ne sachant pas vraiment comment montrer son amour à son unique enfant...

Le bûcheron, nommé Dierrik, partait chaque jour au cœur de la forêt pour abattre des arbres d'une essence rare et précieuse. Et, comme à chaque foi, il refusait d'emmener son fils, Rub, prétextant que la forêt était dangereuse pour un si jeune garçon. Et ce matin-là, encore une fois, ce fut la même scène qui se répétait, inlassablement.

"Mais, père, je suis bien assez grand pour venir avec toi !" Implora Rub.
"Non, mon fils. Il faut que tu restes à la maison." Répliqua Dierrik.

Le ton du bûcheron était sans équivoque car son instinct de père lui soufflait qu'il faille protéger sa progéniture. Docile, le garçon céda, comme toujours. Ainsi, l'homme s'enfonça dans la forêt, sa hache sur l'épaule et une chanson aux lèvres. Son fils tendait l'oreille pour entendre les paroles mais, une fois encore, il n'y arriva point.

Rub n'avait pas d'amis, vivant trop loin du village. Il ne quittait guère la proximité de sa maison, obéissant aux directives de son père. Pour s'occuper, il se chargeait des menues tâches ménagères avant de flâner dans le petit potager ou le long de l'orée du bois. Jamais il ne franchissait la limite car son père disait que la forêt était le domaine d'esprits follets insouciants et d'êtres faisant perdre l'esprit aux imprudents.

Alors que l'enfant admirait une fleur pâle et délicate poussant sur une portion de sol pourtant sèche et dépourvue de vie, il entendit un rire cristallin et léger. Levant la tête, il vit une jeune fille aux longs cheveux noirs et aux yeux sombres. Elle lui adressa un sourire et Rub sentit son cœur s'emballer. Elle était si belle.

"Bonjour, mon jeune ami" lui dit-elle de sa voix mélodieuse. "Qu'admires-tu ainsi ?"

L'enfant, troublé, ne su que répondre car, si l'instant d'avant, il contemplant la beauté farouche de la fleur, désormais, il était captivé par celle de cette inconnue. Il bafouilla quelques mots, faisant rire à nouveau la jeune fille. Elle s'approcha de lui, d'un pas léger, faisant onduler sa robe couleur de nacre.

"J'admirais la beauté de cette fleur..." Commença Rub. "Mais vous voyant ici, je crains que votre présence n'éclipse son charme tant le vôtre est grand."

Le teint de la belle, pourtant si clair, tira alors sur une couleur charmante. D'un geste, elle tira de nulle part une pomme à l'allure délicieuse et la tendit à l'enfant. Ce dernier la prit, la remerciant vivement.

"J'aimerais te compter parmi mes amis car personne ne m'a fait si beau et si sincère compliment de toute ma vie" chuchota l'inconnue.

L'enfant, trop heureux de se faire une amie, accepta de bon cœur et c'est ainsi qu'ils s'en allèrent, main dans la main, dans la forêt. Car la belle voulait que son ami poète puisse à nouveau tisser des merveilles de mots en contemplant la magnificence de son royaume. Et de la forêt, le soir venu, il ne revint pas.

Dierrik, revenu bredouille de sa recherche d'une essence rare, prit grand' peur de l'absence de son unique enfant. Il craignit d'abord qu'un vil brigand ne l’ait enlevé mais, si cela avait été le cas, n'y aurait-il point eu de témoins inertes de cette lutte ? Alors, la colère se mêla à son inquiétude car il devina que Rub était entré dans la forêt. Abandonnant sa fidèle hache, il s'enfonça à nouveau entre les arbres et cria le nom de son fils.

Nul ne répondit à son appel. La nuit recouvrait tout et transformait la magnifique forêt en un lieu inquiétant. Chaque bruit, chaque mouvement, chaque souffle pouvait être l'annonce de la fin pour le brave bûcheron.

Un bruissement trahit l'approche d'un habitant de la forêt, effrayant l'homme qui ne pouvait plus retenir ses larmes de chagrin. Il fit alors face à un vieux loup qui l'observa avant de se poser sur son céans.

"Que t'arrive-t-il, bûcheron ? Pourquoi pleures-tu ainsi ?" demanda le loup, sans une once de méchanceté dans la voix.

"Mon enfant chéri a disparu ! Je l'ai perdu à jamais car il est entré dans la forêt !" répondit l'homme, la voix tremblante, avant de se prendre la tête entre les mains. "Je lui avais pourtant défendu d'y entrer car nul ne sait quel danger s'y trouve..."

L'animal, doté d'une grande sagesse, posa une patte sur le genou de l'homme, agenouillé par terre et pleurant sans cesse.

"L'homme seul est capable de croire que la forêt est dangereuse. Il ne s'y trouve que les dangers que l'on y apporte, ami."

Dierrik releva la tête et caressa le loup. Il respectait la forêt et ses habitants, ne chassant que pour apaiser sa faim et n'abattant pas plus d'arbres qu'il ne lui en fallait. Souvent, il en replantait bien plus qu'il n'en avait coupé et, toujours, pleurait la mort des proies dont il prenait la vie. Le loup prit la main de l'homme dans sa gueule, avec douceur.

"Ton enfant est avec la Dame. Viens, ami" dit le loup.

Docile, le bûcheron suivit l'animal à travers les branches basses et les buissons. Ils dérangèrent une belette en chasse ainsi qu'une chouette avant d'arriver à une clairière. Dierrik fut alors subjugué par la beauté du chant qu'il entendit. Jamais il n'avait écouté si belle voix. Douce et apaisante.

Assis sur un rocher, il vit Rub qui dévorait du regard une jeune fille dont la beauté ne semblait avoir d'égal. Il s'approcha et ne pu se retenir de prendre son fils dans ses bras, le serrant fort contre son cœur. L'enfant rendit son étreinte à son père, heureux de le revoir et penaud de l'avoir tant inquiété.

Alors, la jeune fille qui avait semblé si gaie prit une expression d'une infinie tristesse. L'aube n'allait plus tarder.

"Mon ami, je dois te quitter car ma demeure n'est point ici mais dans le ciel. Tu ne quitteras jamais mon cœur mais je verserais une larme pour chaque pensée que je t'accorderais" fit-elle, embrassant l'enfant sur le front. "Je me nomme Yla et je te rends à ton père qui t'aime plus que tout au monde."

Dierrik sentit sa gorge se serrer tandis que son fils sanglotait. Au fond de leurs cœurs, ils savaient que jamais plus ils ne reverraient la belle dame de la forêt, Yla. Mais, quand cette dernière versa une larme et qu'elle toucha le sol, une pâle et délicate fleur naquit. Rub sécha alors ses larmes car il saurait qu'Yla ne cesserait jamais de penser à lui tant qu'il pourrait voir l'une de ces fleurs.

L'homme et son fils rentrèrent ensuite chez eux, ramenant avec eux la larme d'Yla. Depuis ce jour, Dierrik ne quitte jamais sa maison sans son fils et, ensemble, ils visitent la forêt et témoignent de leur amour pour la pâle et belle dame aux larmes magnifiques...



10

???


Une histoire… Hum… Laquelle ? Cherchons au fond de mon esprit un récit ancien… Un récit digne d’une dernière prestation…

Jokaris s’inclina devant son seigneur puis alla lentement se placer au centre de la salle. Chacun de ses pas étaient mesurés, il s’imprégnait de son environnement, tenant toujours son verre de vin à la main, il se perdit quelques instants dans la contemplation du liquide rouge qu’il contenait.

Cette couleur… Elle me fait penser à quelque chose… Oui !!! Voilà, j’ai trouvé… Le Lac Sanguin.

Il ponctua sa pensée d’une pirouette. Prenant une inspiration, il commença :

« Mon Seigneur, Messires, Mesdames, laissez moi donc vous conter une histoire ancienne, celle du Lac Sanguin. »

Il couvrit son visage de ses mains…

« On parlait jadis de ce lac, mais voilà déjà quelques temps que ce dernier n’est plus apparu à nos yeux. De nombreux hommes sont venus abreuver ces eaux, et non l’inverse. On ne sait où il se trouve, mais il a déjà été vu en de nombreux endroits. »

Alors que toutes les personnes rassemblées en ces lieux restaient pendu à ses lèvres dans l’attente qu’il débute enfin son récit, que l’on sache ce qu’avait de particulier ce lac. Jokaris s’élança sur une table, s’agenouillant face à un jeune courtisan, il lui parla avec un ton de conspirateur, mais de manière à ce que tous puisses entendre.

« En fait cette histoire est composée d’une multitude de récit… »

Un salto arrière plus tard, il se promenait à nouveau, allant de table en table, tout en débutant réellement son récit.

« Un jour, alors qu’une triade d’assassin, partie en mission dans le lointain, traversait une forêt, il tombèrent sur ce petit lac. Chacun d’entre eux fut frapper par la couleur de ses eaux, et comme la nuit tombait, ils décidèrent de s’arrêter ici pour se reposer. Organisant rapidement les tours de gardes chacun prit sa place. »

Il se saisit d’un couteau. Et se mit à imiter l’homme qui prenait son tour de garde.

« Attendant au coin du feu depuis près de deux heures, il finit par entendre un bruit de remous dans l’eau, c’est alors qu’il vit en face de lui, de l’autre côté du lac, un homme. D’un bond, il se remit sur ses jambes et tira sa lame. L’autre fit rapidement le tour pour arriver jusqu’à lui. Notre assassin ne perdit pas un instant pour se jeter sur l’intrus. Ils échangèrent de nombreux coups qui finirent par réveiller les deux autres. »

Le bouffon imitait le combat, sautillant à travers toute la salle, brassant l’air avec son couteau.

« Alors que les trois assassins s’apprêtaient à se débarrasser de leur adversaire, deux nouveaux êtres apparurent, chacun des membres de la triade se choisit un vis-à-vis et une série de duel commença. Le combat durant longtemps, lorsque l’aube se leva, elle trouva nos six hommes épuisaient. Mais surtout… »

Ponctuant cette coupure d’un sourire, il laissa l’impatience de son auditoire monter, puis il reprit.

« Les combattants se ressemblaient deux à deux comme des gouttes d’eau, chaque membres de la triade possédait sa copie. Ce fut d’abord la stupéfaction qui se lut sur leur visage, puis une crainte, qui était le vrai ? Qui était le compagnon d’arme avec lequel ils faisaient équipe ? »

Il but une longue gorgée de vin puis se resservit une nouvelle coupe.

« Une nouvelle série de combat s’engagea alors, chacun combattant avec son double contre les autres... Mais! L’épuisement entraina de nombreuses erreurs, et tous tombèrent rapidement sous les coups de lames de leurs anciens frères d’arme... Le dernier survivant succomba peu à près de ses blessures… Nul n’entendit plus jamais parler d’eux… »

Un mage était présent dans la salle, Jokaris se porta à sa rencontre.

« Un de vos confrères eu lui aussi affaire avec ce Lac. »

Jokaris se saisit alors de trois torches et se mit à jongler avec.

« Je vais désormais vous parler de Harzum Kadhum, un mage de feu, et de sa rencontre avec ce lac. »

Il alternait les mouvements, croisant, décroisant les flammes dans les airs. Le seigneur fit éteindre plusieurs autres torches dans la salle de sorte que notre bouffon soit la plus importante source lumineuse.

« Un jour dans un petit hameau, un enfant revint en courant, annonçant que le petit bois voisin était en feu. Tous les villageois s’organisèrent et plusieurs partirent pour voir l’étendue des dégâts. Ils ne purent s’approcher de la source directe de l’incendie, mais ils entendirent de nombreuses incantations et le sifflement de boules de feu. »

Le mouvement des torches éclairait par intermittence le visage de Jokaris.

« Il s’agissait de notre mage qui affrontait autour de ce lac son double, un joli duel, au cours duquel tant de magie avait était invoqué, qu'en ce lieu et ses alentours tout est encore chargé de magie. Elle en est presque palpable.
Harzum ayant compris que son vis-à-vis n’était autre que lui-même, il s’attaqua alors à son point faible, une crainte de la glace. Se remémorant un vieux sort de glace, il s’employa à invoquer sa magie. Puis accompagnant le geste à la parole il lança son sort. Il savoura la vision de son homologue entrain de geler sur place. Il sentit lui-même un grand froid le parcourir, mais il mit cette sensation sur le compte de sa hantise du froid. Se tenant face à son image de glace, il la contempla durant quelques instants avant de la briser d’un grand coup de bâton. La sensation de froid se fit alors beaucoup plus présente et à son tour il vola en éclat… »

Le bouffon sourit.

« Eh oui !!! Nul ne peut échapper au Lac Sanguin. »

Il reposa les torches tout en exécutant quelques acrobaties, et poursuivant son récit :

« Le nom de ce lac, ne vient pas seulement de sa couleur, mais de la substance qu’il contient… Du Sang ! En effet, chaque fois qu’il fait de nouvelles victimes, ces-dernières sont retrouvés vidées de l’intégralité de leur fluide vital. »

Il aspira l’intégralité de son verre, et le montra à ses spectateurs alors qu’il était désormais vide.

« Nombreux sont les aventuriers qui ont abreuvé ce lac. Mais j'ai mentit en disant que nul ne pouvait lui échapper, en fait une seule personne a survécu à celui-ci, il s’agit d’un juste... Mais on ne sait que peu de chose sur lui... »

Prenant un ton beaucoup plus marqué de sagesse, il entama la dernière partie de son conte.

« C’était il y a bien longtemps déjà, comme tous, il tomba sur ce lac par hasard, alors qu’il poursuivait un groupe de brigands. Décidant de s’accorder une pause dans sa chasse, il installa son bivouac. Et c’est durant son repas que sortit du lac son image. Le ciel était sombre en ce jour, et il ne se reconnut pas directement. Il interpella son vis-à-vis pour se renseigner sur la raison de sa présence ici. Ce dernier lui répondit de même.
Alors, s’en suivit une discussion brève, qui aboutit au fait que les deux hommes étaient ici pour les mêmes raisons. Une proposition fut faite par le juste à son double, que ce dernier accepta. Marquant leur accord d’une poignée de main. »

Un rictus apparut sur le visage du bouffon.

« C’est alors que notre homme s’aperçut que son nouveau partenaire n’était autre que sa copie parfaite. Se figeant, il ne sut comment réagir… Puis vint la question : Qui êtes-vous ? L’autre ne lui répondit qu’une chose : Toi… »

Le silence se fit dans la pièce, tous attendaient la suite, mais Jokaris prenait son temps, sirotant son vin. Finissant par jeter son verre vide sur une table, il éclata de rire.

« Voilà ce qui se passa chez le juste, il rit et ce durant un long moment, son homologue fit rapidement de même. Puis serrant son autre lui dans les bras, il le sentit fondre, se plonger en lui.
Stupéfait, il se sentit regorger de vitalité. Dans sa tête résonnèrent les mots suivant : Nul n’est vraiment seul en lui, tu t’es accepté et tu as fait le bon choix. »

Il avait repris deux torches et s’était lancé dans une danse étrange, jouant sur la luminosité.

« Dans le monde des ténèbres, on craint encore aujourd’hui ces deux hommes qui n’en font qu’un et qui surgissent parfois pour frapper en son cœur... »

Accélérant le rythme de sa danse, il semblait parfois en deux endroits, il ponctua son récit :

« On ne peut se vaincre, il faut s’accepter. »

Il frappa les deux torches l’une contre l’autre, illuminant la pièce d’étincelle



*Voir les conditions en magasin.


Dernière édition par Ust'tlu (MJ) le Ven 29 Jan 2016, 5:17 pm, édité 1 fois
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Ash'ham
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MessageSujet: Re: Conte Ac☆demy   Ven 29 Jan 2016, 3:25 pm

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Ash'ham, Elfe.
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Eventorn (MJ)
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MessageSujet: Re: Conte Ac☆demy   Ven 29 Jan 2016, 3:29 pm

Si vous vous en sentez l'âme n'hésitez pas à les réécrire car ils sont très flous et souvent hors contexte. Traitant plus d'anecdotes liées a un conte, au lieu de raconter eux même.

Dans tous les cas merci de votre participation Wink
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Gorfag
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MessageSujet: Re: Conte Ac☆demy   Mer 17 Fév 2016, 6:02 pm

Contes à garder : 1 ; 3 ; 4 ; 8 ; 6

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Lob Nor
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MessageSujet: Re: Conte Ac☆demy   Jeu 18 Fév 2016, 4:25 pm

1 ; 3 ; 6 ; 7 ; 9 Smile

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MessageSujet: Re: Conte Ac☆demy   Jeu 18 Fév 2016, 11:04 pm

Contes à garder : 2 ; 4 ; 6 ; 8 ; 10

La 8 sens bon l'or frais, ça vaudrait bien une p'tite aventure. kimouss!

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Kepesk
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MessageSujet: Re: Conte Ac☆demy   Mar 23 Fév 2016, 11:34 pm

Contes à garder : 2 ; 4 ; 6 ; 7 ; 9

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Lihuzane
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MessageSujet: Re: Conte Ac☆demy   Mer 24 Fév 2016, 6:26 pm

Contes à garder : 1 ; 4 ; 8 ; 9 ; 10

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