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 Harakis - 1 - Fournaise

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Harakis
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MessageSujet: Re: Harakis - 1 - Fournaise   Dim 14 Mai 2017, 11:43 pm

Il n’avait rien d’autre à dire en ce moment en raison du choc, mais aussi de la confusion qui régnait dans son esprit. Avait-il suivi tout l’enseignement de son père et de l’Ordre pour atteindre ce but? Le premier pourrait être déçu de lui en apprenant ce qu’il c’était passé ce soir et le second le croyait comme un élément dangereux pour eux. Par Lô, qu’avait-il fait pour s’attirer les foudres de l’Ordre? Il savait que Raen avait de l’influence … mais à ce point c’était presque louche.
 
Il continua donc d’écouter ce qu’elle lui dit en tournant légèrement la tête dans sa direction, mais en restant toujours bien droit. Elle disait qu’elle avait pleinement confiance en ses aides de camps, mais il avait encore de la misère à la croire là-dessus. Il se sentait encore en laisse en raison des évènements de ce soir … mais son respect pour la hiérarchie et pour la Couronne était trop fort pour faire un autre affront et vraiment se ramasser au fin fond du baril de kimouss.
 
Il ne connaissait pas tant que ça la hiérarchie du Guet, mais il se demandait vraiment ce que pouvait aller donner cette discussion avec le Capitaine de Raen. Encore là, comme elle l’avait dit un peu plutôt envers lui, il serait étonnant que le Capitaine du Guet ne prenne pas la défense en raison du même écusson qu’il portait. Il y aurait sûrement une enquête là-dessus … ce qui empêcherait Harakis de partir dans une mission en dehors d’Hiloroth pour un sacré bout de temps. Pourtant … Lô savait que l’air frais lui ferait le plus grand bien!
 
Il réfléchit légèrement à ses jeunes recrues qui l’avait accompagné sur le bâtiment administratif et à leur nouveau supérieur. Il était quelqu’un de très dévoué et malgré son jeune âge … il ferait l’affaire. Il ne se ferait sûrement pas menacer par Raen de faire un vol plané au sein du creuset. Il se doutait bien que certains trouverait ça triste, mais aussi que certains seraient déçu de ce qu’il avait fait. Certains avaient plus de fougue et de témérité après tout …
 
« Je vous remercie pour le poste que vous m’octroyez Capitaine. Je tenterai de ne point vous décevoir une troisième fois. Je vous retrouverai à cet endroit dans les plus brefs délais. »
 
Il la salua de nouveau la Capitaine et tourna talons pour sortir de la tente. Il le salua en retour en essayant d’afficher une mine positive un peu. Il n’était pas envoyé en chair à canon au moins … il devait tenter de voir le positif dans sa situation même si cela serait bien difficile. Il prit le temps d’observer ce qui se passait à l’extérieur un peu et se dirigea vers ses recrues.
 
Il regarda une à une en voyant bien la confusion sur leur regard. Ils étaient là à attendre qu’on leur dise quoi faire. Il ne se doutait pas que plusieurs avaient hâte de retourner dans l’action, mais ils avaient le droit de savoir, en partie, ce qui se déroulait en ce moment.
 
« Premièrement, j’aimerai m’excuser de ce qui s’est passé sur les toits du bâtiment. Vous ne connaissez sûrement pas toute mon histoire avec le Lieutenant Dalis, mais à cause de moi, votre vie aurait pu être en danger tout à l’heure. J’ai fait une erreur et j’espère ne pas la refaire de sitôt. Pour le moment, je dois aller à un autre endroit qui m’empêchera de dirigé votre unité comme il était prévu, alors vous devrez obtenir vos ordres auprès du Lieutenant Karn pour obtenir vos affectations »
 
Il les regarda de nouveau et s’avança pour leur serrer la main fermement à tous et chacun.
 
« Vous avez tous vos forces et vos faiblesses, mais vous avez tous du potentiel j’en suis sûr. Aillez confiance en vous et aillez confiance en vos partenaires d’unité. L’union est ce qui forme la force au sein d’une unité de magelame, ne l’oubliez pas. Soyez imaginatif sur vos sortilèges lorsque vous êtes dans une situation désespéré. Ce fût un plaisir et honneur de vous commander durant cette brève mission. Vous pouvez disposé maintenant. »
 

Il hocha la tête et attendit qu’il soit tous parti avant de partir à son tour. Il ne savait pas quel serait l’état de la barricade est en ce moment, mais il espérait sincèrement que ces habiletés seraient mise à bonne disposition pour aider la Cité à se remettre de cette révolte.
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Smil (MJ)
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MessageSujet: Re: Harakis - 1 - Fournaise   Mar 16 Mai 2017, 10:38 pm

C'était étrange de voir tout ces jeunes soldats, la plupart entrant à peine dans la majorité, s'aligner en cœur pour recevoir un dernier serrement de main de la part de leur instructeur. Les regardant tour à tour et au fur et à mesure, Harakis pu voir toute une panoplie d'expression. Les stoïques, cachant ou non leur tristesse. Les émotifs, bien trop tristes pour cacher leurs larmes sur leur visage poupon, ou bien trop heureux de le voir partir pour arriver à cacher leur sourire. Les révoltés, ceux qui ne comprenaient pas ce qui leur arrivait ou ce qui arrivait à leur caporal, avec leurs regards sombres et fuyants. Chacun a sa manière disait au revoir. Parfois professionnels, parfois amicaux, parfois froids, parfois hoquetant de sanglots.

Et puis ils s'en allèrent, les plus dégourdis d'entre eux ouvrant la marche. Certains se retournèrent, d'autre pas. Le petit groupe qui avait suivi Harakis traina à peine plus que les autres, silencieux. Peut être avaient ils eux aussi du mal à digérer ce qui arrivait. Harakis redevint seul, sans unité. Mais avec une mission et de nouvelle responsabilités.

Il se dirigea vers la barricade est, un long couloir de pierre fendue qui faisait comme une pente, protégeant les bâtiments de contrôle du quai central. Un nombre considérable de soldats de l'armée régulière se tenaient là, bloquant de leur présence les émeutiers, se protégeant par de longs boucliers des projectiles, l'arme au clair. Mais personne ne semblait faire un mouvement dans la foule.

Un poste d'observation s'était plus ou moins construit sous le porche du bâtiment de contrôle des transits. Harakis y aperçu la capitaine, sa longue vue à la main, en grande discussion avec un petit groupe de haut gradés. Lorsqu'il tenta de s'approcher, il fut arrêté sans ménagement par des soldats du château, manifestement là pour établir un second cordon de sécurité entre la foule et les officiers. Harakis ne pouvait rien faire pour traverser. La conversation semblait animée, mais il était désormais assez proche pour l'entendre.

"Capitaine, j'entends bien votre argument, mais la nasse est en place. Si nous voulons mater cette révolte, nous devons activer vos troupes dés à présent ! "

"Commandant, je n'ai besoin que de quelques minutes supplémentaires pour confirmer mes suspicions. Je vous le répète, il n'est pas possible que la Fourmilière se soit révolté avec une telle ampleur sans la participations d'agents étrangers..."

Commandant ? Avait il bien entendu ? Le Commandant Tancred lui même était descendu jusqu'au Creuset ? En approchant, il remarqua qu'ils n'étaient que trois. La capitaine, deux autres officiers au grade équivalent. Et un étrange miroir qui semblait pouvoir se replier sur lui même.

"Je suis d'accord avec le Capitaine, Commandant. Il est étrange que la foule ne se soit pas d'avantage ruée aux portes de la Ruche. Les attaques explosives qui ont été recensées n'ont pas fait tant de dégâts, comme s'il s'agissait d'une diversion..."

La capitaine s'écarta dans un grand mouvement de bras, comme pour présenter la foule, même si on ne la voyait pas.

"Nous sommes moins d'un millier pour une foule jusqu'à 20 fois supérieure, commandant. Notre effectif magique est certes important, et nos barricades solides, mais il suffirait d'une seule attaque d'envergure pour que tout nos efforts s'effondrent sous la pression de l'émeute. Nous devons agir comme le préconise l'inquisiteur Gavras. Sans têtes pour la diriger, l'hydre tombera d'elle même."

"Mais cela fait deux heures maintenant ! Même les Guetteurs n'arrivent pas à déterminer ces têtes de l'hydre dont vous vantez chacun l'existence ! La situation ne pourra pas durer beaucoup plus longtemps et vous le savez."

"Je n'ai besoin que de quelques minutes supplémentaires, commandant."

"Vous en avez dix. Entretemps, j'entends que vous prépariez votre unité à un bombardement magique.  La seconde compagnie fera la jonction avec la première au niveau des quais et repoussera les émeutiers vers la Fourmilière, dans le sang s'il le faut. Les mages leurs offriront leur support. Il est temps de reprendre en main ce quartier. Sommes nous bien clair ?"


Les deux autres capitaines claquèrent des talons et du poing instantanément. La Capitaine Alice hésita une seconde avant de faire pareil, avec moins d'enthousiasme.

"Bien ! La Couronne et le Conseil comptent sur vous."

Les trois capitaines se détendirent. La conversation devait être terminée. La capitaine tourna les talons rapidement, avant de marcher avec violence hors du cordon de sécurité. Ce fut le moment où elle croisa la route d'Harakis. Son visage êtait tiré et sombre. Quelque chose la rongeait.

"Ah vous voila caporal ! Suivez moi ! Nous avons une poignée de minute pour sonder une dernière fois la foule avant que le quartier ne se transforme en mer de sang. Faisons en sorte que ça compte..."

Harakis pu voir deux autres soldats se jeter à sa poursuite, aux couleurs des magelames. Il ne les connaissait que par leurs insignes, c'était les deux sergents qui lui servaient d'ordinaire d'aide de camps. Le caporal n'avait jamais eu l'occasion de discuter avec eux. Arrivé à sa hauteur, ils se tinrent silencieux.

"Cerice, Maupertuis, filez prévenir les lieutenants Karn et Oklos. Je veux qu'ils positionnent la compagnie pour préparer les rituels de sièges. Dites leur de prendre pour référence l'avancée de la première compagnie d'Hiloroth, qui remonte depuis le Pavé à cet instant même. Ils doivent être en capacité de pouvoir bombarder la foule avec des sorts incapacitants dans cinq minutes !"


Les deux autres aides de camps claquèrent du poing avant de partir au pas de course. Harakis était de nouveau seul avec la capitaine. Celle ci ne le regarda pas et monta sur la barricade pour scruter la foule, en première ligne. Ses cheveux volaient dans le vent des mines alors qu'elle dégainait de nouveau sa longue vue. Ses lèvres bougeaient toutes seules mais ce n'était pas un sortilège.

La capitaine jurait silencieusement.
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Harakis
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MessageSujet: Re: Harakis - 1 - Fournaise   Jeu 18 Mai 2017, 2:22 am

Lorsqu’il se dirigeait vers la barricade est, il ne s’attendait sûrement pas à voir autant de haut-gradé en place. Il s’attendait en fait à une autre mission test qui allait le mettre en dehors de sa zone de confort. Quelque chose qu’il allait devoir réussir pour mériter ce titre d’aide de camps. Il était tombé tout à l’heure, mais peut-être pouvait-il se reprendre après tout. Lentement mais sûrement … trop lentement sûrement, mais il fallait quand même essayer de faire un pas en avant à pace d’en reculer deux encore ce soir.
 
Lorsqu’on lui bloqua le chemin, il remarqua les insignes sur les armures des soldats et il comprit que la situation était beaucoup plus grave qu’il ne le pensait pour la Couronne. Il était bien loin de se douter de la vérité lorsqu’il entendit la Capitaine parler au Commandant … pas n’importe quel gradé d’Hiloroth … non LE Commandant Tancred qui dirigeait toutes les armées d’Hiloroth. Au-dessus, il n’avait que le Roi! Il recula d’un pas en prenant conscience de l’importance de la conversation qu’il entendait.
 
Les évènements commençaient à prendre de l’ampleur et ce qu’avait craint Harakis allait se produire sûrement bientôt : le feu allait pleuvoir sur la population d’Hiloroth et la population en serait marquer à jamais. Bien qu’il comprît pourquoi le haut-commandement commençait à réfléchir à cette option drastique, il savait très bien que les biens faits ne serait qu’à court terme. La population serait calme pendant quelques semaines … mois … et puis certains groupes s’organiseraient et contacteraient des organisations illégales pour obtenir de l’équipement et des outils qui feraient des ravages … et là une véritable guerre civile commencerait.
 
Il était normal que la Capitaine Alice défendît avec toute sa fouge la population : elle venait de ce milieu! En toute sincérité, il se demandait ce que pourrait être les conséquences psychologiques d’un tel bain de sang sur la Capitaine qu’il servait. Remise en question de sa loyauté … il ne l’espérait même si c’était une possibilité qu’il ne fallait pas mettre de côté. Enfin, l’important était qu’il n’arrive pas à cette situation!
 
Il se tassa rapidement du chemin du Capitaine lorsqu’elle sorti du cordon de sécurité et la suivie comme son ombre lorsqu’elle lui ordonna indirectement de la suivre. Ils allaient tenter de trouver un élément où ils pourraient rapidement pour faire tomber la hargne de la population. Un coup rapide … mais qui ne serait sûrement pas si aisé à placé. Pourquoi les chefs de cette rébellion se mettrait en danger après tout alors que la majorité de la population était avec eux.
 
Il salua les deux autres sergents qui accompagnaient la Capitaine et ne prit pas ombrage de leur silence. Il écouta ce qu’elle dit et les regarda partir après avoir reçu leurs ordres. Ces ordres étaient clairs : l’aider à trouver un élément qui retiendrait le coup meurtrier. Il pensa à utiliser son contrôle sur le feu pour se propulser dans les airs, mais cela ferait une cible de choix pour les magiciens ennemis s’il en avait ou bien ceux qui pouvaient lui lancer quelques choses à la figure.
 
Montant sur la barricade à son tour, il prit un autre point d’observation pour couvrir le plus de distance possible avec la Capitaine. Il ne fermait pas son esprit à un élément en particulier, mais essayait de voir n’importe quoi qui pourrait faire office de tête dirigeante dans cette meute. Il daignait des fois regarder la Capitaine, mais avec ses sourcils froncés et ses lèvres qui murmuraient mille et un jurons, ce n’était pas la meilleure idée en ce moment d’ouvrir la bouche pour dire quelque chose d’inutile.
 

Aussi bien ce concentrer sur sa tâche!
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Smil (MJ)
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MessageSujet: Re: Harakis - 1 - Fournaise   Ven 19 Mai 2017, 1:47 pm

Jets de dés:
 

Le caporal monta à la hauteur de la capitaine, se faufilant entre les soldats qui protégeaient le périmètre. Celle ci s'arrêta brièvement, lui refilant d'un geste un insigne rouge et or, décoré du motif officiel des magelames. L'insigne était clairement fait pour être accroché sur le devant d'une armure, et Harakis n'eut aucun mal à attacher le sien.

De la hauteur de la barricade, ils pouvaient voir l'ensemble du quai central, jusqu'aux murs de pierres élevés au niveau des bâtiments administratifs. Il leur était un peu difficile de voir jusqu'à la ligne de front, cachée par la pénombre habituelle des grottes, mais Harakis jugea qu'ils devaient avoir atteint son ancien poste d'observation, depuis le temps.

Mais le spectacle devant lui dépassait l'entendement. La foule était compacte, chaotique, terriblement bruyante. D'aussi prêt, Harakis pouvait voir le visage des émeutiers, mix étrange de colère, de haine, de peur aussi. Certains levaient des poings menaçants ou des armes de fortunes, d'autres lançaient cailloux et pavés sur les lignes de soldats. Des champs guerriers et de révoltes explosaient spontanément dans les foules, déclamés par des centaines de voix à la fois. Ils étaient immenses, tellement nombreux, se massant à perte de vue dans toutes les directions. Harakis pouvait sentir la tension qu'une telle foule faisait éprouver. Un des soldats à ses cotés tremblait sous son bouclier, sa seule volonté le tenant en place, ses yeux indiquant qu'il avait déjà sombré dans cette étrange terreur lucide des hommes persuadés de leur mort imminente. Mais le caporal ne pouvait rien faire pour lui, car ses yeux scrutaient la foule, à l'instar de sa capitaine.

Elle grommelait toujours pour elle même, sa longue vue oscillant d'un coin à l'autre de la foule. Harakis avait moins de capacité de vision. Mais il remarqua rapidement des schémas dans la foule. Celle ci semblait se mouvoir par groupe. Pas seulement les habituels groupes de 3 ou 5, mais plutôt de larges groupes d'émeutiers : Une vingtaine. Une cinquantaine. Ces groupes se déplaçaient avec une relative fluidité dans la foule, comme mus par un but commun, des désirs communs. Harakis tenta de se concentrer sur l'un en particulier. C'est là qu'il vit quelque chose d'étrange au milieu.

Il y avait un homme, fin, aux cheveux en coupe carré. Il semblait constamment parler, faisant des grands mouvement de bras, indiquant des directions. Autour de lui, les émeutiers ne semblaient pas lui prêter attention. Harakis avait eu du mal à le trouver précisément à cause de ce manque d'attention. Mais indépendamment de sa présence, le groupe le suivait. D'un seul homme presque. Le caporal reporta son observation sur d'autres groupes, avec cette nouvelle information. Là une femme, là un homme. Toujours humains, toujours gesticulant. La capitaine avait raison en indiquant qu'il y avait des leaders. Il y avait beaucoup de leaders.

"Couilles de ferrailles !", éructa la capitaine, ses yeux braqués à un autre endroit.

A coté de la barricade, un long entrepôt de transit se tenait, à peine à quelques mètres. A l'intérieur se trouvaient les énormes wagons qui permettaient de transférer les ressources du Creuset vers la Ruche et l'Ile. Éminemment stratégique, ces entrepôts étaient conçus pour être impénétrables une fois barricadés. Et de fait, l'armée ne s'en était pas préoccupé, se contentant de rester dans un périmètre proche, après s'être assurés que les barricades seules suffiraient à les protéger des émeutiers. Et cela avait été le cas.

La capitaine regardais une scène en particulier. Un émeutier s'était lancé à l'assaut du bâtiment, tentant d'escalader le mur à coté de l'énorme porte qui bloquait les lieux. Il réussit à gravir deux mètres avant qu'une brute de la foule ne l'attrape par le pied, l'arrachant du mur et le jetant de nouveau parmi les autres émeutiers. Le jeune homme semblait aux prises avec trois individus, qui l'entouraient désormais.

La capitaine se détourna quelques secondes, son visage décomposé dans une grimace compliquée. Elle tourna en rond, prise d'une soudaine et terrible agitation, marmonnant plaintivement.

"Je le savais. Oh, je le savais. Si stupide. Si stupide..."

Elle releva brusquement la tête, croisant par coïncidence le regard d'Harakis. Une détermination terrifiée se lisait dans ses yeux. La même que le soldat précédent. La capitaine était consciente de faire quelque chose d'abominablement suicidaire.

Elle se détourna, et entama un sprint, malgré son armure, qui l'amenèrent jusqu'au bord de la barricade, proche de l’entrepôt. Passant en trombe entre les lignes de soldats, elle bondit, l'épée au clair, dans un saut long et haut. Harakis la regarda préparer un sortilège en l'air, ses mains gantées produisant ce qui ressemblait à des explosions d'étincelles, émettant un son bref et aigu, comme le glapissement d'un renard. Lorsqu'elle atterrit sur le sol, proche du jeune émeutier, un véritable cyclone de flamme explosa, la prenant comme épicentre. Harakis ne put qu'admirer, médusé comme tout les soldats autour de lui, le cyclone de flammes balayer la foule autour de la capitaine, faisant voler les gens les uns sur les autres, les propulsant en arrière.

La capitaine se trouvait désormais face au jeune émeutier, les deux seuls à se tenir debout dans un cercle d'une trentaine de mètres de diamètre. Les émeutiers grognaient et gémissaient, le sort les ayant fauchés sans trop de dommages. Mais une fois relevés, la capitaine serait terriblement en danger. Elle faisait dos à la double porte de l'entrepôt, manifestement bien plus préoccupée par le jeune émeutier que par tout le reste.

De l'autre coté des barricades, Harakis pu voir un soldat sortir d'une porte sur le coté du bâtiment, se précipitant sur les barricades pour voir ce qui avait causé un aussi impressionnant boucan. A la vérité, tout les soldats présents avaient détourné le regard vers ce qu'il se passait, mais voir un soldat sortir de l'entrepôt indiquait qu'il y avait effectivement des soldats à l'intérieur du bâtiment. Quel que soit leur nombre, ils seraient certainement les plus à même d'atteindre la capitaine et de la ramener en lieu sûr avant que la foule ne fonde sur elle.

Il n'y avait pas d'autres officiers sur le mur à cet instant. Avec son insigne si soudainement acquis, Harakis était le seul à pouvoir prendre une décision. Et la foule commençait à se relever.
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Harakis
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MessageSujet: Re: Harakis - 1 - Fournaise   Lun 22 Mai 2017, 6:37 pm

Il avait pris l’insigne dès que la Capitaine la lui avait donnée et sans attendre, il l’avait accroché à son armure pour qu’elle soit visible par tous. Il obéissait aux ordres qu’il avait reçu précédemment, mais il y avait toujours ces deux petites voix qui se disputaient dans sa tête. L’une disait qu’il venait de se mettre une laisse autour du cou et qu’il allait faire tous les petits travaux ringards de la Capitaine. L’autre voix lui disait qu’il pourrait apprendre en étant dans le cercle proche de la Capitaine.
 
Il y avait bien une troisième voix qui lui disait qu’il pourrait en tirer avantages pour ses goûts personnels envers la gente féminine, mais Harakis n’avait pas trop de difficulté à faire taire cette voix avec tout ce qu’il c’était passé ce soir. Il y avait des choses beaucoup plus urgente et pressante. Dans quelques minutes … un bain de sang allait commencer.
 
L’anxiété devenait de plus en plus tendue autour d’eux et Harakis n’y était pas complètement insensible. En voyant certains soldats autour de lui qui tremblaient légèrement, il aurait aimé leur dire quelques mots pour les réconforter et dire que tout allait bien se passer, mais il ne pouvait se permettre de perdre précieuses secondes alors qu’il pouvait trouver un élément qu’il pouvait empêcher l’implosion sociale de la Cité. Il se mordit la lèvre inférieure, se secoua légèrement la tête et se concentra de nouveau sur la monstrueuse foule en avant de lui.
 
(Non … rien là … rien là non plus … Par Lô! Une foule si immense ne peux pas se diriger comme ça sans leader … sinon Cité aurait brûlé depuis longtemps… Attends … ne me dis pas que …)
 
Il venait de voir, mais il n’en était pas encore certain. Avait-il la berlue et il hallucinait les choses qu’il voulait voir? Il regarda d’autres groupes et non, il avait bien raison. Il y avait des leaders et même beaucoup trop! C’étaient tous des humains en plus, ce qui n’augurait rien de bon. Les humains ne subissaient pas le racisme que devait subit les autres races … alors si c’était eux qui dirigeaient la révolte, c’était que le problème était beaucoup plus grave.
 
Il allait le dire à la Capitaine lorsqu’elle sembla perdre le nord et commença à jurer bien ouvertement. Il y avait quelque chose dans son comportement qui avait changé et il regarda dans la direction qu’elle regardait en voyant les entrepôts et le jeune émeutier qui tentait d’escalader. Tout était normal jusqu’à ce que l’un des émeutiers le ramène vers le bas brutalement … là ce n’était pas normal et la Capitaine ne semblait vraiment pas aimé ça.
 
Il aurait bien voulu la calmer durant un instant, mais c’était déjà trop tard, car elle semblait décidée de passé à l’action ! Mais qu’est-ce qui pouvait bien ce passé pour qu’elle décide de se lancer dans la bataille comme ça! C’était complètement insensé … à moins que … se pouvait-il qu’elle connaisse le jeune émeutier? Quelqu’un qu’elle connaissait dans sa jeunesse … ? Personnellement, le jeune homme ne semblait pas lui dire quelque chose alors il ne s’attendait pas à ce qu’il fasse partie de l’Ordre.
 
Le sortilège qu’elle lança était simplement parfait, mais maintenant, il y avait les conséquences. Harakis regarda rapidement et à cause de son insigne … il devait donner les ordres pour sauver la vie de sa Capitaine. Mine de rien, il hésita une brève seconde ayant peur de faire une autre erreur. Il ne pouvait pas … Il n’avait pas le temps! Il regarda un petit groupe de soldat et leur ordonna de venir avec lui.

«Vous trois! Venez avec moi au cas où il ne serait pas assez nombreux dans l'entrepôt pour bien protéger la Capitaine Alice.» 

Harakis couru vers le soldat qui venait de sortir du côté du bâtiment en prenant son insigne. Il aurait pu lui faire un petit discours, mais il n'avait pas s'il voulait retrouver la Capitaine en 1 morceau et non en charpie. Il lui montra son insigne d'aide de camps de la Capitaine en espérant que ce dernier n'allait pas lui rire au nez. Et puis tant pis si c'était le cas.

«Allez vite Soldat! La vie de la Capitaine est en jeu en ce moment et nous n'avons pas de temps à perdre!»

Il dépassa le soldat et entra dans le bâtiment pour estimer le nombre de soldat qu'il y avait en ce moment dans l'entrepôt. Il espérait vraiment qu'ils serait assez nombreux pour former un mur de bouclier. Lui-même n'avait pas de bouclier, mais il espérait qu'il pourrait améliorer la résistance ou la force de certains soldats avec ses sortilèges. Pour le moment ... il fallait surtout que les soldats l'écoutent même s'il n'était pas un gradé ... ni un de leur bataillon. 

Il tenta de s'approcher le plus possible vers la grande porte du bâtiment et souleva son insigne dans les airs comme si cela allait lui permettre d'être vu de tous.

« Soldats, je suis Harakis et je suis l'aide de camp de la Capitaine qui vient de faire le boucan devant votre porte. Malgré tout ce qui nous arrive depuis que cette révolte a commencé, nous ne pouvons laissé l'une des nôtres périr alors qu'elle a tenté de sauvé un citoyen d'Hiloroth qui se retrouvait dans une mauvaise situation. 


Prenez votre bouclier ou tout autre objet qui pourrait nous permettre de former un mur de bouclier ou une palissade temporaire le temps de mettre la Capitaine et le réfugié en sécurité. Si vous êtes assez nombreux avec un bouclier à votre disposition, formez un mur de bouclier en demi-cercle autour de la Capitaine et du jeune homme avec. Je suis avec vous et je vous soutiendrai! Nous ne sommes pas là pour tuer qui que ce soit, nous sommes là pour sauver quelqu'un! Si vous croyez qu'Hiloroth peut encore être sauvé, suivez moi! »


Il remit son insigne sur son armure, dégaina sa lame et prit ce qu'il lui passa sous la main qui pourrait lui servir de bouclier de fortune ou d'élément de palissade. Il savait que ce n'était pas son élément de combat, mais il n'allait pas la laissé tomber! 

« Pour Hiloroth!  »
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Smil (MJ)
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MessageSujet: Re: Harakis - 1 - Fournaise   Mar 23 Mai 2017, 7:43 pm

L'insigne fit son office. Les soldats, sans forcément reconnaitre le capitaine dont Harakis pouvais parler, se firent silencieux devant lui. Aucun n'émis d'objection avant de le suivre par la porte du bâtiment.

L’entrepôt en lui même était plutôt long, et profond. Les étranges wagons de transport permettant de remonter les matières premières des mines étaient entreposés au fond, sur une vingtaine de rangées de rails qui serpentaient sur le sol, entre les colonnes de pierre dans des cercles complexes, partant vers les forges des deux cotés.

Harakis tomba sur une patrouille au complet, surveillant la porte extérieure avec nonchalance, la plupart au repos. Harakis put sentir les soldats postés là en renfort, profitant de la sécurité relative des lieux pour tirer au flanc, le temps qu'on ait besoin d'eux. Leur caporal était avec eux, un grand homme fin au visage coupé à la serpe. Il vint immédiatement à la rencontre de l'aide de camp lorsque celui ci rentra :

"Soldat ! Qu'est ce qu'il se passe dehors ?"

Et puis il vit le blason. Et il se tut. Comme tout les autres. Harakis put faire son discours sans interruption aucune, les soldats interdits devant la situation qu'il annonçait. A la fin de son discours, le magelame put sentir les quelques seconde de tensions classiques avant que le caporal ne prenne un air sévère et déterminé. Il se retourna et hocha la tête.

Tout les soldats se levèrent et se mirent en formation, sous les ordres de leur caporal. Harakis reconnu une pointe, conçue pour les offensives de chocs. Deux soldats vinrent à ses cotés, s'apprêtant à soulever les poutres bloquant la porte. Une fois ceci fait, ils se mirent de chaque coté, poussant la porte. Les soldats chargèrent à l'extérieur, poussant de puissants cris de guerres.

Harakis était en première ligne, il pouvait tout voir. La foule fut pris d'un recul de panique en voyant les soldats se précipiter sur eux, ce qui permit à la patrouille d'opérer un mouvement de pince des deux cotés du cercle de sécurité crée par la capitaine. La formation était propre, et les émeutiers lâchaient du terrain, ce qui laisserait le temps de refermer le cercle.

Mais au milieu de l'agitation, la capitaine était inanimée, son bras terminant de tomber le long de son corps, sa tête partant lentement en arrière, soutenue par le jeune homme qu'elle venait de sauver.

Citation :
Fin du chapitre
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Harakis - 1 - Fournaise

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