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 3 - Kepesk : Nature, la Passagère

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Smil (MJ)
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MessageSujet: Re: 3 - Kepesk : Nature, la Passagère   Dim 25 Sep 2016, 4:18 am

Les sanglots s'arrêtèrent subitement, et Kepesk vit les ombres s'immobiliser. L'une d'elle sembla regarder dans ta direction, lente, immobile. Et puis elle bougea, se dégageant avec douceur de sa compagne, l'apportant sur le sol mouillé. Elle se leva ensuite, grande et élancée, et silencieusement, s'approcha de ses propres barreaux. Une main bleue vint toucher le métal, juste posée, évitant les barbelés.

Aroan le regardait, ses yeux rouges d'avoir trop pleuré, un sourire triste sur le visage. Il était blessé lui aussi, des contusions sombres apparaissant sur son corps et les arêtes de son visage. Il te dévisagea un moment avant d'entamer d'une voix douce :

"Personne ne sais où nous sommes vraiment. Une prison, certainement, contrôlée par des Anciens. Mais ailleurs..."

Un mal de crâne fulgurant attaqua Kepesk à cet instant, la vision de son ami derrière les barreaux le ramenant au combat précédent, à son horrible expression, et à l'ancien étrange l'ayant combattu. Il se rappelait la prison. Il ne s'en rappelait pas. Étais ce avant le combat ? Après ? Ses souvenirs s’emmêlaient dans sa tête, comme s'ils luttaient. Il entendit un gémissement étouffé, comme si la douleur s'exprimait.

Aroan se retourna, examinant avec une certaine détresse son compagnon de cellule. Ses yeux revinrent à la rencontre de Kepesk.

"Nous sommes là depuis une éternité. Des semaines peut être... Peut être un mois... Nous t'avons vu être transporté dans cette cellule, il y a quelques heures je dirais... Impossible de connaitre le passage du temps dans ces profondeurs... Je vois que tu es Draconide. Viens tu de Kanarath ? Mon amie et moi venons d'Hiloroth, la capitale humaine..."


Aroan ne le reconnaissait pas. C'était normal, ils ne se connaissaient pas. Non, ils se connaissaient. Ils s'étaient rencontré dans une taverne, alors que Kepesk rencontrait l'homme de main d'Hélias. Étais ce vraiment à la taverne qu'ils s'étaient rencontrés ? Quel était cet étrange sensation de rencontre alors ? Qui lui prenait le ventre et l'esprit ? Le connaissait il ? Ne le connaissait il pas ?

Aroan le regardait étrangement. Il se pointa du doigt.

"Je suis un Ancien. Mais différent de nos ravisseurs, ma cité n'a pas de prison. Mon amie est une Smilly."

Il passa sa main sur son front... Comme l'Ancien. La prison n'existait pas. Mais il était là. Il n'y avait pas de prison, juste un ancien temple. Il était en prison et avait mal au crâne. Une vieille cité mortuaire, des connaissances cachées, des inscriptions. Rien sur les murs, Aroan ne le connaissait pas. L'expédition. Il avait quitté son navire avec ses hommes. Et Aroan. Non. Sans Aroan. La douleur l’empêchait de réfléchir. Ses souvenirs étaient contradictoires, se superposaient...

"Est ce que tout va bien ? Tu es resté longtemps immobile. J'ai cru que tu étais mort. Mais ils ne nous tuent pas."

Aroan le regardait avec sa bonté naturelle, malgré l'état épouvantable de son corps. Il n'y avait pas une once de haine dans son regard. Était il seulement réel ? Est ce que cet endroit existait réellement ? L'autre Aroan n'avait pas été réel, mais son navire l'avait été. Étais ce l'inverse ?

Son crâne hurlait de douleur.
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Kepesk
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MessageSujet: Re: 3 - Kepesk : Nature, la Passagère   Jeu 29 Sep 2016, 1:57 am

Bon, c’était une bonne chose. Les deux personnes qu’il y avait dans l’autres cellules semblaient parler la même langue que lui. Ils pourraient sûrement communiquer ensemble et peut-être que le Capitaine serait capable de les raisonner pour qu’ils lui offrent des informations qui lui permettrait de savoir ce qu’il devait faire durant cette épreuve. S’échapper semblait être la piste la plus normale … mais il s’inquiétait des répercussions avec un corps comme le sien.
 
Lorsqu’il reconnut le visage qui se tourna vers lui, Kepesk ne put s’empêcher de reculer de quelques pas en reconnaissant Aroan. S’il n’avait pas aussi mal à son ancienne blessure, il aurait sûrement mis la main sur la bouche n’y croyant pas, mais son corps avait besoin de lui. Ce n’était pas normal … à moins que … C’était trop d’information qui lui venait d’un coup. Plusieurs flashs se succédaient dans son crâne et il était tant bien que mal de tout assimiler … tout analyser surtout. N’en pouvant plus, Kepesk fini par grimacer de douleur.
 
(Comment je peux ralentir ce flot d’information ! J’ai besoin de comprendre … Ondine … qu’est-ce qui m’est arrivé ou qu’est-ce qui m’arrive ?)
 
Il avait mal à la tête assurément, mais le cœur aussi avait mal. Son compagnon … ou du moins le compagnon qu’il croyait être Aroan, ne le reconnaissait pas. Il avait toujours la forme d’un draconide aux écailles dorées, mais l’Ancien ne semblait vraiment pas le reconnaître. Il était sûr que son aventure sur l’île était vrai … mais … est-ce que la barrière entourant l’île avait modifié leurs perceptions et tout ce qu’ils avaient vécu sur l’île était un mensonge, une illusion trompeuse par … cette autre race d’Ancien ?
 
Il essaya tant bien que mal d’écouter les paroles d’Aroan et il hochait la tête de temps à autres inconsciemment. Peut-être qu’une partie de lui comprenait vraiment ce que son ancien compagnon disait, mais une partie de lui étaient dans des brumes vraiment épaisse !
 
« Non je ne viens pas de Kanarath … Je viens d’un peu partout je dirai … Je voyage pour aider ceux qui ont souffert à cause des Grands Dragon. »
 
C’était bien ce qu’il avait fait pendant de longues années avec Mathias, en plus de chercher des indices sur les caches du Conseil des Cinq. Cela lui avait permis de découvrir de magnifiques paysages … Pour ça, il en était sûr. Mais ça remontait tellement à loin et il y avait tellement d’élément de son présent qu’il devait remettre en question qu’il n’était pas sûr ce qui appartenait à la fiction et ce qui appartenait au monde des vivants.
 
Il avait l’impression que deux forces se battaient pour prendre le contrôle de son être. Comme lorsqu’il entendait les deux voix sur l’Odysseus … sauf que cette fois, c’était des visions qu’il avait. Il avait beau tenté de repoussé tout ça pour faire de l’ordre, mais le mal ne faisait que s’empirer et Kepesk ne put retenir son corps. Entre la défaite et la retraite stratégique, le Capitaine décida de mettre un genou au sol. Le contact de l’Eau lui ferait du bien.
 
« Je dois t’avouer que je ne suis pas sûr si je vais bien … Je me suis peut-être relevé trop rapidement en fait… Je ne comprends pas pourquoi je suis ici en fait. Il doit bien y avoir un moyen de sortir de ces cellules et d’améliorer notre sort. Par contre … tu as dit que tu n’étais pas comme nos ravisseurs. Je croyais qu’il n’y avait qu’une sorte d’Ancien ? »
 
Il avait décidé de ne pas révéler … Il valait mieux garder ses distances pour le moment.


« Est-ce que les gardes viennent souvent nous surveiller ou nous sommes laissés à nous-même ? Ça n’a pas de sens qu’il nous garde en vie s’ils n’ont pas une bonne raison … »  

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Smil (MJ)
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MessageSujet: Re: 3 - Kepesk : Nature, la Passagère   Dim 02 Oct 2016, 2:08 am

Aroan écoutait distraitement, tournant la tête vers l'ombre et sa compagne, veillant à chacun de ses respirations. Il semblait profondément inquiet du quelconque état dans lequel elle se trouvait. Cela ne l'empêcha pas de répondre, lorsque le Capitaine lui posa ses questions :

"Ils sont Anciens. De la race Anciens. Comme moi, mais ce ne sont pas les mêmes Anciens. A Hiloroth, nous nous sommes réveillés dans le lac, naïfs, pacifiques, sans souvenirs. Ici, où que nous soyons, ils sont différents. Plus zélés, sans pitiés. Ils parlent deux langues : La notre, qu'ils apprennent étrangement vite, et la leur, que je ne comprends pas."

Il baissa les yeux, soupirant.

"Ils nous étudient, je ne sais pas pourquoi. Ils nous font passer à tour de rôle dans cet étrange machine, qui extraient nos souvenirs de notre tête. Ils les manipulent, les observent en détail, sous des angles que l'on croirait inventés. Ils nous retournent le crâne à intervalles réguliers et nous laissent croupir ici à peine conscient quelques heures plus tards. C'est un cycle quasi continue, sans réel temps d'arrêt. Ils ramènent leur dernier cobaye, le jettent dans sa cellule, en reprennent un autre. Tu est revenu il y a quelques heures, ils ont pris l'un des humains qui sont arrivés avec toi."

Ses yeux se froncèrent à la question suivante. Le contact de l'eau sur le genou de Kepesk était frais et agréable, invitant.

"Il n'y a aucun moyen de sortir. Ta porte n'a pas de verrou, la mienne non plus. Ils l'ouvrent grâce à une pierre magique loin sur le coté du mur, qui défait et refait le grillage. Impossible de l'atteindre, les barbelés sont particulièrement vicieux... Nous sommes coincés ici, entièrement à leur bon vouloir."

Kepesk ressentait plus qu'il ne voyait les cellules alentour. Elles étaient nombreuses, au moins une vingtaine, certainement plus. Le couloir faisait un large carré et remontait doucement dans l'un de ses coins, jusqu'à ce que sa perception s'arrête. Il ressentait la présence d'une trentaine de personnes autour de lui, toutes dans les cages. Pas de gardes. Pas besoin aurait on dit. Deux cellules étaient vides d'occupant.
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Kepesk
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MessageSujet: Re: 3 - Kepesk : Nature, la Passagère   Ven 14 Oct 2016, 11:26 pm

Les Anciens … Kepesk jouait le jeu un peu avec cet Aroan qui ne le reconnaissait pas du tout, mais le Capitaine savait bien que ce n’était pas le même genre d’Ancien qui les retenait prisonnier. Celui qui l’avait attaqué sur le pont de l’Odysseus n’était clairement pas forgé dans le même fer qu’Aroan ou bien les quelques-uns qu’il avait rencontré à Hiloroth. Comme son compagnon de cellule, il avait compris qu’il était beaucoup plus martial que leur cousins d’Hiloroth.
 
Cousin … se pouvait-il qu’il y différente espèce ou sous espèces d’Anciens ? Comme de nos jours avec plusieurs races, mais cette fois-ci différentes sous espèce d’Ancien qui tente de contrôler le plus de territoire possible par la guerre ? Il pourrait y avoir tellement d’hypothèse possible et ça l’agaçait un peu de ne pas être capable de tout comprendre tout de suite … Enfin bon, il poussa un petit soupir en se disant que bons nombres d’érudits plus intelligents que lui tentait sûrement de percer le secret des Anciens tous les jours.
 
Il devait faire avec son mal de crâne horrible … mais il voulait vraiment se concentrer sur ce qu’il lui disait. Il voulait avoir le plus d’informations possible avant de s’échapper. Du moins tenter de le faire. Il misait tout sur son Don, mais il n’était même pas sûr que ce dernier allait fonctionner dans une place comme celle-ci. Après tout, Aroan était magicien et il était sûr qu’il avait un sortilège ou un truc pour s’échapper d’ici alors pourquoi ne l’avait-il pas fait encore ?
 
Il hocha la tête à de nombreuses occasions étant donné que c’était l’activité qui lui faisait le moins mal à la tête. En tentant de percer la noirceur, il voyait bien qu’ils n’étaient pas seulement trois dans ces cellules. Nombreux hommes et femmes. Il y avait de fortes chances qu’il y ait des membres de l’Odysseus, car si Aroan avait parlé de personne qui était arrivé avec lui, c’était fort possible des gens de son équipage. Il devait les aider aussi … mais il devait s’aider avant.
 
« Je vais tenter malgré tout quelque chose. Si ça fonctionne, s’il vous plait, ne criez pas. »
 
Il se doutait bien que quelqu’un se métamorphosant en eau ne passerait pas inaperçu et  qu’il y avait plein de gens qui lui demanderait son aide. Il avait bien l’intention de les aider, mais pour le moment, il devait se concentrer. Sentir l’eau sous ses genoux … sentir l’eau parcourir son corps … à l’intérieur de son corps. Il n’avait pas besoin d’allé loin pour le moment, juste réussir à traverser les cloisons de sa cellule.
 
S’il était capable de faire cet exploit … il pourrait ensuite chercher la pierre et libérer le plus de gens possible peut-être. Il savait qu’il n’était pas dans un état pour se battre alors il devait essayer de faire le plus de distraction possible.
 

(Ondine, je sais que je t’ai déçue lors de ta première épreuve … Mais laisse encore te prouver de quoi je suis capable.) 

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Smil (MJ)
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MessageSujet: Re: 3 - Kepesk : Nature, la Passagère   Sam 22 Oct 2016, 4:07 pm

En se concentrant, Kepesk tenta de retrouver les sensations ressenties durant le combat. Elles ne se firent pas attendre, encore plus vives et affutées qu'auparavant. Le calme relatif de l'endroit aidait beaucoup à sa concentration.

Il regarda à travers les barreaux et dans la seconde, il se retrouva de l'autre coté, comme si la barrière n'existait pas. La sensation était encore totalement unique, difficile à expliquer. Mais son pouvoir était là. Il le transportait.

"Whow !"

Ne put s’empêcher de réagir Aroan, reculant de quelques pas, ses yeux écarquillés de surprise. L'amphibien ne perdit pas son temps, il se rapprocha de la grille à nouveau.

"C'est de la magie ? Impossible. Tout les mages d'ici ont tenté tout ce qu'ils pouvaient. Rien ne fonctionne."


Son visage s'illumina à l'espoir que cela représentait, et Kepesk pouvait sentir qu'il se retenait à poser ses questions habituelles. Au contraire, il pointa sur la gauche de sa cellule.

"La pierre d'ouverture est sur le mur, un espèce de losange enchâssé. Essaye d'appuyer dessus. Ca..."

"Capitaine ! Oh Capitaine !"

Un oeil s'était rapproché de la cellule de droite. Jeune, quasi enfantin. Clint le regardait de toute sa petite hauteur, ses mains contre le mur de la cellule, bien à l'écart de la grille, il approchait son visage avec précaution.

"Capitaine ! Il faut nous aider. Après nous avoir ramené, ils ont pris Yamana et Lélia. Maglian était avec nous, il n'est pas revenu..."

Aroan regardait le jeune mousse du coin de sa cellule, sans rien dire. Un grognement douloureux se fit entendre, et il fila dans le sombre de sa cellule, une ombre de détresse dans les yeux. Clint piétinait sur place.

Il y avait deux étranges losanges sombres contre les deux murs. L'un était relié par un bas relief à la cellule d'Aroan et de sa compagne. L'autre à celle de Clint. Ils étaient tout les deux à peine illuminés par deux demi globes pulsants d'une lueur phosphorescente, dégageant une lueur bleuté à peine utile, qui dessinait des ombres vivantes sur l'ensemble des murs, déjà très organiques dans leur détails. Les cellules semblaient suivre un parcours circulaire, le couloir sur sa gauche et sa droite partant en courbe dans la même direction, des boules de lumière intercalant chaque cellules.

Avec Clint d'autres voix se firent entendre. D'autres prisonniers. Aucun n'osait passer son bras entre les barreaux, mais ils appelaient. Un étrange souvenir revint à Kepesk. Ils étaient cinq de l'Odysseus.

Et malgré ses efforts, toute la prison commençait à se réveiller.
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MessageSujet: Re: 3 - Kepesk : Nature, la Passagère   Jeu 08 Déc 2016, 11:16 pm

Il n’avait pas été sûr si son Don allait s’activer cette fois. Une surutilisation était-elle dangereuse? Peut-être bien, mais hélas, le draconide ne voyait pas trop d’autre façon rapide de sortir de cette cage et il n’avait pas … ou ne voulait pas le prendre … le temps de trouver un mécanisme qui lui permettrait d’ouvrir la porte sans s’écorcher les bras. Ainsi, lorsque son corps se retrouva de l’autre côté, comme lorsqu’il avait été sur le faux pont de l’Odysseus, il sourit en coin en se disant qu’il n’avait pas été abandonné par Ondine finalement.
 
« Non ce n’est pas de la magie comme la plupart des mages l’entendes. Je dirai plutôt un talent inné … ou du moins latent. Enfin, je ne le comprends pas encore très bien moi-même, mais je suis bien content que c’est barreaux ne m’aient pas empêché de l’utiliser. »
 
Il écouta rapidement les indications d’Aroan, mais son attention fût rapidement occupée par la jeune voix de Clint. Qu’est-ce que ce dernier faisait ici! Les mousses ne quittent jamais le navire à part sous ordre direct du Capitaine et encore moins quand c’est un enfant qui est en train d’apprendre la magie.  Bon, le jeune avait beau avoir de la volonté et de l’ambition de mérité sa place sur le navire comme sa grande sœur, mais le voir se retrouver ici était assez inquiétant.
 
Ne remarquant pas qu’Aroan était retourner au fond de sa cellule, Kepesk s’approcha inconsciemment de celle de Clint. Il n’était pas trop sur si le jeune mousse était seul dans sa cellule en raison des ténèbres qui règnent sur place. Par contre, Clint avait quand même mentionné le nom de d’autres membres de son équipage et son sang bouillait. Personne n’avait le droit de toucher à sa famille comme ça … surtout après les avoir vu se faire massacrer dans sa première épreuve.
 
« Nous les retrouverons et nous trouverons un moyen de se sortir d’ici Clint. Pour le moment, j’ai surtout besoin de savoir ce qu’il y a autour de nous … mieux connaître où nous sommes précisément et où se trouve tout le monde. Je veux que tu essayes de déterminer l’état des gens ici, mais ne sort pas dans le corridor au-delà des portes. Si tu entends du bruit, retourne te cacher. Ne joue pas à l’imprudent … ta sœur n’aimerait vraiment pas ça. »
 
Il n’osa pas mettre sa main entre les barreaux pour donner une tape dans le dos du jeune homme … au cas où un truc luche devait arriver. Ensuite, sans aucune pensée pour Aroan et pour sa partenaire dans la cellule, il se dirigea vers le mécanisme qui était relié à la prison de Clint. Il devait avoir de nombreux autres mécanismes comme ceux-ci, mais pour le moment, il ne pouvait se permettre de libéré tout le monde. Le chaos pourrait l’aider … et pourrait lui nuire aussi.
 
Déjà que le bruit qu’il y avait autour de lui depuis qu’il était sorti de sa cellule devenait de plus en plus important, Kepesk se doutait bien quelqu’un, une minute à l’autre, viendrait bien voir ce qui cause autant de raffuts. Il appuya sur le mécanisme relié à la cellule de Clint et ne se retourna pas. Il n’avait pas de temps … ou du moins le temps était quelque chose qui jouait contre lui. Plus il flânait et plus la prison se réveillerait.
 

Un sourire plein de détermination, Kepesk sorti légèrement la tête pour voir s’il y avait des gardes dans le corridor en dehors de la prison et d’un pas léger s’il n’y avait personne, il s’y engouffra. Trouver une arme serait un bon premier objectif … mais aussi se localiser en général ne ferait vraiment pas de tord!

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Smil (MJ)
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MessageSujet: Re: 3 - Kepesk : Nature, la Passagère   Ven 16 Déc 2016, 2:59 am

Le losange de pierre sur le mur s'éveilla faiblement sous la pression du Draconide. Mais rien ne se passa. A peine une faible lueur, rien de plus. Kepesk entendit un soupir résigné. Aroan le regardait à nouveau.

"Je m'en doutais un peu, j'avoue. On dirait que seul des amphibiens peuvent ouvrir les cellules... Ca ne laisse que moi, mais je suis coincé."


Kepesk avait passé son chemin. L'entendant à peine parmi les cris que commençaient à hurler les prisonniers.

Le couloir était étrangement long, toujours tournant, circulaire. Entouré de cellules, Kepesk avançait à pas rapide, ses yeux n'arrivant que peu à s'habituer à la pénombre des cellules. Il voyait beaucoup de paires d'yeux autour de lui, principalement des humains. Beaucoup d'humains. Il arriva rapidement à ce qui semblait un croisement, un couloir sur le mur extérieur de la courbe, droit et court montant vers le haut. Ses sens exacerbé par Ondine comprirent la raison de sa faible perception. Le sol des cellules était rempli d'eau. Pas la pente. Mais il n'eut pas le temps de s’engouffrer dedans.

Une lumière bleutée se fit visible, augmentant en intensité. A sa vue, les prisonniers les plus proches s’arrêtèrent de crier immédiatement, et les yeux disparurent progressivement autour du Draconide. Plusieurs personnes arrivaient. Rapidement, descendant la pente à pas rapide. Kepesk était totalement à découvert.
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MessageSujet: Re: 3 - Kepesk : Nature, la Passagère   Sam 17 Déc 2016, 3:30 pm

Tu parles d’un mécanisme stupide … et en même temps intelligent.  Même si quelqu’un réussissait à s’échapper de sa cellule, ce qui était normalement impossible, il n’était pas capable d’ouvrir la totalité des cellules pour permettre à la horde de prisonnier de mettre le chaos un peu partout. C’était brillant, mais tellement injuste aussi. Le Capitaine compris à peine ce qu’Aroan avait dit, mais c’était assez pour le faire frustrer un peu plus. Pourquoi faire les choses faciles après tout ?
 
La prison n’avait rien de bien compliqué finalement, mais il y avait un nombre important de cellules qui, il n’était pas sûr, devaient être toute occupées. Ce qui était inquiétant aussi, c’était que certains membres de son équipage devaient être dans ses cellules et il savait maintenant qu’il ne serait pas capable de les libérer rapidement. En fait, ce qui était encore plus inquiétant, c’était tout ce bruit. Il n’y avait peut-être pas de garde dans la prison même, mais ils ne seraient sûrement pas autant stupide. Kepesk se souvenait très bien de son combat avec l’Ancien Noir et sa blessure lui faisait encore mal …
 
Et ce qui devait arriver arriva. De la lumière bleue commença à se pointer et ça ne voulait dire qu’une chose : les Anciens arrivaient. Bien sûr, à ce moment-là, tout le monde décida de se taire.  Le temps comptait maintenant pour Kepesk qui allait devenir une cible facile pour les gardes s’ils venaient à le trouver en dehors de sa cellule. Il était trop faible pour affronter des ennemis et il savait très bien que la discrétion n’était pas son fort. Il devait essayer quelque chose et agir d’instinct. Il devait croiser les doigts qu’Ondine serait avec lui … et que son Don n’était pas connu.  Il s’éloigna légèrement de la pente et se colla au mur extérieur.
 
« Vous voyez ce que ça fait quand vous vous mettez à crier ! On était mieux sans eux !»
 
Il avait dit ça pour faire comprendre aux autres prisonniers que tout c’était de leur faute. Il se dirigea alors vers une cellule qui lui permettrait de garder un œil sur la pente et décida d’utiliser son Don pour pénétrer au fin fond de la cellule. Il devait se fondre dans le noir le temps que les gardiens passent. Il ferait sûrement le tour de la prison à ce moment et quand il n’y aurait plus personne à l’entrée, Kepesk pourrait se déplacer de nouveau près de la pente et monter.
 
Il se tourna vers ses nouveaux compagnons de cellule un bref instant et murmura quelques mots pour qu’ils le comprennent juste assez. Il devait les convaincre de l’aider.
 
« S’il vous plait, aidez-moi et cacher ma présence. Je suis le seul qui peut se déplacer librement dans la prison et si l’on veut s’en sortir un jour, il faut travailler ensemble. Faite moi simplement un petit signe quand le chemin vers cette pente est libre. Travaillons pour notre libération. »
 

Sans plus attendre, il se retourna et se mit face au mur en petit bonhomme. Bon, pour un draconide c’était quand même un gros bonhomme, mais il devait paraître normal. Il ne restait qu’à attendre et voir qui allait arriver et ce qui allait se passer.

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MessageSujet: Re: 3 - Kepesk : Nature, la Passagère   Mar 20 Déc 2016, 11:00 pm

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Les mots de Kepesk n'eurent aucun effet sur les deux humains en cellule. Barbus, echevelés, avec des habits en lambeaux et à moitié fous, ils n'étaient de toute façon pas très receptifs. Ils s'étaient déjà précipités dans les deux coins de la cellule, se couvrant le visage, ne laissant même pas un endroit convenable pour que Kepesk puisse se cacher. Le draconide essaya de se fondre dans l'ombre du mur du fond, en dernier recours.

La lumière des torches des anciens étaient étrangement brillantes.

"മിണ്ടാതിരിക്കുക ! മൃഗങ്ങൾ അടെച്ചു!" , aboya l'un des gardes, dans une langue totalement incompréhensible. Mais le ton était clair, surtout quand une sorte de fourche aux pointes recourbées vint cogner sur les barreaux, dans un tintement perçant. La prison entière redevint silencieuse, ne laissant que le bruit des pas des gardes. Ils étaient trois. Deux devant, portant des fourches, un troisième derrière qui marchait les mains dans le dos, scrutant les cellules, une longue rapière battant sur sa jambe..

Un frisson parcouru le dos de Kepesk quand celui ci arriva dans l'angle de la cellule. Même les motifs compliqués et sanglants de la grille ne cachèrent pas suffisamment ses traits. C'était l'ancien aux yeux de nuit, celui qu'il avait combattu. Celui qui l'avait... vaincu.
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MessageSujet: Re: 3 - Kepesk : Nature, la Passagère   Jeu 05 Jan 2017, 10:37 pm

Il y avait vraiment quelque chose avec sa voix ou bien le monde était vraiment têtu! Il n’y avait pas d’autre solution possible à ce problème de plus en plus important avec les échecs que le Draconide essuyait. Il avait toujours eu le tour de main pour parler aux gens et pour le rallier à sa cause, mais depuis qu’il était entré dans cette Épreuve, plus personne ne l’écoutait et n’en faisait qu’à sa tête. Peut-être avaient-ils peur des Anciens, mais ils pourraient quand même essayer de se soutenir un peu quand l’un d’eux demande de l’aide.
 
(Ils n’ont vraiment pas compris que je peux les sortir de là s’ils m’aident ou quoi! Bon sang, ce n’est pas en travaillant ou en pleurant chacun dans son coin qu’on va sortir de cette prison … et que je vais réussir ma deuxième Épreuve…)
 
Une forte douleur dans les côtes lui rappela qu’il n’était pas dans une situation du tonnerre, mais qu’il devait continuer quand même. S’il pouvait trouver un baume ou quelque chose pour l’aider un peu … Mais ce n’était sûrement pas le genre de chose qu’on trouve dans une prison contrôlée par les Anciens. Ces derniers arrivaient et commençaient à parler dans une langue incompréhensible. Il aurait pu s’intéresser un peu plus à leur équipement si ce n’était pas de celui qui fermait la marche… Il ne pouvait l’oublier.
 
Il aurait aimé sortir et lui sauter à la gorge. Prendre une de ses armes étranges et lui enfoncer dans le ventre. Sa blessure fut la seule chose qui l’arrêta de mettre ce plan en branle. Il se souvenait de sa défaite et n’était pas en état de se lancer dans un deuxième round. Une question assez inquiétante ce posait à lui. S’il se souvenait de lui … est-ce que l’Ancien se souvenait de Kepesk et était-il la personne qui l’avait amené ici … ? Si oui, le Capitaine était dans de beaux draps lorsque les geôliers remarqueraient que la prison de Kepesk était vide. L’Ancien savait qu’il avait ce don…
 
(Qu’est-ce que je fais alors … je ne peux pas rester ici à ne rien faire … mais tenter de me sauver n’est peut-être pas la meilleure solution dans ma situation physique. Il ne manquera pas son coup s’il tente de me tuer de nouveau …)
 
Il devait attendre un peu. De toute façon, il allait surement passer devant la cellule où il résidait en ce moment. S’il ne faisait que passer pour calmer tout le monde, encore plus qu’actuellement, il n’avait qu’à attendre et quand ils seraient repartis, Kepesk pourrait retenter une fuite. Par contre s’il remarquait que le draconide n’était pas dans sa cellule et qu’il l’interpellait, il n’aurait d’autre choix que de tenter de s’échapper. À ce moment-là, il irait le plus loin possible avec son Don et tenterait de mettre le plus de distance entre les gardes et lui pour tenter de survivre un peu plus longtemps.
 

La clé du succès pour le moment : être aussi silencieux et avoir l’air piteux que les deux hommes qui étaient dans la cellule. Ils ne devraient pas s’intéresser à quelqu’un qui a l’air faible … peut-être …

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MessageSujet: Re: 3 - Kepesk : Nature, la Passagère   Mer 18 Jan 2017, 11:59 am

Jet de dés:
 

C'était une tentative désespérée, Kepesk le savait. Sa masse imposante, même blessée et battue était deux fois plus visibles que ses maigrelets compagnons de cellules. Mais étrangement, les deux gardes aux étranges fourches à deux branches passèrent devant sa cellule sans même le remarquer. Ne restait que l'amphibien aux yeux noirs, lent, rythmé dans ses pas, droit comme un officier, reposé comme un seigneur. Il avançait doucement dans le couloir, un petit air amusé sur le visage.

Il s'arrêta un instant, l'air surpris, avant de se détendre, son visage bien visible dans la lueur bleuté du couloir. Puis sa tête se mis à tourner, doucement, oh si doucement, comme celle d'une poupée. Ses yeux vinrent à la rencontre de ceux du Draconide, et un sourire carnassier se dévoila sur son visage.

"Eh bien, eh bien. Que fais tu là, prisonnier ? Comment diable as tu pu changer ainsi de cellule ?"


Le sang de Kepesk ne fit qu'un tour, et il déclencha son pouvoir, tentant d'atteindre la zone d'eau prêt du couloir d’accès aux cellules. Ses sens se projetèrent, son corps suivit dans la foulée, il se retrouva à deux pas de l'entrée, ses yeux posés sur le dos des gardes, se retournant brusquement.

"Kepesk ! Fuis !"

C'était Clint, qui hurlait au loin, vivement réprimandé par Aroan, malheureusement tout aussi sonore que le jeune gars. Kepesk n'eut pas le temps de s'en préoccuper alors que ses yeux se portaient vers le couloir. Il allait prendre pied et se précipiter dans le passage, mais une main ferme lui attrapa l'épaule, le contraignant à faire un quart de tour supplémentaire.

"Tu vas quelque part ?"

Ses yeux perçurent à peine le reflet argenté d'une garde de rapière, alors que celle ci entrait en contact avec son museau, le projetant en arrière, sur le terre plein du couloir. Kepesk essaya de se relever immédiatement, mais la pointe acérée de la rapière l'en empêcha efficacement. L'ancien aux yeux de nuit, le regardait, mi surpris, mi amusé. Ses tentacules goutaient encore des effets secondaires de la propre utilisation de son pouvoir.

"Intéressant. Très intéressant. Mon sang brûle à l'idée de t'arracher tes prochaines réponses."

La pointe de son épée s'enfonçant légèrement dans la gorge du Draconide, presque en perçant la surface, il cria à l'attention des autres gardes.

"നിങ്ങൾ രണ്ടു ! ശീതക്കാറ്റ് കുട്ടിയെ നേടുക! മറ്റു പശുക്കൾ വളരെ!"


Kepesk ne pouvait pas détourner les yeux, mais il entendit des portes s'ouvrir, et Clint et Aroan crier de douleur. Au dessus de lui, il vit le passage de quatre autres gardes amphibiens, venu en renfort. Son évasion avait échouée...

------------------------------------------------------------------

Il était désormais bien restreint, mais les pieds libres. Deux gardes amphibiens lui tenaient fermement le cou de leurs fourches, qu'il comprenait maintenant comme d'étranges, mais très efficaces instruments de rétention. Adaptés pour enserrer n'importe quel membre du corps, les amphibiens pouvaient, d'un tour de poignet, envoyer une décharge paralysante très douloureuse dans le métal sombre de la fourche. Impossible d'y résister, et il avait essayé. De plus, il avait les mains liées sur le devant par une sorte de menotte en pierre, particulièrement lourde. Il ne pouvait que marcher.

Il était le premier de la marche, ses yeux se posant par intermittence sur le dos détendu de l'amphibien aux yeux noirs, qui ouvrait le chemin. Derrière lui, Aroan, dans le même état, résigné. Puis Clint qui sanglotait doucement. Puis deux gardes portant le corps agité d'une Smilly, qu'il mit du temps à reconnaitre. Lihuzane était différente de ses souvenirs récents. Ses traits étaient tirés, déments, le corps couverts d'étranges contusions bleutées, comme des anneaux. Elle se débattait dans les bras de ses captifs, mais faiblement, comme si elle était dans un rêve qui n'en finit pas. Elle haletait.

Ils avançaient dans un labyrinthe de couloirs, tous affreusement similaires. L'architecture était en ogive, dans une roche toujours très organique, comme si les murs avaient été cultivés plutôt que creusés. La lumière était plus forte, mais toujours étrange, quasi sous marine. Kepesk avait bien tenté de trouver une autre porte de sortie aquatique. Mais l'endroit était humide, certes, mais pas trempé. Son pouvoir ne se manifestait pas. Et à chaque fois qu'il essayait, l’œil goguenard de l'amphibien devant lui venait à sa rencontre, sans qu'il ne commente. Il sentait ses tentatives, et se délectait de ses échecs.

Ils arrivèrent dans une salle circulaire, au plafond haut et incurvé. Des... lits de metal étaient disposé dans la salle, entourés d'étranges tuyaux mous. Un certain nombre d'amphibiens travaillaient, dans la salle, discutant à voix basse, écrivant sur d'étranges tablettes avec leurs doigts. Ils regardèrent les prisonniers entrer en silence, sans vraiment leur porter attention. Pour Kepesk, l'endroit était très étrange. Il ressemblait à un atelier d'alchimiste, ou un hôpital. Mais il n'avait jamais vu un endroit aussi couvert de runes et symboles magiques.

"Encore cet horrible endroit..."

Eut le temps de souffler Aroan avant de se prendre une décharge de l'un de ses gardes, qui le laissa gémissant. Kepesk ne se rappelait rien. Chacun d'entre eux fut amené vers l'un des lits de métal, et fermement attachés dessus, par des liens spécialement prévus à cet effet. Il était désormais prisonnier du lit, légèrement penché vers l'avant, ce qui lui permettait d'avoir une vue imprenable sur ses compagnons. Clint était sur la gauche, Lihuzane sur la droite à peine consciente, et Aroan en face de lui, manifestement très préoccupé par l'état de la Smilly.

Les amphibiens semblaient s'occuper derrière lui, trafiquant l'arrière de son lit. L'amphibien aux yeux de nuit se baladait à peine à un mètre de son lit, tournant comme un oiseau de proie, étudiant le Draconide. Il ne disait rien.
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MessageSujet: Re: 3 - Kepesk : Nature, la Passagère   Dim 29 Jan 2017, 9:30 pm

Il avait essayé, mais il avait encore échoué. Ce n’était pas qu’il n’y mettait pas du cœur et qu’il faisait son possible pour réussir l’épreuve qu’on lui mettait, mais les évènements n’étaient vraiment pas avec lui. Peut-être s’y prenait-il mal en fait? Peut-être n’était-il pas digne et il n’avait aucune chance de succès dans cette épreuve? Ce n’était pas de foi qu’il manquait pourtant, car il avait toujours vécu en tentant de toujours respecté la Reine des Océans et son royaume aquatique.
 
Il y avait aussi qu’il n’avait aucune idée s’il était en train de vivre l’Épreuve en fait ou s’il était en train de revivre ce qui c’était passée entre ses derniers souvenirs du Cocon et le moment où il s’était réveiller sur les rivages d’Hiloroth. Il avait l’impression que qu’importe ce qu’il essayait, son ennemi avait une longueur d’avance et malgré qu’il tentait de réfléchir aux meilleurs moyens de contrer sa stratégie, il ne pouvait y arriver. Il n’était pas frustré contre la situation … loin de là … mais il commençait à perdre foi en lui-même, c’était certain.
 
Il avait tenté de rejoindre le tunnel qui montait lorsque l’Ancien Noir l’avait remarqué, mais sa blessure l’avait ralenti et il avait encore échouée. Maintenant, il se trouvait dans une situation qui le mettait face à son éxecution selon lui et comme si ce n’était pas assez, il avait fallu que Kepesk amène dans la mort des gens qui comptait pour lui à différents degrés. Avec Aroan et Lihuzanne qui ne le reconnait pas au moins, il se sentait un peu moins mal. Oh bien sûr qu’ils penseraient qu’avoir parlé avec Kepesk avait été la plus grande erreur de leur vie, mais ça pesait moins lourd sur la conscience de Kepesk.
 
Clint par exemple l’avait reconnu et il l’avait aidé de tous les moyens que ce jeune homme pouvait. Le jeune homme était un mousse sur son navire et c’était son Capitaine qui l’amenait à la mort qui serait sûrement très douloureuse et lente. Il savait qu’il ne reverrait jamais la sœur ainée de Clint, mais le Capitaine se douterait bien qu’elle l’aurait détesté pour l’éternité. Comme s’il méritait mieux.
 
Des fois, une petite voix pleine d’espoir tenté de remonté le moral du Draconide et durant ces brefs instants, il regardait ici et là pour tenter de trouver une échappatoire, mais rien ne semblait se présenter à lui. Le laboratoire où il était attaché en ce moment allait-il être son tombeau?
 

« Fais ce que tu as à faire, mais tu n’auras aucune réponse de ma part. J’ai vécu ma vie à ma façon et j’en suis fier. Je suis un fier Capitaine et s’il faut que je meure sous ta torture sordide, je sais que je rejoindrai le Royaume de ma Reine. »

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MessageSujet: Re: 3 - Kepesk : Nature, la Passagère   Ven 03 Fév 2017, 12:43 am

Cette réponse fit éclater de rire l'amphibien.

"Aaaah ! Que vous êtes drôle, avec vos pertes de mémoire. Tu ne te souviens vraiment pas ?"

Il s'approcha de la tête de Kepesk, désormais fermement maintenue. La main bleuté vint appuyer sur son museau, alors que l'officier venait lui parler directement dans l'oreille.

"Tes mots, je n'en ai cure. C'est tes souvenirs qui m’intéressent. Bien plus réels, bien plus pertinents. Je sais déjà beaucoup de choses sur toi, fier Capitaine. Ton navire... Ton langage..."

Une vive douleur attrapa Kepesk par surprise. Quelque chose venait de pénétrer son crâne sur le coté, rentrant dans l'os et la chair comme dans du beurre. Sa tête ne pouvait pas bouger. Il entendit Aroan, Lihuzane et Clint hurler, chacun à son tour. L'amphibien faisait un petit signe de main vers quelqu'un caché à Kepesk.

"Dépêchez vous, dépêchez vous. Oh je me délecte de la suite.", ses yeux vinrent de nouveau croiser ceux du Draconide, "vous autres, espèces inférieures, êtes vraiment intéressant. Combien de cultures, combien de civilisations avez vous construites durant notre sommeil ? D'où venez vous ? Qu'est ce qui vous a fait tenir tant d'années, tant de siècles. Est ce cette 'reine' dont tu me parles ?"

Alors qu'il parlait, Kepesk avait du mal à cligner correctement des yeux. Sa vue se brouillait, doublait par endroit, alors que des images étranges apparaissaient, même lorsque ses yeux se fermaient. Des souvenirs, aussi douloureux qu'une brulure, venaient s'imprimer sur sa retine. L'amphibien s'approchait d'avantage, son souffle se faisant sentir proche des écailles du capitaine.

"Ca commence n'est ce pas ? Tu n'as toujours pas envie de parler, j'espère... Ce serais tellement moins amusant. Oh oui ça commence."

Il se redressa, écoutant comme une musique agréable les bruits étranges qui commencèrent à rugir doucement, puis de plus en plus fort dans la salle. On aurait dit qu'un vent étrange, roulant et perpétuel se levait. Et puis, comme en plein air, un tableau apparu dans l'air, éthéré, comme si il n'existait pas vraiment. Kepesk y voyait des choses étranges, comme un sentiment de déja vu.

"Parles moi de ta 'reine', Capitaine !", lui siffla l'amphibien, le prenant par surprise.

Kepesk sentit sa tête brûler. Puis une image se matérialisa sur le tableau, l'image d'une déesse, si intime, si profonde, que personne d'autre que lui ne pouvait la voir. L'image qu'il se faisait de La Vague. L'amphibien regardait l'image avec attention. Autour d'eux, Aroan semblait supporter la torture de l'engin avec un certain flegme, discutant et sifflant dans la direction de ses interrogateurs. Clint se débattait dans tout les sens, sans grand succès, il grognait et rageait, mais allait bien aussi. Lihuzane... ne faisait pas un geste, ses poings serrés à craquer sur eux même. Ses yeux étaient fermés, froncés, comme dans une douleur extrême. Les amphibiens ne lui posaient pas de questions, tentant de maintenir un tableau brouillé et étincelant. Ils avaient manifestement du mal à pénétrer son esprit. Ils y arrivaient, mais cela semblait nécessiter beaucoup plus d'effort.

Un truc frappa les yeux de Kepesk. D'étranges marques bleutées se répandaient sur les corps des trois prisonniers, elles étaient concentriques, et se déplaçaient. Deux mains bleutées vinrent lui attraper les joues, alors que l'amphibien reprenait l'ensemble de son champ de vision.

"Hop, hop ! Concentre toi s'il te plait. Je veux en savoir d'avantage sur ta reine."

Il fit un signe de la main à nouveau. Une brulure plus forte vint frapper le cerveau de Kepesk. Il sentit quelque chose fouiller dans son esprit, laissant une trainée de chaos et de destruction derrière elle.

Note a écrit:
Tu perds 1 points de Volonté : 5/9

Devant tes yeux apparais tes souvenirs du moment où tu as eu la révélation de La Vague. Ça se passe quand tu veux dans le passé mais ça doit être avant que tu ne découvres l'ile.
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3 - Kepesk : Nature, la Passagère

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